Les vacances c’était bien… (part 2)
J’avais promis de vous raconter ça au feeling ; selon mes impressions plus qu’au jour le jour (d’où une difficulté certaine à le faire rapidement ! – je dis ça je dis rien, hein –).
Pour rentrer dans le vif du sujet (le précédent billet relevant plus de l’introduction) cela ne vous étonnera guère, je suppose, de savoir que, première fois oblige, nous avons fait ce que nous considérions comme les principaux pièges à touristes must do touristiques de New York. Ceci avec plus ou moins de bonheur. En effet, le problème dans ces cas là, pour moi, c’est l’impression, désagréable, d’être traitée comme du bétail. Et il y a une composante dans cette expression dont j’ai véritablement pris conscience grâce à cette expérience : le bétail c’est plutôt stupide !
Les fouilles (plus sommaires qu’à l’aéroport ceci dit mais toujours chiantes) ça allait encore mais au bout de moment le personnel même commençait à me taper sur le système. Entre les “baliseurs” (une personne tous les 10 mètres - après certains s’étonnent de leur taux de chômage ! - ), les “fluidifieurs de trafic” (qui vous encourage en gueulant un peu pour que le troupeau entier tout le monde entende, à avancer, à reculer, à aller à droite ou à gauche histoire de… fluidifier le trafic et d’éviter tout ce qui est engorgement ou embouteillage à des endroits non stratégiques - time is money ! - ) et, en bout de chaîne, l’inévitable “baliseur-aboyeur” de consignes en tout genre mâtinées de promos pour vous faire dépenser jusqu’à votre dernier dollar au bout d’un moment je n’en pouvais plus.
Je suis convaincue que leur présence permet un gain de temps appréciable mais, tout à leur job, ils en arrivent vraiment à nous considérer au mieux comme des imbéciles au pire comme sortant juste de la table d’opération après une lobotomie ! Très peu pour moi… Pour voir Miss Liberty ça allait encore mais les ai trouvé un peu lourds à l’Empire State. Juste un peu… lourds.
Petite anecdote concernant notre visite à la statue de la Liberté. Je venais juste de faire l’acquisition de mon nouveau joujou numérique et d’une carte mémoire de 2 GB. 2 GB. Mes yeux brillaient quand j’ai vu s’afficher le nombre de photos possibles. Plus de 900. Du coup je l’ai photographié sous toutes les coutures ! Toutes ! J’ai au moins photos dont certaines en double ou en triple exemplaire (ne me demandez pas pourquoi). C’est au point où ma mère y est allée de son commentaire sarcastique du style “T’es sûre que tu as pu voir la statue de la Liberté ?”.
De tous ces lieux où vous avez l’impression de vous retrouver au pied de la tour de Babel juste après le courroux de l’Eternel, ceux dont je garde le meilleur souvenir restent Times Square et le MoMA pour Museum of Modern Art.
Times Square ça a quand même été THE claque. Difficile d’expliquer cette sensation de plonger dans un bain de lumières et d’animation. L’excitation y est collective et contagieuse je crois. Ahurissant cette impression de ne pas pouvoir tout saisir du regard. Un peu hypnotique aussi. Au crépuscule c’est incroyable. C’est simple: sur les photos nous avons l’air complètement stoned ! Je ne sais pas qui paye la note d’électricité (si, c’est la planète au final) mais elle doit être salée !
“Black Power à Times Square, c’est pour que tout le monde le voit. En Amérique, l’homme noir est définitivement en pleine ascension. Nous luttons contre la pauvreté, contre le manque d’éducation de notre communauté… Il y en a marre de montrer du doigt le gouvernement, d’attendre qu’il fasse quelque chose pour sortir les nôtres de la misère ; on s’est mis au travail avec Russel Simmons [fondateur du label Def Jam et de la marque Phat Farm, ndlr], Jay-Z, Michael Jordan, Oprah Winfrey, Barack Obama… Nous devons contrôler nos destinées, car personne ne le fera à notre place.” (P. Diddy à propos de sa photo sur Times Square)
Vous me connaissez, je ne suis pas pro-revendication de ce genre (je ne vais pas ré-expliquer pourquoi) mais faut reconnaître que ça a vachement de la gueule. Vachement.
Le MoMA c’est un de mes coups de cœur. Un vrai. Un coup de cœur et un crève cœur. Un crève cœur parce que figurez-vous que mon superbe appareil photo est tombé en panne de batterie au second étage ! J’ai crû que j’allais en pleurer ! Conclusion : je n’ai aucune photo des trois derniers étages même s’il est clair que les toiles de maître (du grand classique : de Cézanne à Van Gogh en passant par Picasso, Munch, Gauguin, Matisse j’en passe et des meilleurs) que j’ai vu resteront gravées à tout jamais dans mon esprit. J’aurais quand même aimé les photographier. Deux toiles m’ont impressionné pour le travail de la matière que je ne soupçonnais pas: “Les Oliviers” de Van Gogh (1889) et “Full Fathom Five” (1947) de Jackson Pollock.
Ah. Dernière chose. Je vous recommande le restaurant du deuxième étage. Ne vous fiez pas au faux air de cafétéria (au sens péjoratif du terme) c’est succulent et raffiné. Une très agréable surprise.
“The River” scuplture d’Aristide Maillol
Dernière anecdote sur le MoMA: nous avons bénéficié toutes les deux du tarif étudiant (il n’y a pas de petites économies) ! Faut le faire quand même ! Ceci dit, en jeans et en baskets (comme c’était le cas ce jour là) je fais à peine 25 ans… rajoutez à ça un sourire de la miss…
Pour finir: Central Park. C’était bien Central Park. Le temps était superbe donc nous avons loué des vélos. Après cette cruelle désillusion expérience, en descendant de cette machine de la mort je me suis promis de reprendre le sport en rentrant… Et… Pardon ? Oui, oui, je reprends demain ! Je me muscle les doigts sur mon clavier pour l’instant. C’est un bon début non ?
A propos de cet article
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- Publié:
- 11.9.07 / 18:32
- Catégorie:
- In my "L" world








pour le petit joujou, je suis jalouse.







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