Archives pour octobre, 2007

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LezCo® 1.4*

Mardi, octobre 30th, 2007

On essaye de terminer le mois en fanfare avec une nouvelle consultation ?

Les règles comme d’hab ?

1) Seule la première question posée en commentaire sera traitée. (avec le petit background qui permettra une vue d’ensemble),
2) Nous répondrons directement dans les commentaires.
3) Une modification: si comme d’habitude le dialogue s’installera, au départ, uniquement entre notre interlocutrice et nous; ensuite chacun pourra donner son avis sur le même fil de commentaire (ouais je sais c’est risqué mais on va essayer) une fois que j’en donnerais le signal (mouais…).
4) Ces règles sous forme de mode d’emploi évoluera certainement en fonction des difficultés et des cas de figures rencontrés.

Attention, je le répète encore une fois: si vous n’avez pas le sens de l’humour cette consultation n’est pas pour vous ! Bien sûr, en parfaite tyrane que je suis et comme je l’ai je pense déjà précisé, je me réserve le droit de refuser une question pour des motifs que je prendrais tout de même soin d’expliciter.

Non lilouette, non Dayle, non nattie vous y avez déjà eu droit !… par contre toi là-bas…

*Ca y est, j’ai trouvé ma dénomination finale ! (premier chiffre pour l’année, second pour l’épisode)

J’ai vu “A vif”… et ça faisait un bail que je n’avais pas vu Jodie Foster aussi habitée…

Dimanche, octobre 28th, 2007

Attention: je n’ai pas dit que c’était le film de l’année ! Il est quand même moins nul que les deux dernières productions hollywoodiennes dans lesquelles elle a joué à savoir “Panic Room” (2002) et “Flight Plan” (2005). Tiens, je suis en train de me rendre compte que sa dernière apparition digne de ce nom (bon film et bon rôle) remonte, pour moi, à… “Un long dimanche de fiançailles” (2004). Le Jeunet.

Mais revenons à nos moutons… Synopsis ?

A VifErica Bain a trouvé dans les rues de New York son domaine d’élection. C’est là qu’au fil de ses longues marches, elle recueille les sons et les histoires vécues qui alimentent son émission radiophonique “Street Walk”. Le soir, elle rejoint l’homme de sa vie, son fiancé David Kirmani. Mais, une nuit, le couple est sauvagement agressé aux abords de Central Park ; Erica, grièvement blessée, a en outre la douleur de perdre son compagnon.
Erica se remet lentement de ses blessures, mais non de la perte de David. Pire, la ville qu’elle aimait tant lui inspire désormais une profonde angoisse. Ses lieux les plus familiers, les plus accueillants, lui sont devenus aussi étranges qu’inquiétants.
Erica décide d’agir contre cette peur qui menace sa raison. Elle s’achète une arme. Elle tue une première fois, en état de légitime défense, puis une deuxième fois alors qu’elle aurait pu se mettre à couvert. La peur qui la paralysait depuis des semaines, s’envole du même coup, cédant la place à une obscure et indéfinissable pulsion. A chaque fois qu’elle tue un nouvel agresseur potentiel, Erica a le sentiment d’occulter un peu plus son drame, de remonter le fil du temps, de ramener David à la vie.
La population suit avec une fascination horrifiée les exploits de ce mystérieux “justicier”, et le lieutenant du NYPD Sean Mercer finit par soupçonner Erica, avec laquelle il a noué une étroite relation…

Je ne m’attendais pas à cette digression sur le thème du justicier. Ca m’a rappelé “Watchmen” tiens. Malheureusement même si l’idée de départ n’est somme toute pas mauvaise (notamment le fait que se soit une femme qui endosse ce rôle) les acteurs (très bon) ne parviennent pas à masquer les nombreuses incohérences du scénario. En fait l’ensemble fonctionne très bien jusqu’à mi-film à peu près. Après on sombre dans du convenu jusqu’à un happy end tiré par les cheveux en plus d’être malvenu (à mon avis).

Je suis cependant surprise du lynchage médiatique dont il fait l’objet. Je ne l’ai pas vu comme une apologie de l’auto-vengeance.

Il se trouve que je ne peux pas en parler plus que ça sans spoiler donc je m’arrêterais là.

Juste… j’ai déjà vu beaucoup mieux cette année mais plus nul également !

Je refuse les “statistiques ethniques”…

Vendredi, octobre 26th, 2007

Je refuse les “statistiques ethniques“…

Je refuse que quiconque me réclame ma couleur de peau, mon origine ou ma religion… Ni l’Etat, ni mon chef d’entreprise, ni un institut de sondage. Je refuse que l’on puisse faire de même avec mon conjoint, mes enfants ou mes parents… Mon identité ne se réduit pas à des critères d’un autre temps… Celui de la France coloniale ou d’avant août 44.

Je m’oppose à un Etat qui réhabilite une nomenclature raciale en se fondant sur la couleur de peau ou établisse un référentiel ethnico-religieux sur la base d’origines ou d’appartenances confessionnelles réelles ou supposées en totale contradiction avec les libertés et droits fondamentaux de la personne.

Prétendre que l’action en faveur de l’intégration et l’égalité de traitement reposent sur l’établissement de “statistiques ethniques” est une manipulation intellectuelle et politique. On ne combat pas les phénomènes discriminatoires à l’aide de marqueurs identitaires. Les organisations qui se donnent pour objet de lutter contre les discriminations sont d’ailleurs massivement hostiles aux “statistiques ethniques” ! Ne faudrait-il pas commencer par publier les décrets d’application du CV anonyme et ouvrir les 5,2 millions d’emplois non régaliens actuellement fermés aux étrangers non européens ?

La nécessaire connaissance de la réalité des discriminations doit passer par d’autres moyens comme, par exemple, les “testings” qui doivent se pratiquer à grande échelle comme le fait le BIT… Le regard doit d’abord se poser sur les auteurs de discrimination. S’opposer à un délit a toujours nécessité d’étudier l’attitude du délinquant, pas celle des victimes potentielles.

Autoriser de telles les “statistiques ethniques” conduit à renforcer une vision ethnicisante du monde et offre une prétendue caution scientifique aux stéréotypes racistes qui continuent malheureusement de travailler de l’intérieur la société française. Après les tests ADN qui organisent un “tri” parmi les immigrés, la dimension raciale et/ou ethnique ne doit pas servir à diagnostiquer les Français.

Je refuse que l’on m’enferme dans une catégorie ethno-raciale pour finalement, à l’aide de cette dangereuse grille d’interprétation, définir mes droits et juger mes comportements …

Je souhaite que l’on cherche à diagnostiquer réellement les pratiques discriminantes afin de contraindre les auteurs à y mettre un terme sans délai et obtenir des condamnations dissuasives par la voie civile ou pénale.

Au fond, je refuse de renier les principes fondateurs de notre République !

Je n’adhère pas à toutes les idées énoncées dans le texte de la pétition d’SOS Racisme mais l’essentiel reste que je suis contre ces fichues statistiques ethniques. Si elles avaient fait leurs preuves ça se saurait !

J’ai vu “Persépolis”… enfin “vu” c’est un bien grand mot tellement la projection était merdique !

Vendredi, octobre 26th, 2007

Et je suis polie !

Images floues pendant le générique de début (heureusement). Pellicule qui saute. Film coupé en plein milieu une première fois. Images mal-cadrées pendant quelques minutes et, pour finir, re-coupure avant la réapparition magique de l’image juste pour… le générique de fin… Un régal de projection ! Je ne suis même pas en mesure de dire si j’ai vu le film en entier !

Et à part ça ? Ben, à part ça, j’ai quand même vu un super film d’animation. De gros bouts au moins…

PersépolisTéhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les événements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.
Avec l’instauration de la République islamique débute le temps des “commissaires de la révolution” qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.
Bientôt, la guerre contre l’Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère.
Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l’envoyer en Autriche pour la protéger.
A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l’adolescence, la liberté, les vertiges de l’amour mais aussi l’exil, la solitude et la différence.

J’ai donc enfin pu le “voir” et franchement ces quelques désagréments n’ont pu m’empêcher d’en apprécier la force. Si l’Histoire pouvait nous être contée de la sorte dans les écoles…

Alors, une fois n’est pas coutume, je ne m’attarderais pas sur un film qui fait, à juste raison, l’unanimité. Cependant, si j’avais fait un billet digne de ce nom il aurait obligatoirement comporté les adjectifs suivants le qualifiant: intelligent, drôle, digne, sensible, instructif mais surtout universel.

Une vraie réussite que magnifie le noir et blanc et des dialogues au vitriol. Cette réplique de la grand-mère de Marjane Satrapi m’est d’ailleurs restée. Au soir de son départ pour Vienne celle-ci lui dit:
Ecoute ! Je n’aime pas faire la morale, mais je vais te donner un conseil qui te servira à jamais. Dans la vie tu rencontreras beaucoup de cons. S’ils te blessent, dis-toi que c’est la bêtise qui les pousse à te faire du mal. Ca t’évitera de répondre à leur méchanceté. Car il n’y a rien de pire au monde que l’amertume et la vengeance ? Reste toujours digne et intègre à toi-même !

C’est décidé, j’en fais mon nouveau motto…

Conclusion ? La miss a récupéré deux tickets gratuits… Oui, parce que comme on ne la lui fait pas, elle est partie comme une furie faire part de son indignation à l’accueil. Son interlocuteur, apeuré, a préféré désamorçé la bombe… tant mieux pour nous !

Sinon concernant le film en lui-même ? A voir of course.

Ah. Seul bémol: j’aurais préféré que nous soyons représentés par “La Môme” aux Oscars 2008… Franchement.

Vous êtes sœurs ?

Jeudi, octobre 25th, 2007

C’est de plus en plus fréquent.

En général je me contente d’un “non”. Sourire aux lèvres (quand je suis d’humeur) ou pas. Vous savez ; de ce genre de “non” qui n’encourage pas plus que ça l’approfondissement de la question. Surtout qu’en général je ne connais l’interlocuteur en question ni d’Adam, ni d’Eve ! Mais j’imagine parfaitement le sens de cette interrogation existentielle… et la nécessité, presque viscérale, de savoir si on a mis le doigt sur THE réponse alors que rien (mais absolument rien !) sinon un sens aigu et affûté de l’observation, tout à l’honneur de celui qui le possède (n’est ce pas ?), ne pouvait le laisser deviner. Sisterhood ! Of course. What else ?

Parce que, blague à part, il y a quelque chose entre ces deux jeunes femmes. Un lien. Sinon, comment expliquer cette complicité ? Cette connivence ? Qu’est-ce donc… Ce truc qui semble les rapprocher. Cette… tendresse… ???! [Pause dans la réflexion] Elles ne peuvent pas être que de très bonnes amies. C’est plus que ça… Ca se sent qu’il y a plus que ça entre elles. Ce rapport de l’une à l’autre qui relève presque… de l’intime. De l’intime ??! Mais en même temps elles n’ont pas l’air d’en être gênées ; de s’en cacher. Ca a l’air d’être tellement naturel… En plus elles ont l’air normales. Mais bon sang mais c’est bien sûr…! Pourquoi aller chercher midi à quatorze heure ? Suis-je bête : elles sont sœurs !!!

Reste alors à valider ce fantastique travail des neurones ! D’où la question posée à brûle pourpoint avec l’air “purée, j’suis trop perspicace, moi !”, presque complice, qui va bien : “Vous êtes sœurs ?” (avec le “n’est ce pas” sous-jacent).

Intervient ce “non” sans appel et pas plus de gêne ou mieux de peur dans le comportement. Surprise. Et là en général notre interlocuteur n’ose même plus approfondir sa réflexion ! Pas devant nous en tout cas et surtout pas à haute voix !

Mais quand même la dernière fois, lorsque la miss s’en est allé me laissant seule en présence de la makrelle du jour j’ai quand même eu droit à un :

“Vous êtes collègues alors ?…”

Je rêve du jour où mon éducation se fera oublier me permettant de lâcher, l’air de rien, un “Non, juste lesbiennes pourquoi ?”. J’en rêve…

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