Clovis Trouille (1889-1975)
Provocateur, insolent, subversif, antimilitariste, anticlérical…
“Il est vrai que je n’ai jamais travaillé en vue d’obtenir un grand prix à une biennale de Venise quelconque, mais bien plutôt pour mériter 10 ans de prison.”
(Clovis Trouille)
Figurez-vous que je viens de mettre un nom sur l’auteur d’oeuvres (surtout la première) qui font partie intégrante de mon imaginaire lesbien. Et quand je dis “partie intégrante” c’est que j’ai toujours eu ces images là “dans la tête” (avec un autre background certes) et s’en est même troublant parce que je n’arrive pas à savoir exactement si mon fantasme s’en ait nourri où si elles en sont à l’origine. En même temps il ne date pas d’hier, ce fantasme… Bref.
“Personnage emblématique de la Belle Epoque, proche de Breton et de Dali par son non-conformisme, Clovis Trouille a traversé le siècle sans pourtant figurer à sa juste place dans les livres d’histoire de l’art.
Ses toiles d’un érotisme insolent, anticléricales et antimilitaristes, lui ont valu d’être boudé par la critique et foudroyé par la bourgeoisie, dont il rejetait violemment la morale, l’imposture de sa religion et celle de ses curés. En solitaire inclassable qui préférait accumuler les scandales que sacrifier son art aux contingences d’une époque ou d’une école, il s’éloigna également des surréalistes en raison de leur mépris pour les maîtres anciens, tandis qu’il revendiquait l’héritage des grands peintres de la Renaissance, jadis étudiés et copiés au musée de Picardie.
Certains voient à présent en lui un précurseur du Pop Art par son utilisation quasi systématique de la photographie et des collages comme support de travail. Au-delà de l’audace de ses sujets, l’œuvre subversive de Clovis Trouille a réussi à s’imposer par sa fantaisie, sa puissance onirique et son chromatisme exceptionnel.”
Ces oeuvres les voici:
Rêve claustral
“Rêve claustral” en référence au poème de Germain Nouveau du même nom.
La religieuse italienne
Un coup d’oeil à son oeuvre et on comprend vite pourquoi il est si méconnu comme artiste.
A propos de cet article
Vous lisez en ce moment “Clovis Trouille (1889-1975)”. Vous pouvez également
envoyer ce billet à un ami
.
- Publié:
- 15.6.08 / 19:18
- Catégorie:
- In my "L" world








haaaa, okayyy ! tout s’explique sur le pourquoi du comment les 3/4 des lesbiennes (dont moi) fantasment sur les religieuses….
Encore que jusqu’à ce jour, je n’avais croisé aucune peinture de ce brave homme. Ca doit être inée plutot que acquis ce fantasme
En ce qui concerne le fait de fantasmer sur des nonnes, je ne voudrais pas jouer le psy de bazar, mais ne serait-ce pas dû au fait que ce sont un groupe de femmes qui vivent ensemble coupées du monde dans le secret de leurs abbayes ? Dès lors, une imagination galopante peut fabriquer bien des choses (par exemple des cérémonies où des nonnes japonaises se flagellent à coups de roses
)
C’est même “pire” que ça me concernant.
Un: vu que comme le souligne grrrumly (et je confirme), les 3/4 des lesbiennes fantasment sur les religieuses (mais n’ont pas suivi la lumière pour x ou y raisons), devinez où est le 1/4 qui manque ???

Bref. Sans parler du côté terriblement excitant (j’assume) de la tenue. Ca donne juste envie d’aller voir de quelle couleur sont les porte-jarretelles (si, si je suis sûre qu’elles en portent toutes et puis même si c’est pour trouver une culotte façon Bridget Jones je signe !
)
Et puis je ne sais pas ce truc de la mère supérieure… C’est juste… too much
Dois-je rajouter l’interdit et le côté “inaccessible parce que sacré”
Deux: elles (les nonnes) représentent à mes yeux la quintessence de ce que Koky appelait chez moi “le syndrome de la petite fille sage”. Vous me mettez célibataire en face d’une jeune femme un peu timide, un peu petite fille modèle et fille à maman (à la limite un peu coincée) et vous lui rajoutez la paire de lunette de vue intello qui va bien et là… rien ne va plus. Je craque !
Yeah i know… i’m a bad bad girl…
C’est marrant, moi je n’ai jamais fantasmé sur des religieuses… Et ces histoires de porte-jarretelles, je n’en crois pas un mot non plus. Mais bon peut-être que c’est toi qui a raison
(c’est marrant, pourquoi j’ai « Good Girl Gone Bad », le titre d’un album de Rihanna, dans la tête ? ta dernière phrase sûrement…)
Perso je connais pas monsieur mais je connais celui qui l’a frequenté André Breton. Ce monsieur avec son livre Nadja m’a fait changé de couleurs pendant toute la lecture. En écrivant cela j’ai encore des frissons rien qu’en y pensant
Ce livre m’a fait mais aussi m’a fait peur enfin bref…
Moi non plus je n’ai jamais encore eu de fantasme sur les nonnes