My bad ?
Il faut quand même que je vous le dise parce que… parce que c’est moi et que je ne peux pas faire autrement ! Quelques unes d’entre vous s’attendent peut-être à ce que j’ai les réponses à un certain nombre de leurs interrogations “existentielles” en rapport avec leur sexualité. Des réponses nettes, tranchées ; de celles qui leur éviteraient de se tromper ou de passer à travers certains écueils. Je ne les ai pas. Je suis désolée mais je ne les ai pas ces réponses !
Parfois les mots clés qui vous ramènent vers moi me font sourire ou me plongent dans un abîme de perplexité quand ils laissent deviner une certaine détresse.
Encore une fois, je ne sais pas quelle image je donne sur ce blog mais il ne faudrait pas croire qu’il s’agisse de faire l’apologie d’un mode de vie ou d’une sexualité (la mienne en l’occurrence).
Si je vous en parle c’est parce que parfois j’ai l’impression que j’ai pu laisser croire le contraire. Si c’est le cas, je m’en excuse. Mais vie n’a pas été - n’est pas - un long fleuve tranquille. Loin de là ! J’ai eu ma part de désillusions et de problèmes (ceux qui savent lire entre les lignes le savent certainement) et croyez-moi, je ne suis pas assez optimiste pour croire que la vie ne m’en réserve pas d’autres. Je suppose qu’à travers le prisme du blog ma vie actuelle peut sembler parfois fortement “enviable” (notez les guillemets) mais ne vous y trompez pas : d’un je vous signale que je ne vous raconte pas tout (loin de là) de ma vie et de mon couple (vous ne savez, par exemple, rien de nos nombreux désaccords dont certains peuvent porter le germe d’une rupture éventuelle comme tout couple qui se respecte) et d’autre part cette vie qui peut paraître “enviable” n’a absolument rien à voir avec ma sexualité ! Ce que je dis c’est qu’effectivement être lesbienne ne vous condamne pas à une vie de malheurs mais n’est pas non plus synonyme, pour peu qu’on connaisse les recettes qui permettent de trouver l’âme sœur, d’une vie ou d’une relation comme celle que je laisse entrevoir (ou comme celle que vous m’imaginez vivre – même si je suis un peu responsable de cet état de fait - ). Il n’y a pas de recette miracle ! En tout cas, je ne l’ai pas ! Je ne sais pas comment je me suis débrouillée ! J’aurais pu être complètement paumée (je suis passée à “ça” quand j’y repense) mais ce n’est pas le cas et j’en suis heureuse mais je ne sais pas à qui ou à quoi je le dois ! Ma force de caractère ? Certainement. La chance ? Probablement. Et après ? Après, je ne sais pas !
Excusez-moi de casser le mythe (si “mythe” il y a )… Je n’ai pas les réponses. Je n’ai pas les réponses à mes propres problèmes ! J’ai dit une fois sur ce blog que j’avais arrêté de me poser des questions existentielles pas parce que j’ai eu les réponses mais tout simplement parce que je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas de réponses ! Ou plutôt que chacun devait les trouver. Ses propres réponses. Celles qui permettent d’avancer en ayant la chance de pouvoir se regarder en face dans le miroir chaque matin. Ma réponse à moi a été de ne plus me poser de questions (et je peux vous garantir que j’ai pourtant une capacité phénoménale à m’en poser des tonnes) et de vivre ce que j’avais à vivre advienne que pourra. Maintenant, la fait que j’ai l’air de ne pas trop mal me débrouiller dans ma vie en ce moment ne fait pas de moi quelqu’un d’omniscient sur le sujet !
De même, imaginons que ce blog achève de vous convaincre d’accepter pleinement ce que vous êtes ; votre vie n’en sera pas plus facile pour autant. Il y a une énorme différence entre se découvrir, se dire et s’assumer. Et même quand on s’assume cela ne garantit pas pour autant que tout aille comme on le souhaite ! Je n’ai donc aucune leçon, aucun remède miracle, aucun conseil à donner; juste une expérience à partager. A vous d’en profiter ou pas. Mes billets, c’est de l’observation, du vécu un peu de recul aussi ; en aucun cas des recettes miracles, ni des “canevas” de ce que peut être votre quête telle qu’elle soit !
J’ai fait ce billet parce que ça me touche. Sans le vouloir j’ai l’impression de me retrouver à vendre du rêve. Je ne veux pas de ça ! Je ne veux pas être une “imposture”. Je ne veux pas avoir un commentaire de l’une de vous qui me dirais par la suite en substance “mais tu avais dit que c’était/se serait génial !”. Il n’en est pas question.
Je le dis parce que je suis consciente que si je passais ma vie à me lamenter et à pleurer sur mon sort; il y a certaines questions que je ne trouverais pas ici. Qu’on ne me poserait pas… Maintenant est-ce qu’on me les pose parce que j’ai l’air de tout savoir ou d’avoir réponse à tout (le fameux doctorat) ? Je ne sais pas. J’ai peut-être un avis (qui est ce qu’il est) sur deux ou trois trucs mais je n’ai certainement pas réponse à tout…
Je m’arrêterais là. J’ai l’impression de m’embrouiller un peu…
Lilou, à toi en particulier je voudrais dire qu’il ne faut pas que tu prennes mes non-réponses à tes interrogations comme de la désinvolture ou que sais-je d’autre mais bien comme de la franchise. Je ne peux pas et je ne veux surtout pas m’aventurer à te dire quoi faire de ta vie à travers ta sexualité. C’est et cela doit rester ton choix. Le tien. En faisant ça je suis cohérente avec moi-même ; moi qui me plaît à répéter qu’il ne faut laisser personne vous dicter ce que vous devez être. Tu seras seule à affronter les conséquences de la décision que tu t’apprêtes à prendre (quelque soit cette décision), au quotidien ; il est donc logique que tu la prennes seule en ton âme et conscience. Je suis juste là pour dire à ma façon que tout est possible. En gros si la question c’est : “peut-on être homo, s’assumer, s’épanouir et être heureux(se) ?” ma réponse est un “oui” franc et honnête. Sans l’ombre d’une hésitation. Le “peut-on” oui, le “comment” c’est une autre paire de manches qui oblige chacun(e) d’entre nous à chercher sa voie… seul(e).
Voilà. Je voulais que tu le saches.
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- Publié:
- 29.5.07 / 18:11
- Catégorie:
- In my "L" world
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Quand vous m’écrivez des trucs aussi gentils je ne sais jamais trop quoi répondre (ni même s’il faut répondre d’ailleurs !) sauf peut-être “merci c’est gentil”
) et de te dire que je te souhaites tout le bonheur du monde. C’est sincère.



Et en plus le “International” n’est pour une fois pas usurpé pour un sou ! Imagine des plusieurs sites wordwide avec une possibilté de bénéficier de conseils en français, en anglais, en allemand et en créole (première mondiale dans la première mondiale) ! 





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