Archives pour juin, 2008

Archives mensuelles:

J’ai vu “Phénomènes”: le film est ridicule !

Vendredi, juin 13th, 2008

Ri-di-cu-le !

Effrayant parfois (ça je dois lui reconnaître) mais la plupart du temps… totalement ridicule.

Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n’y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu’est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d’attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l’air, par l’eau, ou autrement ?
Pour Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, ce qui compte est d’abord d’échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en compagnie d’un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans.
Très vite, il devient évident que personne n’est plus en sécurité nulle part. Il n’y a aucun moyen d’échapper à ce tueur invisible et implacable.
Pour avoir une mince chance de survivre, Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace l’avenir même de l’espèce humaine…

Ciel, il y a longtemps que je n’avais autant ri à des moments où M. Night Shyamalan s’attendait à susciter une autre réaction de ma part je pense. Affligeant.

Moira MacDonald, du Seattle Times, décrit le phénomène mieux que moi d’ailleurs:

The screenplay is a mess, filled with unfunny moments of intended humor and funny moments of unintended humor.

Les acteurs ? Euh… à l’image du film, ça vous va comme réponse ?? Mark Wahlberg est, comment dire, touchant d’essayer aussi fort de paraître crédible en homme dépassé par les événements, atterré et déboussolé… en vain. Voilà. Les autres ?? No comment.

De l’horreur et du mélo, c’est le mélo qui l’emporte est c’est bien dommage. Dommage parce qu’il sait parfaitement distillé de cette atmosphère anxiogène décuplée par la violence gratuite des scènes regardées. “Regardées” c’est beaucoup dire parce qu’en fait je n’en ai pas vu beaucoup (le son suffit amplement parfois) - les mains entre l’écran et les yeux ce n’est pas non plus très pratique pour voir quoi que se soit je vous l’accorde - … Tout ceci pour dire que si les premières minutes laissent présager du meilleur donc en l’occurrence du pire (vous me suivez ?); très vite cette tension horrifique, dont Shyamalan est passé maître, se dilue en un truc gluant et collant à souhaits mélo mélodramatique (non il n’y a pas redondance c’est dire !) où le summum de l’émotion consiste à se regarder avec des yeux larmoyants avant de surveiller les feuilles la végétation environnante !

Et je vous passe le message écolo bien lourd, la thèse très crédible du simple prof de lycée (no offense please) qui vous trouve la solution en moins de 24 heures de plus dans une situation de stress extrême… Arf. Ridicule…

Par contre, je pense qu’il devrait soumettre ses idées aux éditeurs du controversé “Suicide, mode d’emploi” pour une mise à jour bien que, dans le cas présent, le but recherché, en montrant ce type de suicides (pas conventionnels pour un sou) à l’écran et de cette façon, semble plus tenir du pur voyeurisme gore que d’autre chose quand j’y pense.

Faut qu’il sorte de la nuit, Night, et qu’il arrête avec ses phénomènes (les morts, les aliens, etc.), ça nous ferait des vacances je crois.

Après “Les Simpson”, “Les Schtroumpfs”… le film

Mardi, juin 10th, 2008

Columbia Pictures and Sony Pictures Animation are bringing a live-action/animated “Smurfs” project to the bigscreen.
(Variety, “Col, SPA send ‘Smurfs’ to bigscreen“)

50 ans après, les “Smurfs” en anglais, “Schtroumpfs” en français auront donc leur adaptation hollywoodienne… Et “live-action/animated” veut dire que le résultat visuel sera plus proche d’un “Alvin et les Chipmunks” - mélange de prise de vue réelle et d’animation - que d’un “Shrek” (je parle de “Shrek” parce que David Weiss, qui a signé les scénarios des deuxième et troisième opus est en pourparlers pour celui-ci).

Je ne suis schtroumphement pas convaincue notamment par le “live-action/animated” thing…

A noter que le passage du petit au grand écran n’est pas une première pour Les Schtroumpfs; le premier film “La flûte à six schtroumpfs“, production belge, datant de 1975.

Et comme je n’ai connu les Schtroumpfs qu’à partir de l’adaptation des studios Hanna-Barbera que grâce à Dorothée au début des années 80, et non par la BD, je ne savais pas que je cite:

À l’origine, c’est l’horrible sorcier Gargamel qui a créé la Schtroumpfette afin de provoquer des disputes parmi les Schtroumpfs. Affublée d’un gros nez et de cheveux en bataille, elle ne ressemblait pas beaucoup à la Schtroumpfette telle qu’on la connaît aujourd’hui. C’est en faisant usage de l’alchimie et de ses connaissances que le Grand Schtroumpf l’a transformée en une charmante Schtroumpfette qui fait fondre le coeur des autres Schtroumpfs. [...]“

Ni que le nom du Smurf, la danse, vient directement des Smurfs à cause du bonnet de ceux qui le pratiquaient et qui faisait penser à celui de nos lutins bleus. Et pourtant je peux vous dire que j’ai smurfé à m’en tomber les bras !

Et dire que je collectionnais leurs figurines en plastique à un époque… Ciel… Ceci dit, je ne sais pas pour vous mais le business autour de la nostalgie des années 80 commence un peu à me gonfler. Juste un peu…

And the Oscar goes to…

Lundi, juin 9th, 2008

Avant tout, je tiens quand même à remercier tous les participants dont certains ont poussé le bouchon jusqu’à avoir le talent de me faire des réponses drôles. Vous êtes irrattrapables incroyables…

Allez, mettons fin à ce suspense insoutenable. On commence par les réponses ?

1. Quel est le verbe dont le participe passé a déchaîné les passions sur ce blog ?
Il s’agit du mystérieux participe passé de verbe “paître” bien sûr qui, au détour d’un commentaire de Mocha (ze coffee cat) sur un innocent billet, va occuper les spécialistes de la conjugaison française qui écument ce blog.

2. Un billet de ce blog a fait l’objet d’un plagiat découvert grâce à un lecteur. Lequel ?
Je blogue donc je suis ?

3. Dayle est scorpion tout le monde l’a bien compris, mais quel est donc son ascendant ?
Dayle est scorpion ascendant chat méchant et encore une fois, ça se passe en commentaires et ça se passe de commentaires…

4. Qu’est-ce qu’une “Christine” (définition homologuée) ?

C’est de la lesbienne Canada-Dry. Cela ressemble à une lesbienne mais ce n’est pas une lesbienne. Ce label “Christine” est le fruit de longues et intenses observations de nos amies les femmes menées sur plusieurs terrains d’investigation […]. Bien entendu la Christine c’est une plaie pour la lesbienne célibataire, car avec elle c’est le râteau assuré.[…]

La définition homologuée nous vient de Koky. Les deux premières phrases convenaient parfaitement…

5. Quel est le personnage lwordien favori de la maîtresse des lieux ?
Ce n’est pas Tasha (et non…) mais bien Alice qui a mes faveurs depuis les débuts de la série !

6. Combien de consultations la LEZconsulting International Corporation® a t-elle effectuée sur ce blog ?
Quatre (un, deux, trois, et quatre).

7. Citez trois termes du vocabulaire spécifique lesbien propre à ce blog.
Non, “bi-curious” n’est pas un terme made in blog de [moi]. Par contre “bic” (pour bi-curious justement), “hétérote”, “pré-lesbienne” et “christine” (je n’ai pas dit que je ne l’acceptais pas !) le sont (ça fait quatre je sais) !

8. Homonyme d’un joueur de foot qui a longtemps foulé la pelouse du Parc des Princes, je suis devenu un personnage incontournable de ce blog. Qui suis-je ?
Vincent Guérin of course alias Vincent.

9. La maîtresse des lieux voue un amour immodéré (uniquement à cause de leur jeu of course) à deux actrices oscarisées. Saurez-vous les nommer ?
Halle Berry a été oscarisée (meilleure actrice) en 2002 pour “A l’ombre de la haine” de Marc Forster, quant à Angélina Jolie elle a été oscarisée (meilleur second rôle féminin) deux ans plus tôt soit en 2000 pour son interprétation époustouflante de Lisa Rowe dans “Une vie volée” (je préfère le titre anglais: “Girl, interrupted”) de James Mangold. Un de mes film préféré…

10. Quel est le scénariste BD (roman graphique) qui fait l’objet du plus grand nombre de billets sur ce blog (oeuvres intégrales) ?
Alan Moore. Ca a commencé avec “V pour vendetta“, pour continuer avec “Watchmen” puis “Filles perdues” soit que des éditions intégrales et énormément de choses à dire. Pour tout vous dire, “From Hell” fait également partie de ma BDthèque mais j’ai arrêté de vouloir me la jouer abandonné sa lecture parce que décidément le slang c’est trop fort pour moi. Le truc me donne mal au crâne. Je vais sagement attendre de m’acheter la version française et on en reparle, OK ?

Voilà.

Je sais ce que vous vous dites… Vous n’en revenez pas que quelqu’un ait pu répondre correctement à toutes ces questions… Que je vous rassure: personne ne l’a fait ! Mais le score le plus élevé est quand même un 8/10… Pas mal, hein ?!

Et donc sans plus attendre, the Oscar t-shirt goes to… Isabel.

Tonnerre d’applaudissements. Musique grandiloquente Oscar style. La lauréate monte les marches, très émue, pour lire son discours répété, des heures durant seule, devant son miroir…

Cherry bomb

Dimanche, juin 8th, 2008

Des vlogs d’AfterEllen.com celui là trust déja la première place après seulement deux épisodes.

C’est en anglais mais ce talk show lesbien est un don du ciel et contribue à dépoussiérer encore un peu plus cette image stéréotypée de la lesbienne un brin ringarde, trop intello pour ne pas être ennuyeuse et pas branchée pour un sou. Ceci dit après 5 ans en compagnie des filles de The L Word qui y croit encore, me direz-vous ? N’oublions pas cependant que notre série favorite n’est qu’une fiction alors, malgré la profession de foi d’Ilene Chaiken, au cas où le doute s’installerait, meet Gloria, Dalila, Tatum, et Nikki…

De l’humour, une subtile dose de provoc et des filles sympas à regarder chacune dans son style pour un chit chat entre copines sur des sujets aussi divers qu’intéressants en plus d’être traités intelligemment… j’adore, j’adhère !

Episode 1: “Commitment Issues”
Episode 2: “Dating in the Internet Age”

Décidément ça bouge chez les filles !

Il s’appelait Ellux Agolphne De Freitas dit Nicky

Samedi, juin 7th, 2008

C’était les débuts des années 80 et je garde encore des souvenirs vivaces de la psychose populaire; psychose qui a atteint son paroxysme en janvier 1981. Rien à voir avec l’affaire Marny, là la violence gratuite et l’horreur des actes commis en faisait un grand méchant loup fait homme en puissance pour la petite fille de 5 ans que j’étais (image qu’une majorité de parents s’est appliquée, à l’époque, à distiller chez leur progéniture, surtout les jeunes filles, probablement pour leur éviter de faire les gros titres des journaux le lendemain). C’est simple: en plus de l’interdiction plus que formelle de parler aux inconnus, à la maison il m’était désormais interdit de m’approcher des portes et fenêtres et je devais toujours être dans la même pièce que les adultes - accessoirement très pratique pour écouter tout ce qui se dit et qui n’était parfois absolument pas de mon âge -. Les soirées s’étaient transformées en longs moments d’attente où on m’envoyait au lit beaucoup trop tôt. Du coup, je passais de longues heures à me tourner et à me retourner dans mon lit, sursautant au moindre bruit, et priant pour que les premières lueurs du jour (que moi j’associais au chant du coq), synonymes de répit, arrivent vite. Car, Nicky comme tout bon vampire assoiffé de sang qui se respecte frappait la nuit…

Il s’appelait, de son vrai nom, Ellux Agolphne De Freitas (parfois orthographié Defretas) dit Jerry alias Nickie Dinsley (nom dont il signe ses auditions) mais la Martinique se rappelle de lui sous le nom de Nicky et c’est sous ce nom qu’il va défrayer la chronique.

19 octobre 1980: des phares éclairent, étendu en bordure de la route qui longe la plage du Raisinier au Carbet, le corps sans vie de Louis A. Près d’une voiture (la sienne) garée en travers de la chaussée, le cadavre ensanglanté porte des blessures profondes, faites à l’arme blanche, au thorax, au cou et à la face. Très vite, les parents de la jeune fille qui l’accompagnait ce soir là signalent sa disparition. Marcelle C., entraînée de force, séquestrée et violée (une fois) par leur agresseur, ne parviendra à s’échapper que quelques jours plus tard; se perdant dans la montagne (la ville de Saint-Pierre se trouve sur les flancs de la Montagne Pelée) avant de réussir à regagner la ville. De là, elle est conduite dans les locaux de la brigade de gendarmerie et va conduire les gendarmes sur la piste des étrangers résidant à Saint-Pierre et dans les environs en leur révélant que l’homme qui les a agressé est anglophone.
Ayant réussit à identifier Nicky, sur un lot de photos, ce dernier fait l’objet d’un avis de recherches diffusé dans toute l’île puis d’un mandat d’arrêt délivré le 28 octobre 1980.

Se sachant recherché, Nicky reste introuvable et commence alors les débuts de la psychose de la part de la population à l’idée de ce criminel et pervers sexuel, étranger de surcroît, en liberté dans la nature.

En effet, De Freitas, 22 ans à l’époque des faits, est originaire non pas de la Dominique mais de Saint-Vincent (autre petite île de la Caraïbe). Cadet des cinq enfants d’une famille d’agriculteurs, il quitte l’école à 13 ans et travaille quelques années avec son père (jusqu’en 1976) avant que celui-ci ne mette à sa disposition et à celle de ses deux autres frères une partie de ses terres pour leur permettre de subvenir à leurs propres besoins. A la mort de son père, en 1977, le jeune Jerry se spécialise dans la culture de la marijuana ce qui lui vaut des ses premiers ennuis avec la justice de son pays. En février 1980, il s’évade de la prison de Kingston, où il était incarcéré depuis peu pour vols commis avec arme et coups et blessures. Il est à noter que les deux frères de Jerry (son frère aîné et son jumeau) ont été tués par la police en 1978 (à quelques mois d’intervalle) après s’être eux-aussi évadés de prison et réfugiés dans la montagne de South-River (lieu où la famille De Freitas avait ses terres).
Quand il débarque clandestinement en Martinique en avril 1980 - en provenance de Sainte-Lucie accompagné Emmanuel M. (Sainte-Lucien de son état), pour chercher du travail dans la coupe de la canne à sucre - son casier judiciaire porte déjà mention de 12 condamnations et il est répertorié, par les services de police de son pays, comme un individu violent. Se prétendant Trinidadien, c’est sous le surnom de “Trini” qu’il travaille comme coupeur de cannes à l’Habitation Depaz à Saint-Pierre.

Entre temps, sa présence irrégulière sur le territoire français, ainsi que celle de son comparse, est signalée aux forces de l’ordre qui effectuent un contrôle d’identité au cours duquel notre homme dit s’appeler Dinsley Nicky (combinaison du prénom de son frère aîné - Dinsley - et du nom de sa mère - Nickie - ) et être né en 1961 à Saint-John en Dominique. Il est donc expulsé vers la Dominique, en juillet 1980, mais regagne très vite la Martinique probablement avec la même filière qui lui avait permis de rentrer dans l’île la première fois même si lui prétend que se sont les autorités dominicaines qui l’y ont renvoyé le jour même (les experts psychiatres décèleront chez lui une tendance à la mythomanie).

Le 28 juillet 1980, soit peu de temps après son retour, il agresse, dans la Rivière des Pères, deux jeunes soeurs d’origine anglaise âgées de 13 et 16 ans; ses anciennes voisines Allée Pécoul à Saint-Pierre. De cette première agression sur le sol martiniquais on ne sait pas grand chose (certaines sources parlent de jet de pierres et d’évacuation de l’une des victimes par hélicoptère) toujours est-il qu’il prend le maquis pour la première fois en se réfugiant dans les contreforts de la Montagne Pelée. Il devient alors “Nicky”, un hors-la-loi réputé dès lors dangereux et rebelle à toute autorité qui rôde à Saint-Pierre et dans les alentours.

Il fait donc de nouveau parler de lui en octobre avant de disparaître trois mois, bien qu’étant recherché, pour refaire la Une des journaux fin janvier 1981.

En effet, dans la nuit du 28 au 29 janvier, Nicky pénètre par effraction au domicile de Emma H., 65 ans, qu’il agresse avant d’enlever sa petite-fille Catherine alors âgée de 13 ans…

to be continued

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