Archives de la catégorie 'Vu, lu, entendu'

Archives mensuelles:

Jamaican Boy

Samedi, juillet 19th, 2008

Alors qu’Estelle Swaray aka Estelle cartonne en ce moment avec son “American Boy” tiré de son album sophomore “Shine” (2008) voilà un remix pas mal du tout dans la lignée de celui qu’avait signé Shinehead en 1993 avec son “Jamaican in New York” remix du fameux “Englishman in New York” de Sting.

Le remix qui nous intéresse est l’oeuvre de deux DJs français, Bost & Bim (akaThe Bombist - nom de leur tout nouveau label qui produit “Jamaican Boy” d’ailleurs - ) qui s’amusent à remixer des tube RnB/Hip-Hop/Soul/Groove avec des riddims jamaïcains (reaggae en particulier). Les habitués de Nova ont peut-être déjà entendu quelques unes de leurs composition: les Jackson 5 chantant “I want you back” sur le riddim de “Natty Dread” de Bob Marley au “P.I.M.P” de 50 Cent repris en reggae… c’était eux !

N’hésitez pas: leur MySpace et leur site.

Euh… Veuillez excuser la mocheté de lecteur Deezer par contre.

J’ai vu “Kung Fu Panda” et je me suis é-cla-tée !

Mercredi, juillet 16th, 2008

Le meilleur film qu’il m’ait été donné de voir cette année. Point.

18924678.jpgLa jungle chinoise est envahie par une horde de léopards. Seule solution pour les autres animaux : s’en remettre à un guerrier prophétique censé les défendre. Problème, le sauveur s’avère être un panda tout ce qu’il y a de plus paresseux, qu’il faudra former afin qu’il devienne un maître incontesté du kung-fu.”

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de horde de léopards ??? Bon d’habitude je laisse passer les quelques coquilles du synopsis - que je ne fais que copier consciencieusement comme aide mémoire pour mes vieux jours - mais là quand même… Il n’y a pas de horde de léopards. Juste un. Dangereux certes mais il est tout seul ! Bref.

Par contre le panda, y’a pas erreur s’en est bien un et quel spécimen !

C’est une vraie réussite. Un régal. Il se classe sans effort parmi ce qui s’est fait de mieux dans le genre. 

Sur une trame classique aux films d’arts martiaux dit de “kung fu comedy” (ceux qu’a fait Jackie Chang restent d’ailleurs mes préférés dans sa filmographie) nous voilà suivant l’initiation d’un élu malgré lui - et au grand dam de tous - jusqu’au duel final. La fin on la connaît bien sûr mais le fait est qu’à l’arrivée, le film casse la baraque ! Il est en même bluffant. Je ne sais pas comment expliquer… Il n’y a pas grand chose à lui reprocher. Rien ne semble avoir été laissé au hasard. De la réalisation à la qualité des images d’animations (superbes) et aux techniques utilisées en passant par la chorégraphie des combats et aux mouvements exécutés. On peut d’ailleurs noter que les 5 cyclones formés par la maître Shifu sont des figures de techniques de combat prisées dans les films de kung fu à savoir: le tigre, la vipère, la mante religieuse, la grue et le singe. Hommage ou clin d’oeil, c’est réussi ! D’ailleurs tout est impeccable. C’est incroyable. Il est visuellement et techniquement parfait. Rajoutez à cela des personnages attachants (même les seconds couteaux), une histoire qui tient la route avec un méchant… qui tient également la route (important à souligner parce que ça fait mal quand ce n’est pas le cas) et des gags drôles ! Un régal je vous dis.

Quant à Po… Il est incroyable ce panda, un peu gauche, fana de kung fu. J’adore ! Le voir halluciner d’être avec ses héros… c’est fou ! Incroyable cette capacité d’insuffler autant de vie à un personnage d’animation. Incroyable. Ce qui me permet de souligner que les dialogues sont impeccables, aux petits oignons. Un grand coup de chapeau, une fois n’est pas coutume, au doublage et à la voix française du panda. Du grand art. Y’a pas à dire: c’est du grand art !

Souhaitons que la guerre entre les studios Dreamworks (Madagascar 2 est annoncé greaaaaaaat !) et Pixar (j’attends Wall-e !) continue de faire rage sur ce créneau parce que des films de cette qualité c’est simple: on en redemande !

Conclusion ? Courrez-y !… euh n’oubliez pas vos enfants ! 

J’ai vu “Hancock”: un film de super-héros pas comme les autres

Mardi, juillet 15th, 2008

Et finalement une très agréable surprise après les échos de critiques presse plutôt négatives US malgré un succès populaire (ce qui n’est d’ailleurs pas à ranger dans les arguments en faveur d’un film me concernant) désormais habituel pour Will Smith et une première semaine d’exploitation à 66 millions de dollars ! 

18957466.jpgIl y a les héros, les super-héros et il y a… Hancock. Ses superpouvoirs lui ont souvent permis de sauver d’innombrables vies, mais les dégâts monstrueux qu’il fait au passage ont fini par le rendre impopulaire. Les habitants de Los Angeles n’en peuvent plus et se demandent ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter un “héros” pareil. Hancock est une tête de mule irascible qui n’est pas du genre à se soucier de ce que pensent les gens… du moins jusqu’à ce qu’il sauve la vie de Ray Embrey, un spécialiste des relations publiques. 
Le super-héros le plus détesté au monde commence alors à réaliser qu’il n’est pas aussi insensible qu’il voudrait le faire croire…

Non ce n’est pas un film de super-héros classique parce que la structure même du scénario et l’histoire ne s’y prête pas - même-si le thème de l’anti-héros en pleine quête identitaire n’est pas nouveau - et Dieu que ça fait du bien ! Scénario original faut-il le souligner ?  Du coup, le film nous fait la bonne surprise de commencer comme une comédie avant de basculer dans l’action pure et dure, pour, par un twist pas si inattendu mais bien amené, réussir à jouer sur notre corde sensible en rajoutant un côté dramatique que l’on n’attendait. Et c’est là la force du scénario original; Peter Berg semblant, de prime abord (il n’y a qu’à voir la bande annonce), vouloir ne donner que dans la comédie somme toute classique (succession de gags). Il réussi ce pari de nous surprendre tout en gardant un rythme qui fait qu’on ne s’ennuie pas une seconde. On ne décroche pas.
En fait, le film bénéficie d’une campagne de communication et d’une promo très intelligente (l’absence de Charlize Théron dans la bande-annonce par exemple) qui arrive à maintenir un suspens inédit pour le genre de film: happy end or not ?

Les acteurs ? Will Smith n’est pas bankable pour rien. Il le prouve encore une fois. Et puis, il faut avouer qu’il porte la combinaison moulante comme personne avant lui. Personne. Charlize Theron ? Vous n’allez pas me demander d’en dire du mal quand même ? Certaines critiques reprochent à son rôle son manque de profondeur allant même jusqu’à parler de légèreté. Je ne suis pas d’accord. J’ai vu plus léger dans ce type de blockbuster… 

Petit bémol. L’Amérique n’est donc toujours pas prête à affronter un baiser entre un noir et une blanche ? Je pose la question… parce que même si les acteurs prétendent le contraire dans le film; je n’ai pas vu de mes yeux vu un baiser. 

Conclusion ? Un ton politiquement incorrect, un héros atypique, un scénario un vrai, Charlize Théron égale à elle-même en termes de bonheur pour les yeux; le tout mixé avec ce qu’on attend d’un film de super-héros à savoir de l’action et des effets spéciaux… Que demander de plus ? Même si soyons clairs, ce n’est pas le film de l’année… Par contre, même si je ne sais pas encore si j’irai tous les voir; de la bagarre annoncée entre super-héros (Hellboy, Hulk, Batman etc.) je ne l’attendais pas à ce niveau. 

Syndrome Mariah Carey ?

Mercredi, juillet 9th, 2008

J’avais pointé du doigt le côté un peu con chaste du premier clip de Katy Perry. Voilà le remix. 

Image de prévisualisation YouTube

Le rappeur que l’on doit remercier pour les jolies filles qui s’embrassent ce qui ne semble pas être une gageure pour morceau qui s’appelle “I kissed a girl” s’appelle KhaK Black. 

Juste une remarque cependant: ce clip semble tout droit sorti du fantasme lesbien d’un mâle hétéro. Des bimbos aux gros seins en dessous qui s’embrassent en prenant soin de montrer la langue en regardant la caméra en jouant de leurs atouts ? Fantasme hétéro. Regard masculin un brin voyeur et à mon avis un peu vulgaire aussi. Digne des clips sexy d’XXL… Je n’ai pas “écouté” le rap mais je pense pas qu’on puisse en tirer grand chose vu l’attitude et les mimiques de KhaK.

Du coup, je n’adhère pas plus à celui là qu’au premier. C’est quand même un comble que personne n’ai été capable de proposer un truc simple et fun sur un morceau dont il suffit de lire les paroles pour avoir un script !

En revoyant les deux clips c’est même un sentiment de malaise qui domine. Faut juste que je trouve pourquoi… J’ai de plus en plus de mal à la voir en artiste “gay friendly”. A mon avis, elle surfe sur la vague provoc’ du moment avec quelques méprises malheureusement récurrentes que le “it’s just for fun” n’arrive plus à gommer. 

Ah. Pourquoi “syndrome Mariah Carey” ? J’ai toujours associé son changement de look - de sa sempiternelle petite robe noire (Mariah Carey d’avant 2000) aux tenues un peu beaucoup plus sexy parfois un brin vulgaire du moment - à son virage R&B/hip-hop bling-bling et à sa collaboration avec des rappeurs…  

Sexism vs. Racism ?

Mardi, juillet 8th, 2008

Ceux des Américains qui sont lucides s’interrogent: le sexisme a-t-il la vie plus dure que le racisme? Et ils répondent que le machisme reste la maladie infantile des mâles américains. Hillary Clinton l’a éprouvé. Vient le tour de Michelle Obama. Sa fameuse phrase sur sa fierté en une Amérique qui donnerait aussi sa chance aux hommes et femmes de couleur a été détournée copieusement, en la faisant passer pour la virago de la lutte des Noirs, la “méchante fée” du gentil candidat. Jusqu’à ce geste, que font tous les jeunes, de se toucher la main, poing contre poing, en signe de victoire, et dont le couple fit usage, le soir des dernières primaires consacrant Obama. La chaîne Fox News, qui est à George Bush ce que le Journal officiel est à la République française, l’a vite fustig: voila évidemment le signe d’une militante déchaînée! Michelle est venue répondre à ces attaques avec humour dans un talk-show télévisé. Et a dû ajouter, cette semaine, ne pas vouloir être un sujet de diversion dans la campagne. Hillary a utilisé la métaphore du plafond de verre, cette barrière invisible qui empêche les femmes de progresser et qu’elle a tenté de fissurer. Michelle Obama, si elle devenait First Lady, a l’ambition de le faire craquer.”
(Anne Sinclair, Les carnets d’Amérique d’Anne Sinclair: “Dr Barack et Mr Obama“)

“L’ambition de le faire craquer”… well… je lui souhaite bien du courage si c’est effectivement son ambition !

Il est vrai que le traitement réservé à Michelle Obama, bien que prévisisible (c’est quand même triste d’écrire ça) est proprement incroyable en plus d’être inadmissible et le fait qu’elle soit une Femme Noire n’y est pas étrangé mais ça m’étonnerait qu’on en reste là malheureusement.

It’s gonna get ugly…

A propos des archives