J’ai vu “Je suis une légende”…

Je vous le dis tout de suite: ce film comporte une scène absolument affreuse. Insupportable. Insoutenable. L’horreur absolue. Figurez-vous qu’une des protagonistes ignore qui est Bob Marley !!! Elle connaît Damian… Damian Marley (un des fils donc) mais n’a jamais entendu ne serait-ce qu’une note de Bob ! Vous imaginez ?? Non. Seigneur, ne me faites pas vivre dans un tel monde ! Pardon ? C’est déjà le cas ? Ciel… Nous avons donc déjà atteint le point de non retour ? Tout le reste n’est que de la gnognotte alors même un scénario catastrophe comme celui-ci:

Je suis une légendeRobert Neville était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d’origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd’hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre… Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d’autres survivants. Nul n’a encore répondu.
Mais Neville n’est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne - on les appelle les “Infectés” - rôdent dans les ténèbres… observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l’ultime espoir de l’humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang.
Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin…

Ca ressemble à un rôle taillé sur mesure pour les Oscars. Une vraie performance d’acteur (il faut quand même le souligner) avec la touche de politiquement correcte (un peu trop à mon goût) qui fait qu’il y a de fortes chances qu’il plaise au plus grand nombre (jury des Oscars compris ?).

Après vous avoir dit ça j’ai quand même un peu de mal à continuer ce billet. Parce que voilà: malgré un acteur très en verve et de vrais moments d’angoisse je n’ai pu me départir d’une impression de déjà vu qui a pris le pas sur le reste. Il faut dire que j’avais été carrément impressionnée par “28 jours après” celui dont, pour moi, cette troisième adaptation du roman SF de Francis Lawrence se rapproche le plus. Même en ne l’ayant pas lu, encore une fois, on sent les coupes sombres et les raccourcis qui font que parfois le scénario peut sembler léger sinon bancal.

Deux choses à propos des créatures: pendant ma séance je n’ai pu m’empêcher de rapprocher le comportement des mutants à celui d’un convent de vampires. Hiérarchie, photo-sensibilité, vitesse, allure générale… Pour apprendre que dans l’œuvre originale il s’agissait effectivement de vampires. - Ouais je sais ça vous fait une belle jambe mais il se trouve que mon égo de vampirophile a été quelque peu flatté de mon flair -. La deuxième chose c’est qu’il se trouve que quelques heures auparavant je regardais “Silent Hill” à la télévision et que l’aspect des mutants de “Je suis une légende” (mélange d’image de synthèse et motion capture) a tout de suite tilté chez moi et pour cause: les créatures de “Silent Hill” et nos fameux mutants enragés sont du même “géniteur”, un frenchie du nom de Patrick Tatopoulos. Ce qui me permet de rajouter un autre bémol au film à savoir qu’avec un éclairage direct les mutants ont vraiment l’air de sortir d’un jeu vidéo (qui existe d’ailleurs). Vraiment trop alors que dans “Silent Hill” l’atmosphère générale et la pénombre les rendaient incroyablement réalistes. Pour tout vos dire, j’ai trouvé les zombies de “28 jours après” beaucoup plus flippants tout en étant persuadée que le budget consacré, par la production, au effets spéciaux a dû être moindre (beaucoup de sang artificiel, de maquillage et de bonnes vielles lentilles de contact) ! De là à dire que certaines techniques de pointe en matière d’animation ne valent le détour que dans la pénombre il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas…

Mode digression on. En parlant de “Silent Hill“, c’est moi le personnage de “Cybil, de la police locale” est… just too much ??? J’ai failli hurler de rire (alors qu’une minute avant je n’en menais pas large croyez-moi) en la voyant; mon gaydar au bord de la surchauffe… Pas qu’il y ait quoique se soit de risible ni dans son apparence ni dans son rôle, bien au contraire, mais j’aimerais juste qu’on m’indique le coin de ce vaste monde où les policières (motardes) ont une tenue aussi sexy; moulées en pantalon en cuir noir et chemise cintrée. Un régal. Faut me dire parce que je me sens des envies de délinquance dans ces cas là, moi ! “Avec l’aide de Cybil, de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill” dit le synopsis. Ciel, il y a des scénarios qui mériteraient de tomber entre mes mains ! Je me serais fait une joie de vous le placer autre part dans la phrase cet “éperdue” en rajoutant deux ou trois mots (style “amour”, “relation”, lit” pour ne citer que ceux qui me viennent spontanément) et… Pardon ? Ca aurait changé l’histoire ?? Peut-être mais ça aurait peut-être égayer le quotidien des damnés de Silent Hill, non ?! Je suis sûre que ça l’aurait déridé un peu cette vieille folle de Christabella…
Anyway, dans ces cas là, quand mon gaydar s’affole en regardant un film ; le rituel est immuable à la maison entre moi qui ponctue chaque scène ou chaque dialogue anodin entre les deux protagonistes d’un “allez qu’on en finisse embrasse là bor*** je sais que t’en meurs d’envie !” et la miss à deux doigt de la crise de nerfs parce que décidément j’exagère à voir “le mal” partout et que je l’empêche de regarder son film ! Ceci dit, et pour en finir: pas mal du tout ce film. Contente de ne pas l’avoir vu au ciné (je n’aurais pas pu rester dans la salle sans me taper la honte). Mode digression off.

Erm… J’en étais où déjà moi ? Ah oui, le film avec Will Smith…

La narration se découpe en plusieurs temps en alternant avec une sorte de huis clos intimiste où l’on suit Robert Neville et son chien dans ce qui semble être leur quotidien pour la survie avec des flash back censés nous aider à comprendre comment on en est arrivé là. Puis doucement on bascule dans de l’action et dans l’adrénaline teintée d’épouvante avec la présence de plus en plus menaçante de nos mutants enragés et affamés; le tout Mad Max style (jerricanes d’essence sur le toit d’un monstre de véhicule tout terrain incassable).

Conclusion ? Non finalement, plus je me relis plus je me dis qu’il ne fera pas partie de mon top 10 2007 malgré un plaisir évident pendant ma séance. A vous de voir.

***

Euh… Pour en revenir à “Silent Hill” (ben quoi ??) je vous mets juste deux preuves formelles clichés.

Laurie Holden dans “Silent Hill”

It’s fun to stay at the Y-M-C-A !

Laurie Holden et Rhada Mitchell dans “Silent Hill”

“Vite, derrière moi mon amour ! Y’a plein de…de… machins gluants qui veulent nous tuer qui vont arriver ! Mais je ne les laisserais pas faire !”


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