Archives pour juin, 2008

Archives mensuelles:

Best Of - An 2

Lundi, juin 30th, 2008

Comme l’an dernier, certains d’entre vous (nattie, lilouette, panda, raptor, Vincent, Flo, kayael, Puce, Dayle, Isabel et Koky en l’occurrence) ont donc bien voulu se prêter au jeu et farfouiller les archives de ce blog pour en sortir un billet. 

Le blog de [moi] en l’an 2 ça donne aussi ça… subjectivement:

- Appelez moi… comme vous voulez ! (8 mai 2007)
Rien à rajouter, tout est dans le titre je crois. C’est mon “classez-moi dans la variet’” à moi finalement… Je suis c’est tout. Je dirais même “j’aime c’est tout”.

- L’ordre des choses… (27 juin 2007)
Je pense à la proposer comme cobaye concernant non pas la nocivité mais l’addiction aux téléphones portables… A ce stade, son rapport avec ce truc relève de l’addiction pure je le jure !

- De ma souffrance de Potter addict (28 juillet 2007)
Ca valait le coup !

- La position dites “du lézard mort” (16 août 2007)
Non, je n’ai pas encore trouvé la parade mais je la travaille au corps j’y travaille…  

- Le famille s’agrandit… (8 septembre 2007)
Je n’ai jamais eu le courage de l’écrire ici (probablement parce que j’ai du mal à m’y faire même plusieurs mois après) mais Monsieur le Chat n’est plus… Je vous laisse imaginer mon état lorsque je l’ai découvert allongé sur le bas côté baignant dans son sang. Je sais que ce n’était qu’un animal, qu’un chat mais c’était le mien. Le nôtre. Quant à celui ou celle qui a fait ça… Je le plaint niveau karma (on va dire ça). Je ne peux m’empêcher de lui souhaiter une réincarnation difficile (en hypothéquant la mienne du coup). En cancrelat par exemple ça m’irait. Par contre si c’était volontaire de sa part, je crois que seule une vie de paramécie est à envisager pour la prochaine tentative en tant qu’être vivant.

- … et 25 ans au plus au 31 décembre de l’année d’inscription (2 octobre 2007)
La surprise du chef. Je m’attendais à tout; j’aurais pu parier sur la présence de certains billets dans cette sélection mais à celui là… non. Alors oui, parfois je me sens un peu vieille et j’ai quelques petits regrets quant à la tournure qu’aurait pu prendre ma vie si je n’avais pas été la gentille fille à maman que je suis… Alors oui, je suis lesbienne mais c’est je crois une des rares ombre au tableau consciencieusement peint par l’autre femme de ma vie (là encore j’assume). Le reste du temps, en jeans-baskets, l’allure générale faisant le reste, je profite allègrement et sans honte aucune des tarifs étudiants.

- Rencontres parisiennes (28 novembre 2007)
Ils fréquentent encore ce blog ! Qui l’eut crû !

- Vodka-orange (14 janvier 2008)
‘Used to be a bad girl… Disons que cette période de ma vie a été assez courte pour que je puisse encore me regarder dans un miroir tous les matins et assez longue pour que j’apprécie pleinement ce que j’ai et ce que je suis aujourd’hui.

- J’ai vu l’épisode 504 de “The L Word”… (29 janvier 2008)
Je suppose qu’il fallait en sauver un de la saison la plus sexe, right ? En tout cas la plus intéressante depuis les deux premières à mon avis.
Je l’aime bien ce billet. Je l’aime bien cette série. Mouais. Allez, oui, oui… J’avoue: j’attends avec impatience la prochaine saison malgré ce que j’ai pu dire écrire !

- La Cigale et la Doudou (8 février 2008)
Mon côté cigale ? J’assume ! Un: la vie est trop courte. Deux: l’économie de ce pays a besoin de gens comme moi…

- De la drague… (3 mars 2008) 
… bel exemple de ma procrastinite aïgue.

Voilà !

Oui… vous avez bien compté, ça en fait 11 ! Il en manque donc un… Plutôt que de vous emmerder encore stigmatiser votre fainéantise ou de me poser des question existentielles (”ciel, je n’ai donc que 11 articles intéressants, et pas un de plus, en 1 an de blog ??!”) j’ai décidé de me le réserver pour sortir celui-là du lot. Parce que j’adore les rédiger ces billets là… Vraiment.

Voilà, cette fois c’est tout !

Il s’appelait Ellux Agolphne De Freitas dit Nicky (part 4)

Dimanche, juin 29th, 2008

Première partie
Deuxième partie
Troisième partie

***

Sans vouloir faire dans la psychologie criminelle à deux centimes d’euros, il est intéressant, lorsqu’on se penche sur la personnalité de Nicky - telle qu’elle transparaît du peu que l’on sait de son passé à Saint-Vincent -, de constater par exemple une similitude entre les destins criminels des frères De Freitas. Nicky semble jouer un remake de la scène qui a aboutit à la mort de ses deux frères en commettant de multiples délits entraînants l’incarcération de trop. Incarcération qui débouche sur la traditionnelle évasion mais qui ne s’est pas terminée cette fois par la fusillade fatale dans la montagne de South-River mais un an plus tard par un coup de feu mettant un terme à 4 mois de cavale sur les flancs d’une montagne (la Montagne Pelée en l’occurrence) dans une île certes plus au Nord que son île d’origine mais dans un environnement on ne peut plus familier. Il y aurait trouvé la mort que la boucle aurait paru bouclée mais le sort lui a pour le coup épargné de mourir sous les balles des forces de l’ordre.  

Maître Rioual ne se privera d’ailleurs pas de jouer la corde sensible de l’enfance et de la vie de ce jeune homme qui semble basculer après la mort de son père lors des plaidoiries (ce qui semble avoir calmé la foule d’ailleurs) même s’il semble qu’elle laisse dans l’ombre sa paternité. En effet, Nicky était le père d’une petite fille de 3 ans (au moment de son procès) qu’il avait eu de sa compagne avec laquelle il vivait en concubinage depuis 3 ans juste au moment de son incarcération à Kingston. Il a par ailleurs affirmé à plusieurs reprises à ses captives être à la recherche d’une compagne. Ainsi il les viole une fois (de trop) et se comporte ensuite avec elles d’une façon qui tranche, pour le moins, avec les accès de violence meurtrière qui ont précédé leur “rencontre”. En effet, elles semblent avoir été “bien” traitées et même avoir bénéficiées de quelques attentions de sa part (allant de l’achat de cigarettes pour Marcelle C. à la recherche d’agréments pour les repas frugaux partagés avec Catherine H.). Tout porte à croire qu’il semble ne faire aucun doute dans son esprit que sa victime du moment restera avec lui et de ce fait s’attendre de sa part à un revirement de sentiment (à l’image d’un syndrome de Stockholm par exemple ?). Il leur fait d’ailleurs part de ses projets de vie commune dans la montagne en essayant par la même occasion de les dissuader de s’évader; leur faisant le récit d’agressions ou de meurtres qu’il avait commis sur d’autres jeunes filles. Les faits (il s’est par exemple vanté d’avoir tué 29 fois à Marcelle C.) n’ont jamais pu être vérifiés donc on ignore toujours s’il s’agissait seulement de leur faire peur pour qu’elles puissent prendre leur parti de rester vivre avec lui.

Il ne s’agit, bien sûr, pas ici de porter un jugement sur la façon d’arriver à ses fins mais simplement de mettre en lumière certains aspects de la personnalité de Nicky. Les journaux de l’époque semblent donc avoir vu juste en parlant d”‘être primaire” sinon primitif. Ce dernier semble se laisser guider par ses pulsions instinctives; cette vision de lui étant d’ailleurs renforcée par le milieu dans lequel il évolue et sa connaissance du milieu en question (en l’occurrence l’environnement montagneux) qui lui a permis de s’adapter et d’échapper aussi longtemps aux forces de l’ordre aidées de la population locale.

Ce dernier point me permet de revenir sur un élément qui a été mainte et mainte fois souligné notamment par la presse: l’intelligence de Nicky qui pourrait peût-être non pas excuser mais expliquer les errements de l’enquête. En fait, les experts psychiatriques chargés de l’examiner ont révélé une intelligence ”au dessus de ses normes sociales” notion creuse me concernant mais surtout une rare faculté d’adaptation à toutes les situations. Les différentes caches retrouvées à flanc de montagne, sa façon de se déplacer même avec une captive à surveiller, ses méthodes pour s’alimenter prouvent d’ailleurs que le jeune homme était très organisé.

Je ne serais pas tout à fait complète sans revenir sur certaines zones d’ombres liées à ces affaires. Ainsi, quels étaient les liens de Louis A. avec Nicky qui était connu pour dealer de la marijuana ? Marijuana dont on retrouve un sachet à l’arrière du véhicule de la victime ce qui peut laisser penser à un règlement de compte entre trafiquants de drogue (version soutenue par la défense). Aucun selon Marcelle C. dans la version des faits qui paraît dans la presse au lendemain de sa réapparition (le sachet ayant été offert par leur agresseur qui cherchait désespérément à engager a conversation) alors que Nicky prétend le contraire allant jusqu’à l’accuser du meurtre (elle l’aurait tué en tentant de l’atteindre lui). Maître Auterville, dans sa plaidoirie, a d’ailleurs tenté de s’appuyer sur le rapport d’autopsie pour étayer cette thèse. La victime, attaquée à l’arme blanche je le rappelle, présentait, en effet, des coups sur le tronc et uniquement sur le tronc ce qui laisserait croire que quelqu’un tenait Albin par les bras sinon ces derniers auraient été touchés (aucunes blessures de défense donc pour ceux qui suivent Cold Case).
La deuxième zone d’ombre concerne évidemment le sort réservé à Emma H. dont le corps n’a jamais été retrouvé. Ainsi, Catherine H. l’a vu frapper sa grand-mère à plusieurs reprises mais ignore si elle était vivante quand il l’a traîné de force à l’extérieur de la maison. On sait également que Nicky une fois parvenu à son refuge avec sa captive, l’a ligoté pour repartir. A-t-il profité de ce laps de temps pour revenir l’enterrer ? Les recherches aux alentours n’ont rien donné et les versions des événements donnés par Nicky et Catherine H. sont trop différente pour se faire une idée précise des événements. La défense en profite:

“Nicky a toujours nié d’avoir assasiné la grand-mère, accusant un certain Emmanuel - envolé en la circonstance - de ce crime. Un homme mort depuis aurait aperçu son neveu accompagné d’un autre individu transporter “quelque chose” enveloppée dans une toile cirée, ne serait-ce pas le corps de Mme Hilaire devait s’interroger la défense [Maître Michaux en l'occurence]
(France-Antilles, 26 juin 1982)

Le 25 juin 1982, après plus d’une heure de délibérations, la Cour d’Assises de la Martinique condamnait Ellux Agolphne De Freitas à la réclusion perpétuelle à perpétuité pour meurtre, viol, séquestration, enlèvement de mineure et viol sur mineure de moins de 15 ans. Le doute lui ayant profité, il est acquitté du meurtre de Emma H.

Son pourvoi en cassation rejeté, il sera transféré à Fresnes en 1983 où il se laissera mourir “ne supportant pas d’être paralysé“.

Juste une petite anecdote pour finir: la rumeur a longtemps couru que Nicky avait jeté le corps de Emma H. dans un fût de rhum de la distillerie Depaz provoquant… une diminution des ventes.

***

Sources partielles:
- France-Antilles, janvier 1980 à décembre 1982.
- Le Naïf, N°313, du 11 au 17 février 1981
- Le Naïf, N°314, du 18 au 24 février 1981
- Justice, Hebdomadaire du Parti Communiste Martiniquais, N°8, jeudi 19 février 1981
- “Figures et procès: Le barreau de la Martinique, 1900-2000″, La Fondation Clément, 2002, chapitre 8, p.229 à 244.

Heinz et le baiser par lequel le scandale est arrivé…

Mercredi, juin 25th, 2008

Heinz is a global company and we respect all universal rights. The advertisement was intended to be humorous, not designed to cause offence to anyone. Clearly it failed in its intent to amuse and that is why we took the decision to withdraw it.”
(Nigel Dickie, porte parole de Heinz UK)

Vous avez bien lu. Certains gentils consommateurs ou pas d’ailleurs (200 selon la police l’ASAP, 2 millions selon les manifestants les coincés du popotin) se sont sentis offensés et se sont plaints; la considérant au choix “offensive”, “inappropriate” ou encore “unsuitable to be seen by children”. Résultat: campagne annulée. Elle devait durer 5 semaines; elle n’a pas vu la fin de la première…  

No comment. Si finalement… Qu’elle soit stupide ou pointless OK mais “inappropriée” ??!

A noter que le nombre de plainte qui a aboutit au bannissement (cruauté envers un animal) de cette pub pour la Volkswagen Polo (à voir, c’est tellement affreux que je ne pense pas être en mesure de trouver le sommeil cette nuit) était quatre fois plus nombreuses. 

Ah. Pour ceux qui se demandent quand même quel en était le “concept” officiel de notre pub Heinz:

“AMV BBDO said that the concept behind the campaign is that the product tastes so good, “it’s as if you have your own New York deli man in your kitchen”.

Mouais…

 

Thierry Le Gouès: Soul

Mardi, juin 24th, 2008

Thierry Le Gouès: Soul.

J’ai vu “Las Vegas 21″… pas crédible pour un jeton !

Lundi, juin 23rd, 2008

… en plus d’un air de déjà vu (des réminiscences de “Rain Man” - seulement pour le type d’arnaque utilisé on est bien d’accord -  auquel un personnage fait d’ailleurs allusion dans le film) qui le rend très vite lassant.

Ben Campbell, étudiant doué au prestigieux M.I.T., est contraint de partager son temps entre ses études et petits boulots afin de pouvoir payer ses frais de scolarité. Lorsqu’un groupe d’élèves aussi doués que lui le repère, ils lui proposent de participer à un jeu bien plus lucratif…
Tous les week-ends, cette petite bande de mathématiciens hors pair se rend à Las Vegas pour jouer au blackjack sous de fausses identités, avec des règles qui ne doivent plus rien au hasard. Guidés par le professeur et génie des statistiques Micky Rosa, ils ont compris comment prévoir les cartes et communiquer entre eux pour rafler de très grosses mises.
Séduit par l’argent facile, la vie de rêve et Jill, sa très belle équipière, Ben multiplie les défis. Les risques augmentent pourtant rapidement avec les mises, et les cartes ne restent pas longtemps son seul adversaire: il doit désormais se méfier de Cole Williams, le plus terrifiant des hommes de main des casinos.

Ce croisement entre film d’arnaque au casino (pardonnez-moi de ne pas pouvoir vous faire le coup de la comparaison avec les “Ocean’s“, je ne les ai pas vu !) et teen movie stéréotypé (la métamorphose du N.E.R.D. en canon à la Dr Jekyll & Mister Hyde presque), avec la couche ethnique qui va bien, saupoudré d’une touche d’action et d’un zest de “Pretty woman” (si, si !) ne casse vraiment pas trois pattes à un canard si vous voulez mon avis. Je décode ? Une ribambelle d’acteurs plus mignons les uns que les autre, un semblant d’intrigue, une histoire d’amour à l’eau de rose éventée dès les premier regard entre les deux protagonistes et un pseudo twist de fin où la morale est sauve… Ni la B.O, ni la présence de Kevin  Spacey et de Laurence Fishburne n’y feront: au bout d’une heure l’ennuie qui guette vous rattrape avant de vous gober tout crû en pleine partie de black-jack (un comble !).

Les acteurs ? Les “petits” se débrouillent avec des rôles de l’épaisseur d’une feuille de papier A4 (à part le rôle un peu plus étoffé mais tellement stéréotypé de Ben Campbell joué par Jim Sturgess), les “grands” font leur boulot ce qui ne sauve pas le film pour autant.

La réalisation ? Un clip en HD. Et puis vraiment trop, trop de longueurs…

Le scénario ? ”Inspiré” d’une histoire vraie qu’ils disent… J’insiste, permettez-moi, sur le mot “inspiré” parce qu’il y a effectivement deux ou trois ressorts qui ne sont pas dignes du Q.I. des personnages ! Le coup de signaux détectables à 20 km est quand même un peu fort. Faudrait aussi m’expliquer comment nos joyeux lurons compteurs font pour échapper au logiciel de reconnaissance faciale dont Laurence Fishburne ne cesse de se plaindre tout au long du film (son business de surveillance des joueurs avec les différents casinos fondant comme neige au soleil au profit de cette révolution technologique) - donc qui est déjà en activité, right ? - alors qu’ils jouent dans tous les casinos de Végas en se déguisant à peine. Mais je chipote peut-être…

Conclusion ? Au risque de me répéter: pas toujours crédible et trop convenu pour être honnête. Maintenant qu’on me dise qu’il s’agit là de la bonne surprise du box office américain… je veux bien… C’est déjà les vacances scolaires là bas il me semble, non ?!

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