J’ai lu “Retour de flammes” le tome 10 de la série BD “Sillage”

Pour ceux qui ignorent de quoi je parle c’est par ici… Pour les autres, j’en étais donc restée à une impression somme toute mitigée sur la tournure que prenaient autant les événements que la série elle-même depuis quelques tomes. Force est de constater à la seconde lecture de ce tome 10, près de trois mois après l’avoir acheté (d’habitude je relis une BD deux à trois fois dans la semaine qui suit son achat), que non… rien ne va plus.

Allez synopsis quand même et on en reparle.

Retour de FammesNävis découvre que son plus ancien ennemi, Heillig, est condamné à servir de “moteur” pour son vaisseau-gîte. Assignée à résidence depuis la catastrophe du vaisseau de la Constituante, Nävis n’en fait qu’à sa tête et décide de libérer Heillig pour le rendre à son peuple : les Hottards. Ceux-ci vivent désormais sur la planète où notre héroïne a passé son enfance. En y redescendant, Nävis voit son passé ressurgir…”

Bon. Vous m’excuserez mais je ne vais pas passer par quatre chemin: Nävis commence vraiment à me gonfler. Ca suffit à la fin ! Quel âge a-t-elle ???! Marre de ses gamineries et de ses éternels apitoiements sur son sort avant de plonger tête baissée dans les ennuis qu’elle provoque elle-même en plus (c’est pas fun sinon…) sans plus réfléchir que ça alors que les événements antérieurs ne plaident pas en la faveur d’un tel comportement de sa part. J’ai l’impression d’une régression en âge mental depuis quelques tomes. Que se soit une héroïne au grand cœur n’écoutant que son courage, je veux bien; qu’on en fasse une gamine écervelée me passe moins… De même; introspection et questionnements de la part du personnage d’accord, qu’elle passe sa vie à déprimer ça commence à bien faire.

Du coups, les tomes en deviennent prévisibles et ça c’est un peu (beaucoup) embêtant. Franchement, je ne sais pas où le scénario de Morvan nous mènera et le plus inquiétant c’est que je ne suis pas sûre qu’il le sache lui-même ! Le dessin de Buchet est toujours impeccable par contre (”encore heureux !” serais-je même tentée de rajouter). Euh… quand même, j’ai trouvé qu’il abusait des mimiques et des “bouilles” pour Nävis cette fois-ci. Mais là je chipote peut-être une peu (beaucoup) ?

Bonne nouvelle cependant: on en apprend beaucoup plus sur les origines et les premières années de Nävis (sans qu’il y ait redondance avec le spin-off du même nom) notamment sur l’origine de ses fameuses bandes blanches (phosphorescentes ?) sur l’ensemble du corps. Et, je m’excuse, mais là encore: déception ! Je ne sais pas à quoi je m’attendais (peut-être au coup des expériences – éculé ? – style Wolwerine) mais certainement pas à ça.

Pour les 10 ans de la série, je m’attendais à mieux. A beaucoup mieux. Pour moi, la série s’essouffle. Je suis nostalgique des premiers tomes et d’un méchant comme Enshu Astukau par exemple. Les scénarii me semblaient moins simplistes; j’y trouvait plusieurs niveaux de lecture. Là pas grand chose à se mettre sous la dent. Dommage.


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