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J’ai vu “Sweeney Todd”…

Dimanche, mai 18th, 2008

… dans l’avion en VO !

Que dire ?… Du grand Tim Burton. Du grand Johnny Deep. Du grand Helena Bonham Carter.

Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. Celle-ci l’informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin.
Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l’égorger. L’astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser de l’encombrant cadavre, elle lui propose d’en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires.
Sweeney découvre que Turpin a maintenant des visées sur Johanna, qu’il séquestre avec la complicité de son âme damnée, le Bailli Bamford. L’adolescente a attiré les regards d’un jeune marin, Anthony, celui-là même qui avait sauvé Sweeney lors de son évasion. Amoureux fou de la jeune innocente, Anthony se promet de l’épouser après l’avoir arrachée à Turpin.
Pendant ce temps, le quartier de Fleet Street s’est entiché des “tartes” très spéciales de Mme Lovett, et celle-ci se prend à rêver d’une nouvelle vie, respectable et bourgeoise, avec Sweeney pour époux et Toby, l’ancien assistant de Pirelli, comme fils adoptif. Mais Sweeney est bien décidé à mener à terme sa vengeance, quel qu’en soit le coût…

Comment dire ?… Le talent est une aptitude remarquable qui n’est pas donné à tout le monde. Des films comme celui là vous le rappelle de manière éclatante et Dieu que ça fait du bien !

Je l’attendais celui-là. De trop peut-être me disais-je en attendant que ma “séance privée” veuille bien commencer et occupée par ailleurs à surveiller (comme si ça servait à quelque chose) les soubresauts de l’avion après une première partie de vol (soit 6 heures) à prier pour ma misérable et insignifiante vie tout en essayant d’éviter de récupérer ma main droite complètement broyée. J’ai d’ailleurs été très étonnée, à ma descente d’avion, de voir qu’il n’y avait absolument rien dans les journaux du monde entier sur le déroulement du vol British Airways 304 qui assurait la liaison entre Hong-Kong et Londres ce jour là. Non sérieusement, j’ai déjà traversé des zones de turbulences dans ma vie, depuis le temps que je prends l’avion, mais là… Un truc de fou ! Pendant tout le vol (soit 12 heures) j’ai crû qu’on aurait droit à un atterrissage d’urgence ! Bref. Ce n’est point le sujet , n’est-ce-pas ?

“Sweeney Todd”…

N’ayant rien lu sur l’oeuvre, quelle ne fut ma surprise de me retrouver face à un thriller musical. Et quel thriller musical ! Tim Burton signe là une fantastique adaptation de cette comédie musicale éponyme qui a triomphé notamment à Broadway (je le sais maintenant) ! Fantastique. Dans tous les sens du terme… Parce que comme disait Paul Valéry: “Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n’est rien“, sa réalisation tient du génie à certains moments. Il faut dire que le sujet s’adaptait merveilleusement à son univers unique et original. Autant visuel que thématique. Je décode ? Dès les premiers instants de pellicule on sait que c’est signé Tim Burton. Il en profite d’ailleurs pour renouer avec son penchant pour les personnages désespérés et maudits (sans pour autant que ses films soient déprimants bizarrement). C’est noir (gothique ?), c’est sale, c’est beau.

Que dire de sa direction d’acteurs ? Il les fait tous exceller. Pour moi Deep et Bonham-Carter (je ne m’attarde pas, elle est égale à elle même) sortent du lot mais réussir à canaliser le talent et l’énergie comique d’un Sacha Baron Cohen de la sorte pour qu’il s’adapte parfaitement au rôle tragi-comique qui est le sien et que dire d’Alan Rickman… Ses acteurs anglais sont… incroyables.

Sur les thèmes clés de l’univers burtonien le web est assez prolifique d’articles et de billets en tout genre (et comme d’habitude de qualité inégale) mais concernant ses personnages permettez-moi de vous citer le dossier, très bien ficelé même s’il n’est pas complet, de Cinema.evous:

Les personnages burtoniens peuvent être répartis en deux catégories, les héros positifs (gentils) et les héros négatifs (méchants). Mais dans l’univers du réalisateur, les apparences trompent toujours et il n’est pas rare qu’un héros négatif attire progressivement la sympathie du spectateur par son humour cynique (Beetlejuice, les martiens dans Mars Attacks !), ou parce que sa nature de héros négatif est née de son exclusion du monde, comme le Pingouin dans Batman Returns.

… ou comme Johnny Deep dans “Sweeney Todd“. Un Golden Globe et une nomination aux Oscars en 2008 pour sa performance d’acteur. Il n’y a pas grand chose à rajouter je crois.

Du grand Tim Burton donc mais je ne dirai pas pour autant que je le retrouve parce j’avais bien aimé “Charlie et la chocolaterie” (2005). Quant à “La Planète des singes” (2001) je n’ai jamais compris pourquoi il s’était fait descendre par les critiques. En fait c’est un des rares réalisateur qui ne m’a jamais “déçu”. Je ne m’en lasse pas.

Conclusion ? J’ai adoré !

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