J’ai vu “Cloverfield”… un peu tiré par les cheveux mais appétissant !

Un gros buzz internet et des bandes-annonces aussi énigmatique qu’alléchantes ont apparemment suffit pour convaincre le public américain au vu des résultats au box office… Mauvais plan ? Pas si sûr…

Synopsis ?

CloverfieldNew York - Une quarantaine de ses amis et relations ont organisé chez Rob une fête en l’honneur de son départ pour le Japon. Parmi eux, Hub, vidéaste d’un soir, chargé d’immortaliser l’événement. La “party” bat son plein lorsqu’une violente secousse ébranle soudain l’immeuble. Les invités se précipitent dans la rue où une foule inquiète s’est rassemblée en quelques instants. Une ombre immense se profile dans le ciel, un grondement sourd se fait entendre… et la tête de la Statue de la Liberté s’effondre brutalement sur la chaussée. L’attaque du siècle vient de commencer. Au petit matin, Manhattan ne sera plus qu’un champ de ruines…

Avant ma séance, j’avais lu quelque part qu’il s’agissait d’un mélange entre “Blair Witch Project” et “Godzilla”… saupoudrez d’”Alien” et vous aurez fait le tour… mais bizarrement la sauce de Matt Reeves à ce petit plus qui la rend appétissante pour peu que l’on aime le sucré-salé !

Sucré les effets spéciaux en général et le monstre assez inédit pour être honnête et ne pas donner envie de le croiser. Sucré les personnages ordinaires assez sympathiques pour donner envie de les suivre… Sucré le montage caméra à l’épaule amateur-style et les petites trouvailles qui donnent l’impression d’être au coeur de l’action d’où petits frissons et multiples bonds du siège. Sucré la scène d’attaque dans le tunnel du métro ! Non, celle là elle carrément fantastique ! Les premières scènes de panique et de confusion dans Manhattan sont assez géniales aussi… Sucré l’idée de départ suivie envers et contre tout jusqu’au bout et surprise il ne s’agit pas de sauver le monde !

Salé l’humour un peu lourd de notre cameramen amateur. Salé les dialogues parfois aussi lourds que le notre cameramen et d’autres fois un peu surréalistes. Salé la tournure que prends l’ensemble au bout d’un moment… Je m’explique ? Franchement je vous le dis si c’était moi à la caméra il n’y aurait pas eu de film ! Je ne sais pas pour vous mais je cours mieux sans caméra au poing et sans… chaussures à talons.

Heureusement donc que je n’étais pas chargée d’immortaliser l’événement…

Conclusion ? Bon allez on le sait qu’aucun camescope n’aurait supporter un traitement pareil (sans même parler du problème de batterie) mais sans être un chef d’oeuvre disons qu’il trouve parfaitement sa place dans le haut du panier des films pop corn. L’angoisse est au rendez-vous, le dynamisme aussi… que demande le peuple ? Par contre je suis consciente d’être très indulgente finalement. L’effet de la reprise (seulement le deuxième film de l’année) ?

Ah. Si vous êtes sujet au mal des transport je vous conseille de gober vos comprimés de Cocculine avant votre séance, ça peut servir.


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