Les vacances c’était bien…
Doux euphémisme. New-York c’est mon truc. Ce que la ville dégage, son rythme échevelé, les gens que j’y ai rencontré… un vrai coup de cœur ! Pourtant j’avoue qu’au départ j’étais un peu sceptique bien que rêvant de pouvoir en arpenter les rues. Ambivalent ? Pas du tout. J’avais déjà vu et vécu le “revers de la médaille” du rêve américain. Je mets bien l’expression entre guillemets parce que mon expérience personnelle n’a pas du tout été catastrophique ou mauvaise en soi (bien au contraire) mais mes quelques années là-bas m’ont permis de prendre véritablement conscience de quelques travers de la société américaine qui échappait avant à mon esprit anesthésié par la fascination (nourrie et soigneusement entretenue par Hollywood !). Je craignais donc secrètement que la ville ne tienne pas toutes ses promesses. Vous ne me croirez pas si je vous dis à quel point elle les a tenu. Sur tous les tableaux. Là, j’ai bien compris pourquoi tout le monde se plaît à répéter à l’envie que New York n’est pas l’Amérique; ce à quoi moi je rajouterais: “pas du tout et c’est bien dommage pour le reste de l’Amérique !”.
C’est donc pourvu du kit du parfait touriste new-yorkais (jean, baskets, carte du métro et guide du Routard en l’occurrence) que nous avons arpenté Manhattan en long et en large pendant 11 jours (mes petons et mes cuisses – marches du métro obligent – s’en souviennent encore). 11 jours complètement fous donc qui mériteraient que je prenne des vacances pour récupérer… de mes vacances ! J’ai tellement de choses à dire que pour une fois je ne savais absolument pas par quel bout commencer ce billet; ni même comment le faire (ordre chronologique ou autre) !
Après réflexion, j’ai choisi de garder le système d’une photo par jour et de vous faire part de mes impressions plus que de vous décrire mon séjour point par point.
De notre arrivée je retiens, en plus de ces fout** pseudo “contrôles de sécurité” de mer** pour vérifier que vous n’êtes pas un terroriste en puissance décidé à mourir en martyr, l’image de la ville de nuit et de la pointe rougeoyante de l’Empire State. Du “wow j’y suis !” qui m’a traversé l’esprit, au chauffeur de taxi indien ( ?) chantant à tue tête un air très Bollywood à un interlocuteur au téléphone (véridique !) tout en oubliant (me semble t-il) son pied sur l’accélérateur, en passant par le “Please, don’t bring dead animals in here…” de notre végétarien d’hôte à la remise des clés, le ton était donné. Et quel ton !
Tiens à propos de l’entrée sur le sol américain, les questions du formulaire vert I-94W (arrivée/départ pour non-immigrant) sont encore plus hilarantes que dans mon souvenir. Enfin pour ceux qui ne se prennent pas au sérieux… ce qui n’est pas le cas de leurs douaniers. Nom de nom, si je n’étais pas parfaitement au courant du risque encouru à vouloir leur pointer du doigt le ridicule de la situation se serait un coup à le leur remettre en ayant fait un “plouf, plouf, plouf…” pour répondre à ces idioties sur (en vrac) mon éventuelle implication dans des activités de sabotage, de terrorisme, d’espionnage, de génocide et même dans la solution finale (oui je parle bien de la Shoah). Cependant, j’avoue que répondre sur mes activités immorales a été un vrai dilemme. Tiens, je me demande si je n’ai pas menti sur ce coup là !
East Village. Nous nous sommes rapidement rendu compte que nous n’aurions pas pu mieux tomber. Ce quartier en plein renouveau un peu bohème voir un peu underground et à la vie nocturne trépidante, grâce notamment aux nombreux restos de toutes les nationalités qui font sa réputation, convenait parfaitement à notre état d’esprit. Coup de pot, notre pied à terre était on ne peut mieux situé géographiquement puisque pas loin de Soho (un quart d’heure à pied à tout casser) ou de Lower East Village avec de plus une bouche de métro à 5 mn. Du coup il nous était très facile de partir le matin de revenir en fin d’après-midi se doucher et/ou se reposer une ou deux heures (plus vers la fin du séjour) pour repartir de plus belle pour une night session jusqu’à plus d’heure. Ce dont nous ne nous sommes pas privées…
Au départ, Routard aidant, j’avais en tête d’arriver là-bas avec un programme balisé de trucs à voir et à faire mais rapidement il m’est apparu comme une évidence qu’il était hors de question de suivre quoi que se soit de défini à l’avance. Ce serait selon l’humeur du moment et l’air du temps avec cependant quelques incontournables: Miss Liberty, l’Empire State, le MoMA, Central Park, la 5ème Avenue, Greenwich, le Rocky Horror Picture Show, une pièce à Broadway (”Hairspray” en l’occurrence) et l’inévitable séance ciné (oui même en vacances ailleurs !). Verdict ? Nous n’avons pas eu le temps d’aller voir une pièce à Broadway (vous y croyez ça !) et la programmation ciné était tellement nulle que l’idée a vite été jetée aux orties ! Sinon j’ai des images pleins la tête… et mon appareil photo (plus de 400 je crois).
Pour en finir avec cet appetizer, la magie d’Internet en général et des blogs en particulier réside également dans la capacité à générer de vraies belles rencontres. Notre passage sur New-York en a permis trois totalement inoubliables que je ne manquerais pas de relater ici. De gens qui une fois entrés dans votre vie peuvent y rester pour peu qu’il y ait un petit coup de pouce du destin tellement c’est bon de se retrouver avec eux dans un bon resto à rire aux éclats comme de vieux complices ou à échanger passionnément sur whatever pendant des heures.
Alors oui à ce stade de mon récit je peux véritablement faire mien le slogan qui s’affiche sur tous les t-shirts : I (love) NY !
I felt deeply in love with NY the cosmopolitan.
Graffiti sur Second Avenue (East Village)
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- Publié:
- 6.9.07 / 6:09
- Catégorie:
- In my "L" world
Oui, c’est une ville magique, never sleeping. A en tomber amoureux. 



C’est le suspens de la mort cette affaire. Tu nous fais un coup de Ron l’infirmier qui six mois après nous distille encore des morceaux de son voyage en Californie. AU BOULOT.





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