J’ai vu “Nos souvenirs brûlés”… un film sponsorisé par Kleenex !
Ceci dit, Halle Berry aurait fait une parfaite égérie pour la marque en question (un truc à vous faire décoller les ventes à la Beckham !) mais bon…
“Audrey et Brian menaient une vie tranquille et sans histoires : onze ans de mariage, deux enfants, le confort et la sécurité assurés, aucun souci à l’horizon. Mais, un jour, tout s’écroule :
Brian meurt, victime d’un acte de violence gratuite. Encore sous le choc, Audrey se tourne instinctivement vers le meilleur et plus ancien ami de son mari, Jerry Sunborne. Un homme qu’elle jugeait infréquentable, et dont elle comprenait à peine que Jerry continue à le fréquenter.
Mais, aujourd’hui, face au vide laissé par la mort de Brian, Jerry l’accro, le paumé, lui apparaît comme une planche de salut, un ultime lien avec le disparu. Audrey l’invite à s’installer dans une chambre attenante au garage, avec l’espoir qu’il l’aidera, ainsi que ses enfants, à reprendre une vie normale. Engagé dans un difficile combat contre la drogue, Jerry accepte la proposition. En devenant le confident et l’ami d’Audrey et le père de substitution des jeunes Harper et Dory, il hérite de nouvelles responsabilités et développe au fil des jours des ressources insoupçonnées. Entre deuil et déni, Audrey et Jerry s’efforcent tant bien que mal de se porter secours…”
First… Halle je t’aime (toujours) - euh… d’amitié bien sûr parce que bon… tu sais pourquoi ce n’est pas possible entre nous je ne vais pas revenir là-dessus - ! Voilà c’est dit…
Sinon ?
Eh bien figurez-vous que j’ai eu l’impression d’être devant un film à la française dans le sens péjoratif du terme c’est-à-dire presqu’ennuyeux à force de vouloir faire dans “le monde des choses de l’esprit”. On retrouve un côté volontiers littéraire, un penchant pour l’psychanalyse, plutôt que pour l’action, et “le naturel avec lequel il s’inscrit dans une tradition romanesque ou théâtrale, mais toujours moraliste, au sens de l’étude de mœurs” comme dirait l’autre. Il s’agit bien d’observer les âmes et les passions grâce aux mouvements de sa caméra et aux jeux de lumière qui en disent autant sinon plus que les dialogues (qui ne peuvent être que profonds). Ce cinéma à un nom: on parle de “cinéma d’auteur” (cinéma/film d’intello pour les intimes). Quand il est fait avec talent et maîtrise cela donne des œuvres sublimes; par contre quand l’idée n’est pas aboutie… c’est à en regarder sa montre toutes les deux minutes en se demandant quand est-ce que tout ceci se termine histoire d’abréger les souffrances des protagonistes et les nôtres avec !
Ici tous les codes clichés du cinéma d’auteur sont respectés: beaucoup de silences, plans rapprochés et/ou gros plans, scènes de déjeuner, scènes de douche (pour la scène de sexe il faut pas pousser mémé dans les orties c’est quand même une métisse et des “blancs” dans un film américain… même si la réalisatrice est danoise). Tout à donc un sens même le plan sur la feuille qui se balance au gré du vent et semble-t-il de la lumière du soleil couchant… Très belle photo ceci dit. Esthétiquement parlant le film est réussi (la présence d’Halle rajoutant à l’effet, n’est ce pas ?).
Alors quoi, un problème avec les films d’auteur peut-être ? Non, absolument pas. J’adore le cinéma d’auteur quand il s’en dégage quelque chose; quand on en sort remué sans trop savoir pourquoi, sans vraiment parvenir à mettre le doigt dessus… Là je suis restée à l’extérieur de cette histoire. Trop prévisible même en voulant prendre le contre-pied d’une partition maintes et maintes fois jouée malgré des efforts louables - mais vains - pour surprendre. Au bout d’un moment tout ce pathos devient lassant malgré un casting de choix (David Duchovny, Benicio Del Toro pour ne citer que ces deux là) et des acteurs en verve. L’excès en tout nuit… C’est simple: au bout d’un moment ma seule envie était de claquer Halle Berry juste pour qu’elle arrête de toujours avoir cette larme à l’œil pire; pour qu’elle arrête d’avoir littéralement les yeux mouillés aussi belle soit-elle quand elle semble aussi vulnérable !!
La scène où elle craque, par exemple, est just too much… en plus de m’avoir laisser une désagréable impression de déjà vu.
A mon sens, et sans vouloir donner de leçon à Susanne Bier et à son scénariste, la colère d’Audrey envers Jerry (Benicio Del Torro magnifique en héroïnomane paumé), qui a juste le malheur d’être encore vivant, aurait dû être plus exploitée. Ce ressort dramatique là méritait peut-être qu’on s’y attarde plus…
Au lieu de ça…
Conclusion ? Si j’étais mauvaise langue je dirais qu’on assiste pendant 2h (1h58 en fait mais on ne va pas chipoter) à un concours d’yeux de cocker avec un gagnant par KO dont je tairais le nom de peur d’être accusée de favoritisme. Et je n’ai même pas fais allusion au vernis politiquement correct de l’ensemble ! “Drame” ils disent ? “Drame mélodramatique” conviendrait mieux ici sans redondance aucune.
Mais vous me connaissez, je ne suis pas mauvaise langue pour un sou…
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- Publié:
- 18.2.08 / 16:37
- Catégorie:
- Vu, lu, entendu






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