Archives de la catégorie 'Vu, lu, entendu'

Archives mensuelles:

J’ai vu “Ca$h” avec Jean-Paul Belmondo… euh, je voulais dire Jean Dujardin !

Lundi, mai 26th, 2008

Un casting alléchant pour un résultat qui m’a laissé sur ma faim.

Un arnaqueur évite les agressifs. Et encore plus les agressifs armés.
Solal a oublié cette règle. Résultat, il est mort, assassiné par un mauvais perdant.
L’affaire aurait dû en rester là. Mais Solal a un frère: Cash. Et Cash a décidé de le venger. A sa manière. En élaborant une arnaque de haut vol.
Toutefois, l’adversaire est sur ses gardes. Et Cash et ses amis se sont peut-être attaqués à plus fort qu’eux… Dans ce genre d’opération, les alliances se font et se défont, les complices sont parfois des traîtres et les traîtres des complices. A la fin, une seule chose compte: qui est le pigeon ?

Heureusement que Jean Dujardin est vraiment pas mal de sa personne (”bankable” on dit ?), que Jean Reno est égal à lui-même et que Valeria Golino a ce charme italien (de brune), avec l’accent qui va bien, qui la rend irrésistible parce que l’ennui n’était pas bien loin.

Pour une fois, ce serait mentir que d’écrire ici que le scénario a été réduit à la portion congrue. Bien au contraire, à vue de nez Eric Besnard doit avoir pondu deux botins… dont il n’a jamais réussit à se dépêtrer (c’est le risque quand on se charge de tout). Du coup, trop d’intrigues, tue l’intrigue. A force de vouloir surprendre en noyant le poisson on finit par se noyer soi même. Le pot aux roses révélé n’est tout simplement pas crédible, à mon sens, où aurait pu l’être à condition d’avoir sacrifié quelques scènes.

Pourquoi ma référence à Belmondo en titre ? Tout simplement parce que Dujardin est un grand fan de Bebel et que d’autre part le rôle semble avoir été crée en hommage à ce dernier. Cash est charmeur, beau parleur (même gouaille), amateur de belles femmes; la ressemblance est même physique à certains moments ! J’ai même crû reconnaître des éléments tirés de plusieurs succès de Belmondo dont “Tendre Voyou” (1966) et “L’incorrigible” (1975), pour ne citer que ceux là, mais c’est peut-être moi qui me fait des idées.

Bref. Pour en revenir au film en lui-même, j’ai trouvé l’ensemble juste too much.

Ah. Alice Taglioni en blonde irrésistible je veux bien mais pour cela il faudrait qu’elle ai un minimum de sex appeal, non ? Or elle n’en a aucun et non, la chevelure ne fait pas tout (ce n’est qu’un élément de l’ensemble). Aucun. Pire: elle ne sait pas faire. Elle ne sait tellement pas faire (il faut voir sa démarche dans certaines scènes pour le croire) que s’en est douloureux parfois.

Conclusion ? Gentillet comme film. Distrayant même; bien en deçà de ses ambitions mais bon… Il ne restera pas dans les annales c’est une certitude.

***

J’ai également eu l’opportunité de voir “Astérix aux Jeux Olympiques“, “Bee Movie” et le premier “Narnia” dans l’avion… mais vraiment je vous fais grâce de mon opinion sur ce coup là (oui même “Bee Movie“) sachez juste que je suis très contente de ne pas avoir payé ma place !

Katy Perry - One of the Boys

Jeudi, mai 22nd, 2008

La faute aux nouveaux moyens de promotion sur la toile, une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une artiste qui n’a pas encore d’album dans les bacs (même-si ses singles se vendent comme des petits pains) ! Katty Perry c’est cette jeune américaine originaire de Santa Barbara qui a débarqué dans nos oreilles (les nôtres à la maison) il y a quelques mois - depuis novembre 2007 dans celles de ses compatriotes - grâce à une bombe nommée “UR So Gay“. Un rythme entêtant, une basse d’enfer, une voix fraîche pas si loin des standards qui me font d’habitude vibrer finalement, un look, une “attitude” même (au sens anglais du terme), un sens de l’humour ravageur et un hymne contre son ex petit ami trop métrosexuel pour être honnête (?)

I hope you hang yourself with your H&M scarf
While jacking off listening to Mozart
You bitch and moan about L.A.
Wishing you were in the rain reading Hemingway
You don’t eat meat and drive electrical cars
Ur so indie rock it’s almost an art
You need SPF45
Just to stay alive

Ur so gay and you don’t even like boys
No you don’t even like, no you don’t even like, no you don’t even like boys
Ur so gay and you don’t even like boys
No you don’t even like, no you don’t even like, no you don’t even like boys…

Rajoutez à cela un back up promotionnel assuré par, le pire cauchemar des stars, THE makrelle du show biz, le webmaster de l’”Hollywood’s Most-Hated Web Site“, Perez Hilton himself. Près de 10 millions de visiteurs uniques par jour dont plus de la moitié en provenance des Etats-Unis, ça vous change une visibilité surtout quand le talent est au rendez-vous. La percée US de Mika lui est d’ailleurs attribué (ni plus, ni moins).

Des commentaires flatteurs et quelques exclusivités plus tard (comme la possibilité de télécharger la chanson grâce à un mot de passe disponible sur perezhilton.com), le clip de “UR So Gay” déferlait sur la toile en mars de cette année. Et quel clip…

Je passe sur la partie où certains homosexuels n’ont pas compris de quoi il s’agissait et l’ont pris comme une attaque ou une critique, right ? Parfois s’en est désespérant (c’est dans ces moments là que je me réveille tiens).

Comme pour enfoncer le clou La demoiselle revient avec un deuxième clip officiel pour sa chanson “I Kissed a Girl“. Yep… Où elle nous la joue bi-curious. Rien d’autre, hein… juste curious.

This was never the way I planned
Not my intention
I got so brave, drink in hand
Lost my discretion
It’s not what, I’m used to
Just wanna try you on
I’m curious for you
Caught my attention

I kissed a girl and I liked it
The taste of her cherry chapstick
I kissed a girl just to try it
I hope my boyfriend don’t mind it
It felt so wrong
It felt so right
Don’t mean I’m in love tonight
I kissed a girl and I liked it
I liked it

Là où j’adore les paroles c’est quand elle dit un peu plus loin… “Too good to deny it, Ain’t no big deal, it’s innocent“… Yeah right !!!!! Oui Katy, on sait…

Par contre, grosse déception en ce qui concerne le clip. Je m’attendais à beaucoup plus d’audace. Ces petites filles qui se la jouent bad girls me font doucement rigoler…

Anyway, son album est annoncé pour le 16 juin 2008 et, vous l’aurez compris, je l’attends. Je vous laisse son MySpace et son site officiel. Enjoy !

Ah. Artiste à surveiller cette année au niveau des récompenses. Mark my words !

J’ai vu “Iron man” et je me demande pourquoi je me fais toujours avoir…

Mardi, mai 20th, 2008

… alors que j’avais pourtant juré qu’on ne m’y prendrait plus ! Bon, cette fois j’ai quand même un début de piste:

Le matraquage paie. C’est une certitude. Les affiches étaient omniprésentes dans les deux grandes villes de Taiwan (oui, oui le billet sur le sujet arrive !) avec les écrans géants diffusant la bande annonce en boucle qui vont bien. J’étais prête à aller le voir en chinois c’est pour dire !

Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d’armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Aghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu’il utilise pour s’échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l’améliorer et de l’utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents.

Il a nécessairement fallu l’adapter, le rendre plus actuel, donc du coup exit les viets et le héros anti-communiste, bonjour les seigneurs de guerre afghans et le héros anti… anti… pro-américain ou patriotique si vous préférez ! Dis-moi qui sont les “méchants” pour Hollywood et je te dirais qui l’Amérique considère comme son pire ennemi. Quitte à rendre le truc manichéen au possible (et à faire tenir le scénario sur une feuille A4) alors que ce n’est pas forcément le cas avec les scénaristes de Marvel. Et cet aspect là me gonfle… Non. Sérieusement. Et non, je n’ai pas assez confiance dans le système des blockbusters pour espérer une amélioration pour les autres films de la future franchise. Non. Qui va voir ce genre de film pour réfléchir ou “apprendre” quelque chose sur la nature humaine ???

Sinon ? Sinon, je me demande ce que Gwyneth Paltrow a été faire dans cette galère, Robert Downey Jr. a crû, lui, qu’il interprétait encore Larry Paul dans Ally McBeal et Jeff Bridges ne vaut le déplacement que et que pour son look. Bref. Que dire de leur interprétation en elle-même ? J’hésite entre “mal joué” et “surjoué”… Le résultat est le même, non ? Quant à la réalisation, je ne peux pas vous en parler, y’en a pas ! Ah… Pardon, on me signale dans l’oreillette que Jon Favreau était aux manettes. My Bad…

Non parce que pas besoin d’avoir fait l’Actor’s Studio ni d’être dirigé pour réciter des dialogues du style:

Tony Stark: Am I making you uncomfortable?
Virginia ‘Pepper’ Potts: Oh, no, I always forget to wear deodorant and dance with my boss in a room full of people I work with in a dress with no back.
Tony Stark: Well, you look great, you smell great. But I could fire you if that would take the edge off.
Virginia ‘Pepper’ Potts: I honestly think you couldn’t tie your shoes without me.
Tony Stark: I’d make it a week.
Virginia ‘Pepper’ Potts: Really. What’s your social security number?
Tony Stark: [a very long pause] Five.
Virginia ‘Pepper’ Potts: Five ? Yeah, you’re missing just a couple of digits there.
Tony Stark: The other eight ?

… et puis je suis vraiment sensée ne serait-ce qu’en sourire (voir en rire) ??? Pardon ?… Ah. OK. Mouais. Je confirme: va falloir que j’arrête c’est vraiment pas mon truc.

Par contre, les scènes de baston et tout et tout sont géniales, effets spéciaux compris (mais après “Transformers” - mêmes effets d’emboîtement - ça aurait été un comble). C’est apparemment le plus important pour ce genre de film. Le public avait l’air conquis. Moi je n’arrive pas à croire que j’ai pu tenir 2 heures à regarder ça ! Après tout personne ne me force, hein ?

Allez j’arrête là.

Pourtant je promets que j’ai bien envie d’aller voir ce qu’Edward Norton a dans ses tripes toutes vertes…

J’ai vu “Sweeney Todd”…

Dimanche, mai 18th, 2008

… dans l’avion en VO !

Que dire ?… Du grand Tim Burton. Du grand Johnny Deep. Du grand Helena Bonham Carter.

Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. Celle-ci l’informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin.
Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l’égorger. L’astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser de l’encombrant cadavre, elle lui propose d’en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires.
Sweeney découvre que Turpin a maintenant des visées sur Johanna, qu’il séquestre avec la complicité de son âme damnée, le Bailli Bamford. L’adolescente a attiré les regards d’un jeune marin, Anthony, celui-là même qui avait sauvé Sweeney lors de son évasion. Amoureux fou de la jeune innocente, Anthony se promet de l’épouser après l’avoir arrachée à Turpin.
Pendant ce temps, le quartier de Fleet Street s’est entiché des “tartes” très spéciales de Mme Lovett, et celle-ci se prend à rêver d’une nouvelle vie, respectable et bourgeoise, avec Sweeney pour époux et Toby, l’ancien assistant de Pirelli, comme fils adoptif. Mais Sweeney est bien décidé à mener à terme sa vengeance, quel qu’en soit le coût…

Comment dire ?… Le talent est une aptitude remarquable qui n’est pas donné à tout le monde. Des films comme celui là vous le rappelle de manière éclatante et Dieu que ça fait du bien !

Je l’attendais celui-là. De trop peut-être me disais-je en attendant que ma “séance privée” veuille bien commencer et occupée par ailleurs à surveiller (comme si ça servait à quelque chose) les soubresauts de l’avion après une première partie de vol (soit 6 heures) à prier pour ma misérable et insignifiante vie tout en essayant d’éviter de récupérer ma main droite complètement broyée. J’ai d’ailleurs été très étonnée, à ma descente d’avion, de voir qu’il n’y avait absolument rien dans les journaux du monde entier sur le déroulement du vol British Airways 304 qui assurait la liaison entre Hong-Kong et Londres ce jour là. Non sérieusement, j’ai déjà traversé des zones de turbulences dans ma vie, depuis le temps que je prends l’avion, mais là… Un truc de fou ! Pendant tout le vol (soit 12 heures) j’ai crû qu’on aurait droit à un atterrissage d’urgence ! Bref. Ce n’est point le sujet , n’est-ce-pas ?

“Sweeney Todd”…

N’ayant rien lu sur l’oeuvre, quelle ne fut ma surprise de me retrouver face à un thriller musical. Et quel thriller musical ! Tim Burton signe là une fantastique adaptation de cette comédie musicale éponyme qui a triomphé notamment à Broadway (je le sais maintenant) ! Fantastique. Dans tous les sens du terme… Parce que comme disait Paul Valéry: “Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n’est rien“, sa réalisation tient du génie à certains moments. Il faut dire que le sujet s’adaptait merveilleusement à son univers unique et original. Autant visuel que thématique. Je décode ? Dès les premiers instants de pellicule on sait que c’est signé Tim Burton. Il en profite d’ailleurs pour renouer avec son penchant pour les personnages désespérés et maudits (sans pour autant que ses films soient déprimants bizarrement). C’est noir (gothique ?), c’est sale, c’est beau.

Que dire de sa direction d’acteurs ? Il les fait tous exceller. Pour moi Deep et Bonham-Carter (je ne m’attarde pas, elle est égale à elle même) sortent du lot mais réussir à canaliser le talent et l’énergie comique d’un Sacha Baron Cohen de la sorte pour qu’il s’adapte parfaitement au rôle tragi-comique qui est le sien et que dire d’Alan Rickman… Ses acteurs anglais sont… incroyables.

Sur les thèmes clés de l’univers burtonien le web est assez prolifique d’articles et de billets en tout genre (et comme d’habitude de qualité inégale) mais concernant ses personnages permettez-moi de vous citer le dossier, très bien ficelé même s’il n’est pas complet, de Cinema.evous:

Les personnages burtoniens peuvent être répartis en deux catégories, les héros positifs (gentils) et les héros négatifs (méchants). Mais dans l’univers du réalisateur, les apparences trompent toujours et il n’est pas rare qu’un héros négatif attire progressivement la sympathie du spectateur par son humour cynique (Beetlejuice, les martiens dans Mars Attacks !), ou parce que sa nature de héros négatif est née de son exclusion du monde, comme le Pingouin dans Batman Returns.

… ou comme Johnny Deep dans “Sweeney Todd“. Un Golden Globe et une nomination aux Oscars en 2008 pour sa performance d’acteur. Il n’y a pas grand chose à rajouter je crois.

Du grand Tim Burton donc mais je ne dirai pas pour autant que je le retrouve parce j’avais bien aimé “Charlie et la chocolaterie” (2005). Quant à “La Planète des singes” (2001) je n’ai jamais compris pourquoi il s’était fait descendre par les critiques. En fait c’est un des rares réalisateur qui ne m’a jamais “déçu”. Je ne m’en lasse pas.

Conclusion ? J’ai adoré !

Florence Foresti est Amy Winehouse

Samedi, mai 17th, 2008

C’est vrai, elle a déjà été beaucoup plus drôle mais il faut quand même lui reconnaître le fait d’avoir malheureusement su saisir les nouveaux travers scéniques de la star. Foresti a même oublié de glisser un “Blaaaaaaaaake” ou “I love you blaky” à la place des paroles d’origine… Certains concerts d’Amy se sont déroulés une peu comme ça d’après ce que j’ai crû comprendre et son rapprochement avec Pete Doherty ces jours ci ne laisse présager d’aucune amélioration dans ses problèmes de drogue et d’alcool.

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