De la drague…
Comment faire pour draguer une femme quand on en est une soit même ?
Question délicate au possible pour peu qu’on ne sache pas y faire ou qu’on n’ai pas le charme ombrageux (le très bon plan ça – syndrome bad girl au grand coeur –) d’une Glory cela peut effectivement tenir du calvaire ou de la mission impossible… semble-t-il…
Quelques conseils ? Allez…
Attention, ce billet s’adresse à la prédatrice qui sommeille en vous et qu’il est apparemment temps de réveiller. Il ne s’agit pas de relation amoureuse ici. Non, pour une fois on parlera désir, pouvoir et domination. De la lesbienne décriée par toute une littérature (bien souvent sexiste et masochiste) dans toute sa splendeur. Celle dont on a voulu nous faire croire qu’elle n’avait pas droit de cité intervenant probablement dans un domaine, que dis-je, un pré-carré, dit masculin. Celle qui fait peur tout en intriguant certaines d’entre vous; de celles sensées ne pas être intéressées mais qui lisent mon blog régulièrement sans parvenir à saisir ce qui les attire le plus dans la personnalité qui se dégage de mes écrits par exemple (n’est ce pas ?).
Anyway. Je ne m’adresserai qu’à mes consoeurs aujourd’hui quitte à vous révéler (à vous qui êtes encore de l’autre côté du miroir) deux ou trois de nos “secrets” de polichinelle (mais de vous à moi si vous tombez sur une qui sait y faire vous n’aurez aucune chance même en ayant été dûment avertie). C’est moi où c’est un frisson de plaisir qui vous a parcouru l’échine à la lecture de la phrase précédente…? Bref on y reviendra une autre fois (à ce frisson).
De la drague entre femmes donc…
Tout d’abord, ne nous leurrons pas: la drague est avant tout un jeu de prédation. Plus encore chez nous. Assumez ! Le loup où l’agneau ? A vous de choisir… en n’oubliant pas que si, comme je viens de l’énoncer, la drague est un jeu de prédation; la lesbienne est, se doit-être, un félin soit le prédateur type. J’ai bien dit un félin ! Vous vous devez d’avoir du “style”, de l’allure, cette part de mystère qui vous rend dangereuse sans pour autant donner l’envie de fuir… you know what I mean ? A moins d’être canon (dans le sens halleberryen du terme) l’accroche viendra de votre personnalité et de votre capacité à entretenir cette part de mystère et en à faire quelque chose d’irrésistible. Proprement irrésistible (la curiosité est un si vilain défaut). Le but du jeu est qu’elle se retrouve dans l’incapacité de penser à autre chose… qu’à vous. Euh… “en bien” de préférence.
Soyons claires: vous partez avec un handicap de taille (nous avons, paraît-il, mauvaise réputation). A vous de le transformer en avantage ! Oui, j’ai bien dit “en avantage”. Pour ce faire, n’oubliez pas que vous devez toujours avoir une longueur d’avance. Etre là où on ne vous attend pas. Le but étant, bien sûr, de surprendre et d’étonner l’ennemi.
Au risque de parodier une certaine devise: impossible n’est pas lesbien ! Concernant sa sexualité à elle; sans avoir essayé vous ne pouvez pas savoir de quoi il en retourne exactement. Je vous arrête tout de suite: il n’y a aucune méthode infaillible pour reconnaître “un possible” (d’où le fun et l’intérêt !). Deux choses: faites confiance à votre instinct et ayez de l’assurance sinon de la confiance pour deux; ça même si vous ne savez pas vous-même où vous mettez les pieds (je décode ? même si c’est vôtre première expérience) ! Dans mon cas précis (vous ai-je dit que j’adorais – notez l’imparfait – draguer ?) la difficulté me stimulait. Il n’y avait pas plus jouissif (excuser moi mais je n’ai pas d’autre terme) que de draguer une hétéro (dans le sens “blogdemoi” du terme c’est à dire quelqu’une dont on ignore l’orientation sexuelle l’habit ne faisant pas le moine – différent donc d’une “hétérote” – ). J’aimais bien les “sûres d’elles-même”, les “fontaine je ne boirai pas de ton eau” et pour peu qu’elle soit un peu catholique pratiquante sur les bords… Mangia ! La culture de l’interdit et du pêché dans nos sociétés judéo-chrétienne est un don du ciel ! N’oubliez jamais ! C’est souvent les plus réticentes religieusement parlant au départ qui s’avèrent être de très… très bonnes surprises par la suite… si vous voyez ce que je veux dire… Pardon ? Vous ne voyez pas ?? Ah. Dommage. Cependant, je répète, le tact et la patience sont de rigueur et après pour, tout vous dire, il vous faudra probablement gérer le retour de bâton de la culpabilité et du remords avec votre catho. C’est pas toujours le cas mais s’il se trouve que vous manquez de bol sur le coup… bon courage !
A la guerre comme à la guerre, n’hésitez pas à jouer sur les clichés qui vous sont favorables ! “Bien sûr que nous sommes différentes des mecs… ces gueux” ! N’est ce pas ??! Quant elle s’apercevra qu’il n’en est rien (à un détail près et encore… – mais non, ne vous évanouissez pas déjà voyons ! – ), qu’il ne s’agit pas d’une question de sexe mais d’individu et que nous sommes tous que des êtres humains (avec les mêmes qualités et les mêmes défauts plus ou moins exacerbés) – J’en veux pour preuve que l’individu le plus macho que j’ai rencontré de ma vie (un truc de fou) était une femme ! – il sera trop tard pour elle !
L’humour est un atout non négligeable. Faites-la rire. Aux éclats si possible. Du culot. Il vous en faut aussi. Juste ce qu’il faut… Pour une raison simple: il vous faudra prendre des risques à un moment ou un autre mais toujours à bon escient.
Telle She-Ra (qui a découvert un secret), dans cette lutte de tous les instants qui va s’engager, l’humour devra être votre destrier et le culot votre épée ! Vous voulez que je vous la joue moins guerrier ? OK. Disons qu’à ce jeu d’échecs l’humour devra être votre cavalier (la meilleure défense restant l’attaque) et le culot votre dame.
Les clichés défavorables ? Voyons, voyons… les mauvaises langues vous savez ce que c’est ! In my L world les femmes sont intelligentes, cultivées, bien dans leur peau et dans leur tête en plus d’avoir le sens de l’humour et d’être jolies… Que demande le peuple ? Où je veux en venir ? Cette image de le lesbienne qui semble la tracasser; il ne tient qu’à vous de la changer. De plus, vous n’êtes pas “les lesbiennes” vous êtes “vous” avant tout. Vous n’êtes pas un style de vie ni une orientation sexuelle vous êtes “vous”. Avec vos défauts et vos qualités. Ne vous enfermez pas. Ne vous laissez pas enfermer. Elle ne sait pas la pauvre et il ne tient qu’à vous de lui montrer ce que vous êtes et ce que vous n’êtes pas… en lui faisant comprendre qu’il n’y a rien de mieux que de juger sur pièce, en connaissance de cause. C’est ça… en connaissance de cause… La théorie c’est bien beau mais la pratique reste primordiale dans le cas qui nous occupe !
Que tout ce vocabulaire un brin guerrier ne vous empêche pas de jouer des traits dits féminins de votre caractère car jusque là rien de bien nouveau au rayon drague, n’est-ce pas ?
to be continued.
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- Publié:
- 3.3.08 / 14:56
- Catégorie:
- In my "L" world








(signe de la germation - je ne sais pas si ça existe - d’une idée diaboliquement géniale comme j’en ai le secret)
En résumé: Pwoblèm!






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