Archives pour juillet, 2008

Archives mensuelles:

Jamaican Boy

Samedi, juillet 19th, 2008

Alors qu’Estelle Swaray aka Estelle cartonne en ce moment avec son “American Boy” tiré de son album sophomore “Shine” (2008) voilà un remix pas mal du tout dans la lignée de celui qu’avait signé Shinehead en 1993 avec son “Jamaican in New York” remix du fameux “Englishman in New York” de Sting.

Le remix qui nous intéresse est l’oeuvre de deux DJs français, Bost & Bim (akaThe Bombist - nom de leur tout nouveau label qui produit “Jamaican Boy” d’ailleurs - ) qui s’amusent à remixer des tube RnB/Hip-Hop/Soul/Groove avec des riddims jamaïcains (reaggae en particulier). Les habitués de Nova ont peut-être déjà entendu quelques unes de leurs composition: les Jackson 5 chantant “I want you back” sur le riddim de “Natty Dread” de Bob Marley au “P.I.M.P” de 50 Cent repris en reggae… c’était eux !

N’hésitez pas: leur MySpace et leur site.

Euh… Veuillez excuser la mocheté de lecteur Deezer par contre.

Haïti, la Constitution et la Bible

Jeudi, juillet 17th, 2008

La presse en parle sans en parler: le processus de ratification du choix du nouveau premier ministre haïtien, pourtant désigné par René Préval depuis le 23 juin dernier, semble sur le point de capoter à cause de rumeurs sur le candidat sur lequel s’est porté son choix… 

Je vous la refais moins crispée ?

Haïti est une Primature. Le pouvoir exécutif y est exercé par le président de la République (chef de l’Etat) et par le gouvernement avec à sa tête un premier ministre. Selon la constitution haïtienne, le choix du premier ministre (dévolu au Président) doit être ratifié par la chambre des députés et le Sénat, avant que celui-ci puisse former un gouvernement et présenter sa politique générale aux sénateurs et députés. Cette ratification passe par deux étapes: l’examen des documents de nationalité et d’autres pièces administratives en chambre séparée puis l’approbation par les deux chambres des orientations politiques du futur gouvernement. La première étape vise à vérifier que le candidat réunie les conditions énoncées dans la Constitution (article 157 de la Constitution) soient:
1) Être Haïtien d’origine et n’avoir pas jamais renoncé à sa nationalité. 
2) Être âgé de trente ans accomplis. 
3) Jouir de ses Droits Civils et Politique et n’avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante. 
4) Être propriétaire en Haïti ou y exercer une profession. 
5) Résider dans le Pays depuis cinq années consécutives. 
6) Avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics.

Pour ceux qui se le demande, en ce qui concerne la nationalité haïtienne d’origine:

Possède la Nationalité Haïtienne d’origine tout individu né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne qui eux-mêmes sont nés Haïtiens et n’avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de la naissance.
(Constitution de la République d’Haïti, article 11)

La nationalité haïtienne d’origine se perd dans deux cas: celui d’une naturalisation acquise en pays étranger ou l’occupation d’un poste politique au service d’un gouvernement étranger (article 13 de la Constitution).

C’est simple, clair et concis. Et pourtant… (more…)

J’ai vu “Kung Fu Panda” et je me suis é-cla-tée !

Mercredi, juillet 16th, 2008

Le meilleur film qu’il m’ait été donné de voir cette année. Point.

18924678.jpgLa jungle chinoise est envahie par une horde de léopards. Seule solution pour les autres animaux : s’en remettre à un guerrier prophétique censé les défendre. Problème, le sauveur s’avère être un panda tout ce qu’il y a de plus paresseux, qu’il faudra former afin qu’il devienne un maître incontesté du kung-fu.”

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de horde de léopards ??? Bon d’habitude je laisse passer les quelques coquilles du synopsis - que je ne fais que copier consciencieusement comme aide mémoire pour mes vieux jours - mais là quand même… Il n’y a pas de horde de léopards. Juste un. Dangereux certes mais il est tout seul ! Bref.

Par contre le panda, y’a pas erreur s’en est bien un et quel spécimen !

C’est une vraie réussite. Un régal. Il se classe sans effort parmi ce qui s’est fait de mieux dans le genre. 

Sur une trame classique aux films d’arts martiaux dit de “kung fu comedy” (ceux qu’a fait Jackie Chang restent d’ailleurs mes préférés dans sa filmographie) nous voilà suivant l’initiation d’un élu malgré lui - et au grand dam de tous - jusqu’au duel final. La fin on la connaît bien sûr mais le fait est qu’à l’arrivée, le film casse la baraque ! Il est en même bluffant. Je ne sais pas comment expliquer… Il n’y a pas grand chose à lui reprocher. Rien ne semble avoir été laissé au hasard. De la réalisation à la qualité des images d’animations (superbes) et aux techniques utilisées en passant par la chorégraphie des combats et aux mouvements exécutés. On peut d’ailleurs noter que les 5 cyclones formés par la maître Shifu sont des figures de techniques de combat prisées dans les films de kung fu à savoir: le tigre, la vipère, la mante religieuse, la grue et le singe. Hommage ou clin d’oeil, c’est réussi ! D’ailleurs tout est impeccable. C’est incroyable. Il est visuellement et techniquement parfait. Rajoutez à cela des personnages attachants (même les seconds couteaux), une histoire qui tient la route avec un méchant… qui tient également la route (important à souligner parce que ça fait mal quand ce n’est pas le cas) et des gags drôles ! Un régal je vous dis.

Quant à Po… Il est incroyable ce panda, un peu gauche, fana de kung fu. J’adore ! Le voir halluciner d’être avec ses héros… c’est fou ! Incroyable cette capacité d’insuffler autant de vie à un personnage d’animation. Incroyable. Ce qui me permet de souligner que les dialogues sont impeccables, aux petits oignons. Un grand coup de chapeau, une fois n’est pas coutume, au doublage et à la voix française du panda. Du grand art. Y’a pas à dire: c’est du grand art !

Souhaitons que la guerre entre les studios Dreamworks (Madagascar 2 est annoncé greaaaaaaat !) et Pixar (j’attends Wall-e !) continue de faire rage sur ce créneau parce que des films de cette qualité c’est simple: on en redemande !

Conclusion ? Courrez-y !… euh n’oubliez pas vos enfants ! 

J’ai vu “Hancock”: un film de super-héros pas comme les autres

Mardi, juillet 15th, 2008

Et finalement une très agréable surprise après les échos de critiques presse plutôt négatives US malgré un succès populaire (ce qui n’est d’ailleurs pas à ranger dans les arguments en faveur d’un film me concernant) désormais habituel pour Will Smith et une première semaine d’exploitation à 66 millions de dollars ! 

18957466.jpgIl y a les héros, les super-héros et il y a… Hancock. Ses superpouvoirs lui ont souvent permis de sauver d’innombrables vies, mais les dégâts monstrueux qu’il fait au passage ont fini par le rendre impopulaire. Les habitants de Los Angeles n’en peuvent plus et se demandent ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter un “héros” pareil. Hancock est une tête de mule irascible qui n’est pas du genre à se soucier de ce que pensent les gens… du moins jusqu’à ce qu’il sauve la vie de Ray Embrey, un spécialiste des relations publiques. 
Le super-héros le plus détesté au monde commence alors à réaliser qu’il n’est pas aussi insensible qu’il voudrait le faire croire…

Non ce n’est pas un film de super-héros classique parce que la structure même du scénario et l’histoire ne s’y prête pas - même-si le thème de l’anti-héros en pleine quête identitaire n’est pas nouveau - et Dieu que ça fait du bien ! Scénario original faut-il le souligner ?  Du coup, le film nous fait la bonne surprise de commencer comme une comédie avant de basculer dans l’action pure et dure, pour, par un twist pas si inattendu mais bien amené, réussir à jouer sur notre corde sensible en rajoutant un côté dramatique que l’on n’attendait. Et c’est là la force du scénario original; Peter Berg semblant, de prime abord (il n’y a qu’à voir la bande annonce), vouloir ne donner que dans la comédie somme toute classique (succession de gags). Il réussi ce pari de nous surprendre tout en gardant un rythme qui fait qu’on ne s’ennuie pas une seconde. On ne décroche pas.
En fait, le film bénéficie d’une campagne de communication et d’une promo très intelligente (l’absence de Charlize Théron dans la bande-annonce par exemple) qui arrive à maintenir un suspens inédit pour le genre de film: happy end or not ?

Les acteurs ? Will Smith n’est pas bankable pour rien. Il le prouve encore une fois. Et puis, il faut avouer qu’il porte la combinaison moulante comme personne avant lui. Personne. Charlize Theron ? Vous n’allez pas me demander d’en dire du mal quand même ? Certaines critiques reprochent à son rôle son manque de profondeur allant même jusqu’à parler de légèreté. Je ne suis pas d’accord. J’ai vu plus léger dans ce type de blockbuster… 

Petit bémol. L’Amérique n’est donc toujours pas prête à affronter un baiser entre un noir et une blanche ? Je pose la question… parce que même si les acteurs prétendent le contraire dans le film; je n’ai pas vu de mes yeux vu un baiser. 

Conclusion ? Un ton politiquement incorrect, un héros atypique, un scénario un vrai, Charlize Théron égale à elle-même en termes de bonheur pour les yeux; le tout mixé avec ce qu’on attend d’un film de super-héros à savoir de l’action et des effets spéciaux… Que demander de plus ? Même si soyons clairs, ce n’est pas le film de l’année… Par contre, même si je ne sais pas encore si j’irai tous les voir; de la bagarre annoncée entre super-héros (Hellboy, Hulk, Batman etc.) je ne l’attendais pas à ce niveau. 

Escapade en Dominique

Lundi, juillet 14th, 2008

Son sourire. Ses mains expertes sur mon corps nu. Le temps de toucher du doigt un coin de paradis et de redescendre tout doucement bercée par le son de sa voix… Un rêve éveillé à une heure et demi de bateau de la Martinique. J’étais donc en Dominique ce week-end.

La Dominique c’est cette petite île anglaise juste au Nord de celle qui m’a vu naître dans ce chapelet d’îles qu’est l’Arc Antillais que vous connaissez désormais par coeur depuis le temps que vous me lisez, n’est-ce-pas ? Il n’y a pas photo, avec sa forêt, ses montagnes, ses rivières, ses cascades et, bien sûr, la faune qui va avec c’est THE destination des amoureux de la nature du coin. Pour ne rien gâcher, l’île a su préserver un caractère authentique probablement grâce à ce relief très accidenté rendant pour le coup difficile et coûteuse toute construction d’infrastructure routière notamment. Sensations fortes (conduite à gauche ancienne colonie anglaise oblige) garanties ! Conclusion: l’impression, un peu bizarre, de remonter dans le temps (la Martinique des années 70-80 devait ressembler à ça). Et le voyage dans le temps peut même prendre des accents mystiques parce que, pour moi le jardin d’Eden, s’il a existé, ressemblait à certains spots de l’île. Cette végétation luxuriante, cette nature omniprésente (presque trop diront certains ?)… il n’y a que la Guyane qui m’ai fait plus forte impression dans ce domaine pour le moment.

J’étais donc en week-end en Dominique avec… Madame ma maman.

La dame ayant un certain niveau d’exigence et une sainte horreur de tout ce qui est nature (en plus d’une phobie légendaire des serpents alors qu’elle n’en a jamais croisé un de sa vie - ils ne sont pas venimeux en Dominique; la Martinique étant la seule île à abriter des serpents venimeux et plus précisément le trigonocéphale mais ça elle ne veut pas le savoir - ) le destination semblait tout à fait appropriée, n’est-ce-pas ? Le mot magique ? Trois lettres. Spa. (more…)

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