Debriefing LezCo 1.3
Vu le sort qui avait été réservé au premier debriefing qui s’était transformé en plébiscite pour un mystérieux caleçon gris dont on n’a toujours pas vu l’ombre d’une couture en photo (à bon entendeur…) j’avoue que j’ai hésité un peu à retenter l’expérience. C’est que ce dérapage off topic en commentaires m’interpelle (oui je sais que c’est une fâcheuse habitude – les dérapages off topic - sur ce blog depuis l’arrivée d’une certaine “D.” mais bon). Est-ce parce que finalement c’est un billet de trop après une consultation LezCo ? Est-ce que je ne devrais pas plutôt laisser la discussion se dérouler sur le billet de la consultation en question jusqu’à l’atteinte du fameux point Godwin… ou pas d’ailleurs ? Je vous pose la question.
En tout cas, pour en revenir à ce qui m’amène, ce que j’ai retenu pas si tant de la question de nattie mais de sa façon de la formuler notamment c’est la difficulté de se dire. C’est même autre chose : c’est la difficulté de s’avouer qu’on ressent des sentiments pour une autre femme et que ce genre de choses peut vous tomber dessus sans crier gare arriver. C’est marrant, tu te serais exclamée “mais je ne suis pas une camioneuse !” que ça ne m’aurait pas plus étonné que ça nattie. Il n’y a pourtant pas mort d’homme… Je n’ai pu m’empêcher de sentir en arrière plan (peut-être que je me trompe) un peu de dépit.
Pas envie d’être identifiée comme une homosexuelle ? Là je parle au sens technique du terme c’est-à-dire que malgré ma conviction profonde de l’inadéquation d’un seul terme (quelque soit le terme) pour définir tous les possibles et toute la complexité de l’esprit humain surtout en matière de sexualité il se trouve que le fait d’aimer physiquement une autre femme se retrouve à “h” (ou à “l”) dans le dictionnaire ! Je persiste et je signe: aucune sexualité ne te définit pas en tant qu’être humain. Aucune. Aucune ne t’oblige pas à embrasser telle ou telle culture ou sous-culture que tu n’apprécierait pas. Aucune ne te condamne pas à correspondre aux stéréotypes négatifs que de nombreux certains ignares doublés d’imbéciles (j’insiste), dans le cas de l’homosexualité, ont d’elle.
Au risque d’enfoncer des portes ouvertes (j’espère !) je rappelle que ce n’est pas une tare ! Ni un malheur. Ni une fatalité. Rien de tout ça. C’est un choix de vie comme il en existe beaucoup. Un choix ! Attention : ça ne veut pas dire que ce choix ne s’impose pas parfois (de façon plus ou moins brutale et inéluctable) ! Je veux tout simplement dire qu’il reste le libre arbitre. Celui d’assumer ou pas. De le vivre ou pas. De le vivre pleinement ou non. D’être aigrie ou non. Les autres ne pourront que s’accommoder de ta décision… Ca jasera si ça se sait ?? Ca ne leur passera pas peut-être ????
Peur de ne être comblée sexuellement ? Là, je ne te réponds même pas… Si. Juste une question sur laquelle il conviendrait de méditer si c’est ce qui te dérange : penses-tu que nous risquerions toutes la stigmatisation pour prendre le risque de ne pas être pleinement satisfaite ? Sérieusement. Faut arrêter deux minutes. Attention (bis): comme dans toutes sexualité il y a des individus qui ne savent pas y faire. Ca c’est une autre problème !
Sinon qu’est-ce que ça peut bien être cette peur… La peur de l’inconnu ?
Je ne sais pas pourquoi mais j’ai tendance à penser qu’il doit y avoir vachement plus grave dans la vie que de se découvrir amoureuse d’une femme en en étant une soit même. Vraiment. Je pense qu’il faut relativiser les choses. Très vite. Sous peine de s’enfermer soi-même et c’est là que réside le danger. Celui de se perdre. Or, nom de nom, c’est un simple sentiment amoureux et comme tout sentiment amoureux, il peut être partagé ou pas ! Point.
C’est peut-être là que la bât blesse et ceci m’amène à un second point : la vie est faites de risques à prendre. D’opportunités à saisir. A se créer également. Rester à attendre que les choses se passent… n’est pas une option fiable (et tu ne peux pas savoir à quel point je suis intimement convaincue de ce que je dis à l’heure où j’écris). Jouer l’indifférence face à quelqu’un qui vous fait fondre… non plus ! C’est le seul côté emmerdant de l’affaire. Le seul.
Tiens, ça me rappelle cette chanson de Claude-Michel Schönberg (1974).
A propos de cet article
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- Publié:
- 4.10.07 / 16:34
- Catégorie:
- In my "L" world



J’en veux pour preuve la réunion de trois spécimens friands des types de commentaires incriminés dont un passé maître dans l’art…















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