Rencontres parisiennes

Tu dis, tu dis pas… T’écris, t’écris pas… Tu racontes, tu racontes pas ?… Tel était mon dilemme depuis mon retour de Paris dans cette île bénie des Dieux où il fait plus de 26°C toute l’année et où les gens ne deviennent pas fous dans le métro ! Dire, écrire, raconter mes rencontres avec quelques uns d’entre vous. De ceux qui me lisent depuis longtemps et pour qui j’ai accepté bien volontiers de sortir de l’anonymat douillet qui me permet d’écrire ici un peu tout et n’importe quoi (comment ça “surtout n’importe quoi !!!”) en ne me souciant pas vraiment de oubliant (phénomène bizarre qu’il me faudra un jour tenter d’expliciter à défaut de l’expliquer) l’image que je peux donner (obsédée sexuelle ? râleuse invétérée ? égo le plus démesuré de l’hémisphère Nord ? miss je crois tout savoir ? folle ? un peu beaucoup tout ça à la fois ?). Bref. De celles et de celui (l’identité de ce dernier faisant l’objet d’un suspens insoutenable, n’est ce pas ?) qui mettent désormais un visage sur des écrits… en plus de mes amis et alliés of course – qui me connaissent assez, eux, pour ne pas être trop déroutés par [moi] (enfin j’espère) –. Dire, écrire raconter alors que dans certaines circonstances les mots sont difficiles à trouver… même pour une bavarde invétérée comme moi !

Ce n’était pas prévu. Je vous le dis. Il n’était pas question que je rencontre qui que se soit via ce blog. Ca c’était au début… il y a un siècle ou deux an et quelques… quand je contrôlais encore quelque chose. Depuis c’est parti un peu en live parce que ce genre de choses ça vous échappe pour peu que vous ne sachiez pas exactement dans quoi vous vous fourrez. Force est de constater que je n’en avais pas la moindre idée.

C’était différent de New-York (faut que je vous raconte le personnage Alice B. quand même un de ces quatres !)… Cette fois j’ai accepté parce que c’était eux. Des “familiers”. Parce que je n’imagine pas être de passage dans un coin où il y a des gens que j’aime bien et ne pas essayer de les voir si l’occasion se présente ! Marrant ça quand même… Don’t get me wrong: à l’origine je n’ai pas ouvert ce blog pour me faire des amis ! J’en ai et ceux que j’ai me suffisent mais il se trouve que je fonctionne au coup de cœur !

Et je vais vous dire autre chose, à vous cette fois directement, – maintenant qu’il y a de nouveau un océan et un écran entre nous –: l’angoisse que j’ai ressenti était pire que celle d’un entretien d’embauche ! Pire parce que ce n’était pas la peur d’échouer qui m’étreignait mais celle de décevoir (qui pour moi est pire !). Celle de vous décevoir. Le “c’est “ça” [moi] ??!” si la différence entre celle que je suis en habits de scène et en habits de-la-vraie-vie-avec-des-soucis-dedans s’avérait trop importante. D’ailleurs si j’étais véritablement la jeune femme que j’aurais dû être ma timidité m’aurait empêché de me rendre aux différents rendez-vous mais je ne suis pas timide ! Je n’ai jamais pu me le permettre ! C’est dingue. Vous ne pouvez pas imaginez. J’ai fais des trucs hallucinants d’audace (quand j’y repense) dans ma vie comme mue par une force invisible alors que je sais, je suis intimement convaincue, que j’étais génétiquement programmée pour être une grande timide. Il se trouve que la vie ne m’a pas laissé le choix… C’était être comme je suis où me faire bouffer. Du coup… Tiens, je vais vous donner un preuve de ce que j’avance (je ne suis pas à une contradiction nuance près en tant qu’individu, vous me direz): quelqu’un comme Matoo par exemple (pour ne citer que lui) que j’aurais adoré rencontrer pour x et y raisons, je n’ai pas osé prendre contact avec lui (rien à voir avec son statut de “star”; il aurait dit oui ou non et puis ça aurait été réglé je vous le dis comme je le pense) ! C’est tout à fait pas moi et tout à fait moi en fait ! Va comprendre…
Bref. Maintenant je ne sais pas vraiment l’impression que j’ai donné (enfin si, pas celle là je suppose) mais en réalité je n’en menais pas large surtout dans les premières minutes.

Après il s’est passé exactement ce que j’espérais secrètement: c’était comme si je retrouvais en chacun d’entre vous le pourquoi de la complicité du blog. Ce qui m’avait donné envie de vous rencontrer et plus encore. Une confirmation en forme de “c’était donc bien ça !”: quand le feeling passe ce n’est jamais anodin. Du coup, je tiens à saluer ceux qui par leur modeste contribution on fait de ces rencontres un moment particulier à savoir : les serveurs du bistro “Le Père Fouettard” pour leur amabilité et leur professionnalisme (joke inside), le serveur amoureux des Antilles du “Watts” pour avoir reconnu mon accent et n’avoir pu s’empêcher de me chambrer avant de changer l’ambiance musicale (qui me convenait parfaitement) pour passer du zouk (c’est bien connu les antillais n’écoutent que ça !) en notre honneur (rassurez-vous, j’ai bien compris que c’était fait par gentillesse), le vin marocain, la météo (le froid j’adore !) et, bien sûr, les cheminots de la RATP et de la SNCF… pour tout le reste. Ceux que j’ai oublié sont priés de croire que ce n’est pas volontaire. Un séjour très blog de [moi] finalement alors que ce n’était pas prévu (par contre les trois quart de ce qui avait été prévu…).

Ce billet c’est ma façon à moi de vous dire que je suis heureuse d’avoir fait votre connaissance. C’était spécial. Vraiment spécial. Je n’ai qu’un seul regret: celui de pas avoir eu assez de temps…

J’ai de la chance de vous compter parmi mes lecteurs. Je le sais. Je voulais vous le dire. Je voulais aussi vous dire “merci”. Merci pour tout.

Spéciale dédicace à un agent LezCo à la solde du pouvoir confédéré, au maître S gentillesses de ce blog (c’est encore pire dans la vraie vie ! Vince t’es un amour voilà c’est dit ) et à non pas une mais deux rebelles au grand cœur (mais faut pas le dire !) dont une spécialiste de l’école buissonnière.


A propos de cet article