Si c’est pas du gaydar ça…
Souvenez-vous, dans mon billet du 7 août dernier j’écrivais ceci:
“En plus, pour tout vous dire, j’ai eu le malheur de penser tout haut (je vieillis !) et de dire que c’était la plus grande concentration de lesbiennes potentielles que j’avais vu de ma vie ! Alors là, j’ai eu droit au regard de la mort qui tue et au refrain sur le “faites-ce-que-je-dis, pas-ce-que-je-fais après sur le blog” et bla, bla, bli et bla, bla, bla… Chère lectrice (et, oui, toi aussi cher lecteur), ceci est un mea culpa: j’avoue donc que parfois il m’arrive de me vautrer sans remord aucun tomber lamentablement dans le travers des clichés et des raccoucis que je dénonce ici même ! My bad. My very bad. C’est juste plus fort que moi… devant le foot féminin lors des grandes compétitions. Erm… ceci dit, vous avez vu l’avant centre de la sélection américaine et son méga tatouage sur le bras droit (tout le bras !)… ? Non, vous ne l’avez pas vu ?? Je dis ça, je dis rien… Google est ton ami.”
Il se trouve que l’avant centre en question s’appelle Kai. Natasha Kai. Et, figurez-vous que Natasha Kai fait partie des rares athlètes de ces J.O. complètement “out”. Je l’ignorais en la voyant jouer contre la Norvège pour l’entrée en lice de l’équipe américaine de football féminin (soldée par une défaite d’ailleurs). Les fans de soccer, eux, l’ont appris en juin dernier lors d’une interview accordée à Dan Driscoll de NBCOlympics.com au détour d’une phrase sibylline sur les raisons de sa méforme du début de l’année:
“I had missed the first camp [under Sundhage] in early-January because I had bronchitis, and I was going through a nasty break-up with my girlfriend. Then [Coach Sundhage] told me my job was on the line.”
Une bronchite et une douloureuse rupture sentimentale avec sa petite amie… J’avoue, que la simplicité et le naturel de ce qui convient d’appeler son coming out me la rends encore plus sympathique. Je dis “encore plus” pas parce qu’elle est lesbienne (non, toutes les lesbiennes ne me sont pas sympathiques loin de là) mais parce que le volume de jeu et la puissance qu’elle dégageait m’avaient impressionné. Pour en revenir à son coming out, il ne faut pas en sous-estimer la portée sachant les sommes colossales qui sont en jeu aux Etats-Unis dès qu’il s’agit de sport (sponsoring, droits TV etc.) et l’impact que ce genre d’annonce peut avoir même si celle là n’a pas été plus médiatisé que ça. Il faut dire qu’elle a, malgré ses performances en équipe nationale, encore qu’un statut de star en devenir. Reste à savoir si elle saura faire fi de son nouveau titre de “the first active player in the history of national soccer team to come out”. Ce genre d’étiquette a le don de m’horripiler mais faut croire que le jour où en n’en sera plus là n’est pas encore pour demain (notez quand même le “active”). Bon elle n’en est pas à sa première “première” puisque c’est également la première joueuse originaire d’Hawaï à jouer en équipe nationale.
Bref, tout ça pour dire que mon gaydar ne m’avait pas induit en erreur sur ce coup là ! A noter qu’aujourd’hui elle a marqué le second but des Etats-Unis (un coup de tête en prolongation) synonyme de qualification pour les quarts de la compétition.
Attendez… on me signale dans l’oreillette que mon billet est “su” (certains d’entre vous auront peut-être du mal avec cette expression qui qualifie ce qui est nullissime chez nous) et qu’en fait cette histoire de gaydar n’est que du pipeau vu que tout n’est qu’une question de probabilités. En plus, il paraît que je persiste et je signe à donner corps à certains clichés comme celui de la lesbienne tatouée. Mouais… je sais, moi aussi je la trouve est un peu embêtante ces jours-ci mais je reste zen. Et pour cause: il n’en reste pas moins que l’interprétation des probabilités d’une LGBT attitude est une science dans laquelle je semble exceller dès qu’il s’agit de l’appliquer aux filles… C’est tout.
Ciel, je me découvre douée en maths après toutes ces années de galère ! Comme quoi…
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- Publié:
- 15.8.08 / 15:28
- Catégorie:
- In my "L" world






Confirmation : ça c’est du gaydar !
J’ai tendance à faire pareil avec les jeunes femmes fortement tatouées… C’est une triste (ou pas) vérité
^^
Euh ma soeur a aussi un tatouage
Dois je soupconner quelque critère de gaydar là dessous????
MDR jplaisante, c’est juste un tatouage en bas de dos, magnifique certes mais juste un tatouage… It’s so cliché that’s what I think!
Bien sûr que non. Je n’ai jamais dit que TOUTES les filles qui ont un tatouage sont lesbiennes ! Ce serait trop beau !… ou trop facile.
Je dit qu’il y a toujours un “faisceau d’éléments” dont le tatouage peut faire partie (ça dépend du tatouage et de la personne of course). Voilà. Le gaydar c’est la faculté d’appréhender et d’interpréter tous ces éléments.
J’ai un tatouage la miss n’en a pas… par exemple
Et beaucoup de mes amies “plus lesbienne tu meurs” n’ont pas de tatouage !
Tiens d’ailleurs depuis quelques temps je lutte contre une “envie d’encre”. Va falloir que je me penche sérieusement sur la question.
Tiens ça me fait penser qu’un jour j’ai expliqué à une certaine personne que les tatouages étaient une addiction, une sorte de douleur agréable, et que cette jeune personne, tatouée pourtant, m’a regardé avec des yeux ronds du style “tu n’es qu’une folle”.
ah oui je suis de retour. (j’ai lu ta remontrance à Dayle qui n’avait pas fait de coucou officiel)
Oh je n’en ai qu’un (qui ne se voit pas) mais c’est vrai que j’ai envie d’un deuxième. Un petit discret. Reste à trouver le motif, la zone où le faire sans trop avoir mal (non faut pas déconner non plus
) et le tatoueur digne de confiance autant niveau hygiène que talent. C’est pas gagné me connaissant…
welcome back petit padawan