J’ai vu “Persépolis”… enfin “vu” c’est un bien grand mot tellement la projection était merdique !
Et je suis polie !
Images floues pendant le générique de début (heureusement). Pellicule qui saute. Film coupé en plein milieu une première fois. Images mal-cadrées pendant quelques minutes et, pour finir, re-coupure avant la réapparition magique de l’image juste pour… le générique de fin… Un régal de projection ! Je ne suis même pas en mesure de dire si j’ai vu le film en entier !
Et à part ça ? Ben, à part ça, j’ai quand même vu un super film d’animation. De gros bouts au moins…
“Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les événements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.
Avec l’instauration de la République islamique débute le temps des “commissaires de la révolution” qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.
Bientôt, la guerre contre l’Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère.
Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l’envoyer en Autriche pour la protéger.
A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l’adolescence, la liberté, les vertiges de l’amour mais aussi l’exil, la solitude et la différence.”
J’ai donc enfin pu le “voir” et franchement ces quelques désagréments n’ont pu m’empêcher d’en apprécier la force. Si l’Histoire pouvait nous être contée de la sorte dans les écoles…
Alors, une fois n’est pas coutume, je ne m’attarderais pas sur un film qui fait, à juste raison, l’unanimité. Cependant, si j’avais fait un billet digne de ce nom il aurait obligatoirement comporté les adjectifs suivants le qualifiant: intelligent, drôle, digne, sensible, instructif mais surtout universel.
Une vraie réussite que magnifie le noir et blanc et des dialogues au vitriol. Cette réplique de la grand-mère de Marjane Satrapi m’est d’ailleurs restée. Au soir de son départ pour Vienne celle-ci lui dit:
“Ecoute ! Je n’aime pas faire la morale, mais je vais te donner un conseil qui te servira à jamais. Dans la vie tu rencontreras beaucoup de cons. S’ils te blessent, dis-toi que c’est la bêtise qui les pousse à te faire du mal. Ca t’évitera de répondre à leur méchanceté. Car il n’y a rien de pire au monde que l’amertume et la vengeance ? Reste toujours digne et intègre à toi-même !”
C’est décidé, j’en fais mon nouveau motto…
Conclusion ? La miss a récupéré deux tickets gratuits… Oui, parce que comme on ne la lui fait pas, elle est partie comme une furie faire part de son indignation à l’accueil. Son interlocuteur, apeuré, a préféré désamorçé la bombe… tant mieux pour nous !
Sinon concernant le film en lui-même ? A voir of course.
Ah. Seul bémol: j’aurais préféré que nous soyons représentés par “La Môme” aux Oscars 2008… Franchement.
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- Publié:
- 26.10.07 / 16:12
- Catégorie:
- Vu, lu, entendu


et scarlett aurait eu moins de poitrine, peut-être qu’on ne l’aurait pas eu non plus. (je sais, là je suis de mauvaise foi)
) si « Match Point » a été importé pour elle, c’est un peu dommage vu ce qui lui arrive dans le film. Sinon j’espère que vous pourrez voir le dernier Woody Allen (« Le rêve de Cassandre ») parce qu’il est vraiment bon, dans la même veine que « Match Point », mais bon il n’y a pas Scarlett - par contre pour les jeunes filles hétéros il y a Ewan McGregor et Colin Farrell.





14 Commentaire(s)
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