Archives mensuelles:

J’ai vu “Bienvenue chez les Ch’tis” un film tendre et drôle ou vice versa…

Jeudi, mars 27th, 2008

Pourtant ce n’était pas gagné pour une raison simple: en m’asseyant, pop corn à la main, je n’arrivais plus à me rappeler de la dernière comédie française qui m’ait vraiment fait rire de bon coeur du début à la fin. Lemercier probablement. Je ne sais plus. Rajoutez à cela un tapage médiatique de tous les foins dû principalement à son succès populaire et des critiques dithyrambiques et unanimes au cours de l’émission Le Cercle sur Canal +… J’avoue que le scepticisme prévalait (trop beau pour être vrai). Anyway, plus besoin de me casser la tête, je l’ai ma référence maintenant. Il conviendra, pour moi, désormais de dire: “Je n’avais plus autant rit “français” depuis Bienvenue chez les Ch’tis !”

Bienvenue chez les Ch’tisPhilippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d’obtenir une mutation sur la Côte d’Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c’est l’horreur, une région glacée, peuplée d’êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le “cheutimi”. Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu’il se plait dans le Nord. Elle pense même qu’il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu’en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s’enfonce dans un mensonge confortable…

Plus de 14 600 000 entrées en un mois plus une donc (”La grande vadrouille” en tête du palmarès des films français depuis plus de 40 ans avec plus de 17 000 000 d’entrées). Je ne pense pas me tromper en pensant que vous allez en lire des tonnes dessus, si ce n’est déjà fait… avec raison. Juste ce qu’il n’est pas alors:

ce n’est pas une succession de blagues plus ou moins réussies accolées les unes aux autres,

ce n’est pas une énième tentative d’acteur-réalisateur de se mettre en valeur via son propre film,

ce n’est pas un film qui se prend au sérieux même si on sent bien que le réalisateur à un message (on ne peut plus clair) à faire passer sur sa région natale,

mais il n’est pas non plus exempt de tout cliché (ce serait trop facile) sauf qu’ils sont traités sans méchanceté et par quelqu’un du coin.

Autre chose (pour ceux que ce facteur inquiète): à l’origine, je ne suis pas fan de l’humour de Dany Boon !

A part ça ? Un casting aux petits oignons et une sauce qui prend. Des situations vraiment cocasses qui font que vous vous retrouvez à rire de bon coeur; aux éclats parfois. Un vrai plaisir enrobé de tendresse. Conquise je suis.

J’imagine bien un film du même genre pour les Antilles. Pour ceux qui quand ils obtiennent leur mutation pensent débarquer:
a) au club Med. (sandales et baggy ou paréo pour aller au boulot c’est tellement plus adapté dans ce genre de contrées),
b) en pleine jungle amazonienne (trou paumé presque sans eau, sans électricité, sans téléphone où il va falloir parler petit nègre pour se faire comprendre et faire du troc pour manger).
Et puis les Antillais c’est bien connu, ça glande, ça rigole et ça attend sur la Métropole pour vivre (syndrome “j’vais tous te les mettre au boulot ces faignants !”)!

J’ai vu “Les femmes de ses rêves” et… non…

Vendredi, décembre 14th, 2007

La bande annonce est hilarante. Je sais.

Les Femmes de ses RêvesEddie est un velléitaire qui cherche depuis des années la femme parfaite. Persuadé d’avoir trouvé celle-ci sous les traits de la belle et très sensuelle Lila, il décide de mettre fin à un célibat prolongé, et l’épouse quelques semaines seulement après leur rencontre, avec les vifs encouragements de son père et de son meilleur ami.
Mais la lune de miel au soleil du Mexique tourne au cauchemar, car Lila ne tarde pas à révéler sa vraie nature - terrifiante ! - et comprend qu’il a épousé… l’erreur de sa vie.
Au bord de la crise de nerfs, le malheureux reprend espoir à la vue de la douce et belle Miranda, et s’enflamme une fois de plus, convaincu d’avoir découvert l’âme soeur. Problème : comment faire sa conquête tout en tenant Lila à l’écart ?

Je me suis marrée pourtant. Aux éclats à certains moments mais je n’ai pas retrouvé la fraîcheur et la légèreté (malgré l’humour potache un brin outrancier) de “Mary à tout prix” (fallait s’y attendre que je prenne celui-là en référence). Ne vous y trompez pas, c’est bien une comédie mais elle n’a rien de romantique (j’ai eu l’impression que c’est ce qu’on me vendait au départ) ! Disons qu’il s’agit plutôt d’une critique acerbe et en règle de cette institution (encore plus aux Etats-Unis) qu’est le mariage et notamment sur la pression sociale qu’il engendre. (more…)

A propos des archives