J’ai vu “Caramel”… mi-figue, mi-raisin
“A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.
Layale est la maîtresse d’un homme marié. Elle espère encore qu’il va quitter sa femme.
Nisrine est musulmane et va bientôt se marier. Mais elle n’est plus vierge et s’inquiète de la réaction de son fiancé.
Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes, en particulier cette cliente qui revient souvent se faire coiffer.
Jamale est obsédée par son âge et son physique.
Rose a sacrifié sa vie pour s’occuper de sa soeur âgée.
Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées.”
Bon, alors pour une fois je prends vraiment un synopsis en flagrant délit de publicité mensongère je ne vais pas me gêner: de quelles “conversations intimes et libérées” parle-t-on ? Au pluriel ??? Y’en a qu’une en 1h35 de film, faut pas exagérer quand même ! Une seule conversation “intime et libérée”. Point.
Pendant que j’y suis, si vous souhaitez aller le voir (en plus du sujet classique de film de et pour filles/femmes) parce que “Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes, en particulier cette cliente qui revient souvent se faire coiffer” Forget about it ! N’allez pas le voir que pour ça. Vraiment. Par contre j’ignorais totalement que se faire laver les cheveux au bac pouvait être un acte aussi sensuel. Ciel, c’est que je ferais attention maintenant !
Et puis non, les générations ne se confient pas. Non. Elles se rencontrent et se parlent. Oui. C’est d’ailleurs tout ce qu’elles font. Elles se reconnaissent en se croisant. Voilà. Ce n’est pas désagréable d’ailleurs mais il n’y a pas de confessions (enfin si j’en compte une en étant large) !
Tout ça pour dire que le sujet bien que déjà traité (et mieux traité puisque je vous donne mon avis) se voulait intéressant, surtout avec le Liban en background, mais à mon sens la montagne a accouché d’une souris ! S’il s’agissait de nous prouver que les Libanaises sont des femmes comme nous malgré le contexte politico-religieux et les pressions sociales et que là-bas également la solidarité féminine est de mise c’est réussi mais personnellement je n’en doutais pas. C’est peut-être là que le bât blesse me concernant. J’en suis même sûre tiens…
Maintenant le film se laisse regarder. Sans problème. Il y a même de vrais moments (pluriel non usurpé cette fois) d’émotions et de tendresse. Cependant, il a ses limites (c’est le premier film de Nadine Labaki) et ne peux les cacher bien longtemps; que se soit au niveau du scénario en lui-même (vraiment bien léger je trouve) que du jeu des acteurs. Ils ne sont tout simplement pas tous au même niveau et maintenant que je sais que ce ne sont pas des comédiennes professionnelles je comprends mieux même si le couple Rose/Lili est magnifique.
Ah oui. Très belle photographie ce qui rajoute au plaisir des yeux en ce qui concerne une ou deux actrices dont Nadine Labaki. Qu’est-ce que c’est beau une brune. Incroyable.
Conclusion ? Si vous voulez le voir, ne boudez pas votre plaisir. Malgré ce que peux laisser croire le début de ce billet; je n’ai pas passé une mauvaise soirée mais comme dirait mon père: “y’a mieux mais c’est plus cher !”.
***
En relisant les très bonnes critiques sur le film une question s’est imposée à moi: “what’s wrong with you [moi] ?”… Comment expliquer que tout le monde soit si indulgent ? Est-ce parce que c’est un film libanais et que vu le contexte politique à sa sortie… ? Est-ce parce que le principe des cartes illimitées rend une majorité d’entre vous bon public ? Ou est-ce vraiment moi ??
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- Publié:
- 28.9.07 / 14:03
- Catégorie:
- Vu, lu, entendu
), mais c’est tout. Mais bon, c’est déjà pas mal.







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