Archives mensuelles:

J’ai vu “Juno”…

Mercredi, avril 9th, 2008

… d’accord trois siècles après tout le monde mais je l’ai quand même vu !

Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n’a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C’est ainsi qu’un jour où elle s’ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux.
Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s’occuper de son bébé. Avec l’aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d’adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage…

Ellen Page est partout. Interviews, couvertures de magazine. Partout depuis ce rôle qui l’a révélé au grand public. “Révélée” je dis bien parce que sa filmographie parle d’elle-même (premier film à 10 ans). Du coup, certains n’hésitent pas à voir en elle la prochaine “Jodie Foster” (uniquement en terme de carrière on se calme les filles) et il faut dire qu’elles ont au moins quelque chose en commun: le talent. A savoir si le reste la carrière suivra; seul l’avenir nous le dira…

Parce qu’il ne faut pas se leurrer “Juno” fait partie de ses films qui doivent tout à leurs acteurs (et à son actrice dans le cas présent) et “sonne” très cinéma indépendant. Un scénario qui peut paraître naïf (mais qui ne l’est pas) sur un cas de figure décalé avec des personnages loufoques, des situations cocasses et des dialogues ciselés: une recette qui commence à être connu pour un résultat réussit (ce n’est pas toujours le cas). A travers cette adolescente, son sens de l’humour et de l’autodérision, Jason Reitman réussi à nous parler des préjugés et de la stigmatisation (dans le style “l’habit ne fait pas le moine”) tout en focalisant sur tout autre chose à savoir le parcours initiatique d’une adolescente vers la maturité. Une comédie attachante. Un film qui se laisse apprécier.

Par contre il faudrait peut-être poster quelqu’un du planning familial à la sortie des salles pour les départements d’Outre-Mer; nos taux de grossesses précoces étant déjà assez important catastrophique comme ça… Je rappelle que le taux de grossesses précoces est de 7% en Martinique (le plus faible des DOM) soit un peu moins de 400 naissances de jeunes filles de moins de 19 ans alors qu’il est infime dans l’hexagone (stabilisé autour de 4000 depuis la fin des années 90 soit un taux de 0,5%). Bref, c’est un vrai problème de société.

Anyway, qu’est-ce que je peux vous en dire encore ? Ah ouais, c’est la meilleure performance d’actrice de Jennifer Garner depuis la première saison d’Alias.

Conclusion ? Tout le bien qu’on vous on a dit se voit à l’écran…

J’ai vu “Taken”… pathétique…

Jeudi, avril 3rd, 2008

Passe pour le scénario en lui-même, énième version du héros qui veut et va (of course) sauver un membre de sa famille envers et contre tout (et tous en général) quitte au passage à piétiner codes et lois, mais cette fois le message véhiculé (même pas de manière subliminale) est douteux sinon scandaleux.

\Que peut-on imaginer de pire pour un père que d’assister impuissant à l’enlèvement de sa fille via un téléphone portable ? C’est le cauchemar vécu par Bryan, ancien agent des services secrets américains, qui n’a que quelques heures pour arracher Kim des mains d’un redoutable gang spécialisé dans la traite des femmes. Premier problème à résoudre : il est à Los Angeles, elle vient de se faire enlever à Paris.

Attention, que ma remarque du début ne vous induise pas en erreur: le film est nul (en plus d’être manichéen); les quelques scènes de combat au corps à corps et de poursuites effrénées ne suffisant pas à gommer cet état de fait. J’aurais pu m’arrêter là et ne pas tirer plus que ça sur l’ambulance mais c’est quand même un peu la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Je vous refait le synopsis en slow motion avec des spoilers dedans ?

Voilà ex-agent du gouvernement américain (apparemment spécialisé dans les sales besognes pour préserver son pays [...]

***

Vous n’allez certainement pas le croire mais ces quelques lignes tronquées (à cause d’une fausse manipulation de ma part) marquaient le début d’un de mes billet ciné les plus abouti (si, si !) ! Oui, sur cette daube de film… Ceci dit, ce n’est pas la première fois qu’une daube m’inspire.

Le récapitulatif de départ du synopsis se voulait cinglant et sanglant en essayant de démontrer l’incurie du scénario allié à un France-bashing digne des années Freedom-fries. En gros, les Français sont toujours aussi lâches et ingrats en plus d’être incompétents et corrompus. Conséquence ? La pire qui soit: ils ne sont même plus maîtres chez eux ! Du coup rien d’étonnant à ce qu’une jeune américaine de bonne famille et de bonne éducation se fasse enlevée dans une des villes les plus inhospitalières (car gangrenée d’étrangers malfaisants) au monde (que dis-je au sein de la galaxie toute entière): Paris. Vous pensez bien que son père ex super agent du gouvernement américain (chargé des sales besognes pour son pays et expert Es combat au corps à corps à mains nues) va se faire une joie de kärchériser d’éradiquer cette racaille pour retrouver sa fille par tous les moyens possibles et imaginables !

Moyens impliquant (of course) la torture justifiée par le statut de barbares des étrangers à qui notre “héros” à affaire et par le facteur temps (c’est une course contre la montre) d’où ma référence à un article du Monde intitulé “La jurisprudence Jack Bauer” dont je citais d’ailleurs les extraits suivants:

Il est vrai que George W. Bush est en fin de mandat et que sa popularité, au plus bas, ne peut guère en souffrir, mais une telle décision [décision de s'opposer au texte de loi voté par le Congrès, interdisant la pratique du "waterboarding", une simulation de noyade assimilée à un acte de torture par le manuel pratique de l'armée américaine] aurait été impossible si elle ne s’inscrivait dans un horizon d’attente marqué par un profond changement des normes et des valeurs éthiques acceptées par l’opinion américaine.

En attestent par exemple les innombrables scènes de torture dans les séries télévisées comme “24 heures chrono”, “Lost”, “Alias” ou “Law and Order”. De 2002 à 2005, pas moins de 624 scènes de torture ont été ainsi diffusées aux heures de grande écoute contre seulement 102 de 1996 à 2001. “Jack Bauer, le héros de “24 heures chrono,” n‘est pas un tortionnaire, déclare au New Yorker Joel Surnow, le créateur de la série, juste un citoyen qui sait se montrer convaincant quand il faut. Il paye très cher ce qu’il fait, tout ça pour sauver des millions de vies humaines. Il est l’incarnation même de la justice. Une machine à tuer dont nous rêvons tous en secret, car elle ne sanctionne que les raclures.”

[...]

Au cours d’un colloque de juristes à Ottawa en juin 2007, un juge à la Cour suprême des Etats-Unis, Antonin Scalia, a justifié l’usage de la torture en se fondant non pas sur des textes juridiques ou sur le droit international, mais sur l’exemple de Jack Bauer. L’université américaine de Georgetown propose déjà un cours destiné à étudier les questions de droit posées par la série “24 heures chrono”. Selon le magazine Slate, les cours ont lieu le mardi soir pour que les étudiants aient encore en tête l’épisode diffusé la veille sur Fox News…

C’est une claire indication de la dérive de l’administration Bush, qui, ne trouvant dans le droit international ni légitimation ni fondement, les recherche dans les fictions qu’elle inspire, instaurant une sorte d’auto-légitimation par la fiction et créant une jurisprudence basée non plus sur l’antériorité des décisions de justice, mais sur la performativité des actes fictionnels, une jurisprudence “Jack Bauer”.

Pour finir, je vidais mon chargeur (quelques balles) sur l’improbable performance d’acteur de Liam Neeson, sur les sourcils de Famke Janssen et sur cette manie de prendre des jeunes femmes d’un vingtaine d’années pour jouer les adolescentes à l’écran. Maggie Grace, 25 ans, joue quand même le rôle d’une gamine de 17 ans ! Pour palier à la pénurie d’actrices adolescentes (je ne m’explique pas ce choix sinon) il l’ont donc fringué comme une gamine de 6 ans en plus de lui faire adopter un comportement et une démarche d’attardée. Du coup chaque scène où elle se dandinait volontairement gauchement courait vers son père déclenchait chez moi un incontrôlable rire nerveux…

Au passage, j’égratignais la production et la réalisation (Europa Corp. - Luc Besson - et M6 Films et Pierre Morel) en me demandant s’il nous fallait en arriver là, nous pauvres français, pour espérer percer “aux states” sur le sillon fort lucratif du film d’action (n’hésitant pas à parler de prostitution). Que des Français donnent dans le French-bashing de bas étage je trouve ça franchement navrant. Le film sort sur les écrans US en septembre 2008… Just can’t wait… histoire de voir son score au box office.

Ma conclusion ? Je faisais allusion à un vieux proverbe chinois (sur lequel je n’arrive pas à remettre la main) qui disait il me semble “Lorsque ta compagne te fais des yeux de biche pour te convaincre, chiche écoute ta première idée… quitte à dormir sur le canapé !”.

J’ai vu “Bienvenue chez les Ch’tis” un film tendre et drôle ou vice versa…

Jeudi, mars 27th, 2008

Pourtant ce n’était pas gagné pour une raison simple: en m’asseyant, pop corn à la main, je n’arrivais plus à me rappeler de la dernière comédie française qui m’ait vraiment fait rire de bon coeur du début à la fin. Lemercier probablement. Je ne sais plus. Rajoutez à cela un tapage médiatique de tous les foins dû principalement à son succès populaire et des critiques dithyrambiques et unanimes au cours de l’émission Le Cercle sur Canal +… J’avoue que le scepticisme prévalait (trop beau pour être vrai). Anyway, plus besoin de me casser la tête, je l’ai ma référence maintenant. Il conviendra, pour moi, désormais de dire: “Je n’avais plus autant rit “français” depuis Bienvenue chez les Ch’tis !”

Bienvenue chez les Ch’tisPhilippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d’obtenir une mutation sur la Côte d’Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c’est l’horreur, une région glacée, peuplée d’êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le “cheutimi”. Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu’il se plait dans le Nord. Elle pense même qu’il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu’en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s’enfonce dans un mensonge confortable…

Plus de 14 600 000 entrées en un mois plus une donc (”La grande vadrouille” en tête du palmarès des films français depuis plus de 40 ans avec plus de 17 000 000 d’entrées). Je ne pense pas me tromper en pensant que vous allez en lire des tonnes dessus, si ce n’est déjà fait… avec raison. Juste ce qu’il n’est pas alors:

ce n’est pas une succession de blagues plus ou moins réussies accolées les unes aux autres,

ce n’est pas une énième tentative d’acteur-réalisateur de se mettre en valeur via son propre film,

ce n’est pas un film qui se prend au sérieux même si on sent bien que le réalisateur à un message (on ne peut plus clair) à faire passer sur sa région natale,

mais il n’est pas non plus exempt de tout cliché (ce serait trop facile) sauf qu’ils sont traités sans méchanceté et par quelqu’un du coin.

Autre chose (pour ceux que ce facteur inquiète): à l’origine, je ne suis pas fan de l’humour de Dany Boon !

A part ça ? Un casting aux petits oignons et une sauce qui prend. Des situations vraiment cocasses qui font que vous vous retrouvez à rire de bon coeur; aux éclats parfois. Un vrai plaisir enrobé de tendresse. Conquise je suis.

J’imagine bien un film du même genre pour les Antilles. Pour ceux qui quand ils obtiennent leur mutation pensent débarquer:
a) au club Med. (sandales et baggy ou paréo pour aller au boulot c’est tellement plus adapté dans ce genre de contrées),
b) en pleine jungle amazonienne (trou paumé presque sans eau, sans électricité, sans téléphone où il va falloir parler petit nègre pour se faire comprendre et faire du troc pour manger).
Et puis les Antillais c’est bien connu, ça glande, ça rigole et ça attend sur la Métropole pour vivre (syndrome “j’vais tous te les mettre au boulot ces faignants !”)!

J’ai vu “Jumper” le film avec l’acteur qui donne aux femmes des envies… intéressantes

Samedi, mars 22nd, 2008

J’ai attendu. Scruté le parking. Fait plusieurs fois le tour. En vain. Aucune femme nue à l’horizon (ça se passe en commentaires) après ma séance…

JumperDepuis qu’il a découvert qu’il pouvait se téléporter n’importe où sur terre, le monde n’a plus de limite pour David Rice. grâce à son pouvoir, il peut déjeuner en Egypte sur la tête du Sphinx, passer la journée à faire du surf en Australie, dîner à Paris et prendre le dessert au Japon. Les murs ne l’arrêtent plus et aucun coffre de banque ne lui résiste. Libre comme personne, David vit dans l’insouciance la plus totale, jusqu’à ce que…

Plus sérieusement, il se trouve qu’il s’agit, pour l’instant, de ce qu’il m’a été donné de visionner de mieux cette année ! Une bonne surprise vu que je m’attendais vraiment à pire. Mais vraiment. Maintenant l’incurie du moment en terme de programmation explique peut-être mon indulgence ça je suis prête à l’entendre et à l’admettre. Je décode ? Du déjà vu qui ne casse pas trois pattes à un canard coté trouvailles en plus de quelques faiblesses ici ou là à mettre à l’actif du scénario (il a le mérite d’exister ceci dit) mais je n’ai pas vu le temps passer. Un vrai coup de chapeau aux mecs chargés des effets spéciaux par contre. Très réussis.

Autre bonne surprise: le casting. A part Hayden Christensen il faut quand même signaler la présence de Samuel L. Jackson (avec un look assez destroy pour être signalé) et un featuring de Diane Lane (je ne peux appeler différemment ses deux apparitions dans le film). Bon, le petit Hayden à tendance à nous faire son air de chien battu un peu souvent mais il faut reconnaître que son minois (fort joli) pallie formidablement là où son jeu d’acteur fait défaut.

En fait, Doug Liman réussi à tirer le meilleur de ce qu’il avait pour travailler pour en faire un film d’action qui en plus d’être mené tambour battant, tient la route. Il est prévu que les Paladins et les Jumpers se livrent à un second puis un troisième round prochainement sur nos écrans si le succès est au rendez-vous bien sûr avec, à la clé, une évolution psychologique des personnages. Pourquoi pas ?

Conclusion ? Un film pour ados assez corsé côté effets spéciaux et baston pour plaire aux autres (ceux qui ne cherchent qu’à se divertir of course). Arf, allez, n’hésitez pas à jumper… Si ce n’est pour la plastique d’Hayden, la vision fugace du doux visage de Diane peut faire l’affaire, non ?

J’ai vu “10 000″ et je n’aurais qu’une chose à dire: Evoleeeeeeeeeeeet !!!!

Mardi, mars 18th, 2008

Ouais, non, ce n’est pas qu’une impression: je suis en période de sevrage forcé; bérézina niveau programmation oblige. Du coup…

10 00010 000 ans avant notre ère, au coeur des montagnes… Le jeune chasseur D’Leh aime d’amour tendre la belle Evolet, une orpheline que sa tribu recueillit quelques années plus tôt. Lorsque celle-ci est enlevée par une bande de pillards, D’Leh se lance à sa rescousse à la tête d’une poignée de chasseurs de mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers des terres infestées de monstres, et découvre des civilisations dont il ne soupçonnait pas l’existence. Au fil de ces rencontres, d’autres tribus, spoliées et asservies, se joignent à D’Leh et ses hommes, finissant par constituer une petite armée.
Au terme de leur voyage, D’Leh et les siens découvrent un empire inconnu, hérissé d’immenses pyramides dédiées à un dieu vivant, tyrannique et sanguinaire. Le jeune chasseur comprend alors que sa mission n’est pas seulement de sauver Evolet, mais la civilisation tout entière…

Quand Rahan rencontre Pharaon (saupoudrez l’ensemble de sauce Jésus Christ) mieux vaut en rire qu’en pleurer, non ? (more…)

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