Tu seras une lesbienne… un jour
Comment faire pour rencontrer une fille la première fois ?
Question “existencielle” (j’exagère à peine) pour un certain nombre de pré-lesbiennes qui… Pardon ? Pré-lesbienne ? Bien sûr que le mot existe… dans le dictionnaire [moi]-Francais/Français-[moi] en vente dans toutes les bonnes librairies.
n.f. : qualifie une fille qui sait qu’elle aime les filles mais qui n’a pas encore schtroumpfé (oui, du verbe “schtroumpfer” pourquoi ?) avec une autre fille faute… ben faute d’en avoir trouvé une qui soit sur la même longueur d’onde !
Tout simplement.
Alors, comment faire dans ce monde hétéronormé ?
Figurez-vous que je me souviens de cette époque de ma vie, de mon pré-lesbianisme, avec une nostalgie teintée… d’une grande joie d’en être sortie ! Non parce que, faut pas déconner, c’est pas non plus l’époque la plus rose que j’ai connu. Je suis d’ailleurs passée par plusieurs phases qui, à y regarder maintenant avec le recul, ont fait de moi la femme et surtout la lesbienne que je suis.
Je vous raconte ?
Première phase : je tombait systématiquement amoureuse d’hétérotes (femelle hétéro - même dictionnaire).
Plus jeune j’avais tendance à penser qu’il n’y avait pas d’hétérotes mais seulement des femmes draguées sans classe… La vie m’a appris le contraire. A mon grand désarroi ! Aujourd’hui je sais que l’hétérotie, cette bizarrerie de la nature qui veut qu’une femme ne soit nullement attirée par une autre (moi en l’occurrence) quelque soit les trésors déployés pour la séduire et malgré mon charme ravageur (vous allez finir par y croire à force ! – et vous serez toutes alors en mon pouvoir mouaaaaaaaaahahaha – long rire sardonique), existe ! Oui ! Je vois d’ici l’effroi que suscitent mes propos et je dois vous dire que j’ai eu du mal à me faire à cette idée. Beaucoup, beaucoup de mal…
Bref. Revenons à nos moutons. Ah oui. Avec l’hétérote pure et dure il n’y a pas grand chose à faire. Le mieux que l’on puisse récolter c’est un “je suis flattée de l’intérêt que tu me portes mais… non”. Et ce genre de réponse ne faisait pas avancer d’un pouce mon smilblick libidinesque. J’ai donc fini par abandonner cet usine à gaz frustrations pour passer à l’étape suivante.
Seconde phase : les premiers bips de gaydar…
Non, ce n’est pas une nouvelle série de science-fiction qui passerait sur M6 c’est la phase où je cherchais la lesbienne qui se cache en chacune de nous vous (sauf en ce qui concerne l’hétérote). Problème. Comment reconnaître une pré-lesbienne (une fille comme moi à l’époque donc) d’une hétérote ? Problème de taille n’est-ce-pas ? Réponse de l’époque ? En cherchant les signes !… Of course. Les signes ! Pfffffffffff. Parce que les lesbiennes ont des signes de reconnaissance, c’est connu. Qui changent avec les époques d’ailleurs et, bien sûr, qui au bout d’un moment ne veulent plus rien dire ! De la bague au pouce à la chevillière à droite (ou était-ce à gauche ?) en passant par le second piercing à l’oreille. Bon, bien sûr si elle chique son tabac et qu’elle a un tatouage “Marilou for ever” sur son biceps musclé… A cette époque de sa vie on ne se sens pas toujours prête à assumer… autant.
Autre signe : les “garçons-manqués” (encore une expression qui ne veut rien dire mais bon). Or de ce côté là aussi les surprises, mauvaises le plus souvent, sont plus légion qu’on ne le pense ! Je vous le dis tout de suite : garçon manqué ne veut pas dire lesbienne. Qui l’eût cru (plus-que-parfait right ? - c’est une question) ? Oui je sais autant de révélations dans un seul billet risque de vous traumatiser à jamais mais il fallait que je vous le dise. Elle porte son baggy army et son dos nageur blanc comme personne ? Méfiez-vous quand même, vous ne direz pas que je ne vous ai pas averti !
Vous l’aurez deviné, avec des critères comme ceux là et les hétérotes qui ne respectent rien et nous piquent tous nos codes mes premiers bips de gaydar n’ont pas été très fructueux. Ils m’ont quand même permis de découvrir l’existence des bi-curious.
Troisième phase : et Dieu créa la bi-curious.
J’arrive pas à croire que je puisse blasphémer de la sorte en plein Carême ! Oh well. En espérant que ma mère ne tombe jamais sur ce blog…
J’ai beaucoup d’affection pour les bi-curious même si elles m’ont brisé le cœur plus d’une fois. Après enquête approfondie, il semblerait que la bi-curious excelle là ou la pré-lesbienne échoue lamentablement : elle sait reconnaître une lesbienne (pré ou “confirmé” d’ailleurs). Je n’ai jamais compris ce phénomène ! Rien à faire. Si quelqu’une à un début de piste je suis preneuse (euh de la piste, pas de la quelqu’une – arf, vous alors).
Alors que je vous explique : tout à l’affûtage de votre gaydar (voir phase deux), donc en clair à mater tout ce qui peut faire votre bonheur en un signe (mal ou bien interprété), vous ne vous rendez pas compte que vous devenez une proie facile pour la bi-curious qui vous observe à votre insu. Pas le temps de vous retourner qu’elle vous emmène dans sa chambre pour vous montrer (au choix) son tatouage dans le bas du dos ou son grain de beauté douloureux localisé quelque part où il faut soulever (ou mieux enlever) le t-shirt. A vous de saisir votre chance et de lui montrer que vous êtes effectivement (au choix) spécialiste des tatouages ou dermatologue en devenir…
Mais n’oubliez pas, si la bi-curious est un cadeau du ciel, appelons un chat un chat : c’est un cadeau empoisonné ! Car hélas la bi-curious est versatile et aura vite fait d’avoir satisfait à sa curiosité vous laissant vous et vos rêves d’âmes sœurs et brisant par la même occasion votre vocation de dermato !
Deux choix s’offrent alors à vous : abandonner lamentablement votre quête du Graal (dans ce cas quittez immédiatement ce blog !) ou apprendre de vos erreurs…
A propos de cet article
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- Publié:
- 30.3.07 / 18:12
- Catégorie:
- In my "L" world



Coucou, je suis revenue.
Depuis la dernière fois, ça a quelques peu changé je dois dire!
Bref, pour réagir à ce billet, je suis assez d’accord: comment reconnaitre une homo d’une hétéro????
Bien évidemment, il y a celle qui ne se cache pas et montre ouvertement leur homosexualité (le cas contraire se produit aussi très très trop fréquemment, genre “lui c’est mon mec” et toi t’es là
puis tout simplement
(nawak celle là!!! ).
Sinon je dois dire que pour ma part, je ne peux faire la différence, dsl!
On m’appelle pas “bonne poire” pour rien!
Super !
J’attends la suite avec impatience. Moi, j’en suis à l’étape, je traine dans le milieu but nothings happening…
Ou autre, je m’attache aux allumeuses qui font joujou.
Savoureux billet. :-)
J’ai une solution pour les pré-lesbiennes, faire du sport, enfin certain sport avec équipe féminine où malheureusement elles sont rares: foot-ball, rugby.Sinon on trouve pas mal de lesbiennes dans les sports de combats. Et dans c’est lieux la plupart du temps la question “t’es hétéro ou homo?” est une des premières que l’on te pose et à laquelle les autres répondent.
EN TOUTE CHOSE LE COEUR A SES RAISONS QUE LA RAISON IGNORE
Ah souvenirs, souvenirs (la bague au pouce, wouarf)… Mais je suis aussi bien contente d’en être sorti de ce pré-lesbianisme!
c’est vrai tout le monde passe par ces phases
il y en a une autre qui permet d e ne pas se perdre: aborder les filles qui vous plaisent vraiment meme si elles ne sont pas lesbiennes et les amener à découvrir l’amour, simplement car cela est naturel
si on s’entend bien, la relation s’installe entre deux etres
bien sur un soir il y aura la découverte de ” la grande différence”: faire l’amour avec qq’un du meme sexe
bref je ne me limite pas et je n’ai peur d’aucun rateau
Personne n’a pour l’instant répondu à la question existencielle de ce billet… Comment ça laquelle ?
“Qui l’eût cru ?” plus-que-parfait ou pas ???
Comment faire pour rencontrer une fille la première fois ?
aborder celle qui nous fait oublier nos peurs et pour qui on crève d’envie;
après aborder c’est le même pb pour tous qq soit le sexe; il faut créer la complicité sur un sujet!
MDR teatopless ma question c’est sur le temps à employer pour le verbe croire dans la phrase “Qui l’eût cru ?” est-ce le plus-que-parfait ou un autre temps
olala
“qui l’eut cru” c’est correct!
autre question autre réponse:
la chevillière était à gauche
“eut cru” c’est le passé antérieur. Le plus-que-parfait c’est “avait cru”… enfin je crois
MDR Je m’insurge: teatopless a employé le passé antérieur. Moi j’ai utilisé le subjonctif plus-que-parfait dans mon billet (accent sur le “û” de “eût”). Toi tu parles du plus-que-parfait de l’indicatif Isabel (qui n’est pas approprié dans le billet)
MDDDDDDDDDDDDRR J’hallucine du tour que j’ai moi-même (Dayle ne reçoit plus mes alertes du coup
) donné aux commentaires de ce billet
Ah ben oui si il y a un ^ c’est le subjonctif du plus-que-parfait. Cela m’apprendra à ne pas vérifier les sources du texte.
Mais si je comprends bien, Madame [moi], tu savais parfaitement le temps que tu utilisais… hum… diabolique ces scorpions arc-en-ciel pour provoquer des digressions sans Dayle
Non j’ai vraiment un doute par rapport au temps à utiliser mais en fait je viens de me rendre compte (c’est fou, hein ?) que tout le monde s’en fiche un peu donc… voilà
Après je me suis rendue compte que je faisais “une Dayle” toute seule comme une grande :-)
Oui sincèrement on (enfin disons JE) s’en fiche un peu car ce n’est pas pour tes références grammaticales qu’on (JE) viens sur ton blog. Mais je pense que pour cette phrase tu as utilisé la bonne conjugaison. Mais bon comme que je suis nulle en orthographe … je connais très bien les règles, mais quand j’écris souvent elles s’envolent très, très loin… Bizarre..
Rectification : j’ai beaucoup de peine à lire les blogs pleins de fautes! Donc en fait je viens lire ton blog un pour la façon dont tu exprimes tes idées et deux car ton orthographe ne me fait pas zapper au plus vite vers autre chose. Qui l’eût cru aurait dit ma prof de français
Y’en a qui sont en VACANCES!!
Une question… des réponses… dans Bescherelles, la conjugaison pour tout, Hatier.
Je t’avoue que j’ignore encore comment ce qui se voulait être un trait d’humour s’est transformé en cours de conjuguaison me faisant peut-être par la même occasion passer pour ce que je ne suis pas (quelqu’un de pédant)
J’ai oublié que j’avais affaire à des interlocuteurs consciencieux.
Est-ce que quelqu’un connaît le passé simple du verbe “paître” (que la vache emploie lorsqu’elle se souvient qu’hier elle a mangé de l’herbe ?
). Allez, sans regarder le Bescherelles, un concours : la vache dit : j’ai …”
:-)
Mheût ?
MDRRRRRRRRRR

Seigneur… je n’en peux plus, c’est plus fort que moi ce genre d’humour m’a toujours fait mourir de rire…
Non sérieusement, la vache tournant en rond dans son pré tel le poisson rouge dans son bocal, ne se souvient pas après 2 tours de ce qu’elle a fait précédemment, donc elle ne PEUT pas conjuguer le verbe paître au passé simple… C’est juste Mocha?
super ton blog ! je suis tombée dessus par hazard en cherchant des images de l word……ca me fait vraiment rigoler vos delires ! Et pour ce qui est des antennes …j’ai pas vraiment d’avis definitif mais c est certain ce blog et son ambiance me plaisent….
je reviendrai faire un tour :-)
Eh ben la vache (si elle se souvient d’avoir mangé de l’herbe) dit : “j’ai pû”. Eh oui, “un jour”, se dit la vache, j’ai pû. Et le lendemain j’ai pu pû”.
Mention spéciale pour Isabelle : le proverbe animalier du jour : “Il faut bien qu’il y ait un Dieu”, disait le poisson rouge. “Sinon, qui changerait l’eau” ?
De la conjugaison à la métaphysique.
Mocha, tu bois trop de café.
Mocha, tu demandes le passé simple ou le passé composé ? Parce que « j’ai … » c’est une forme de passé composé, pas de passé simple. Enfin, après avoir pu, la vache a de toute façon d’autres mouches à fouetter que de penser à son repas…
Dire que je suis à l’origine de ça avec une blague prise au sérieux…
Oui hein, qui l’eût cru ?
Dans mon, Bescherelle, le participe passé de paître est pu mais Mocha soutient que dans une version des années 20 c’était pû.
Visiblement Mocha Ze Crazy Cat veut nous faire tourner en bourrique (en vache folle) car paître au passé simple ne s’emploit pas.
Bravo à Vincent ! En effet, les vaches bien élevées n’emploient JAMAIS le passé simple :
mais seulement le passé composé, et encore, rarement (uniquement quand elles ruminent).
A part ça, ma version du Bescherelle qui dit que les vaches ont pû (avec l’assent) ne date pas des années 20. Tout au plus du début des années 70. Non mais !
Moi mon Bescherelle me dit qu’il me faut fermer ce post avant qu’il ne vire au grand n’importe quoi. Quoi ? C’est déjà fait ???! Ah.
Le mystérieux participe passé du verbe « paître »
Bon, tout est parti d’une disgression dans les commentaires d’un billet du blog de [moi] à propos du verbe « paître » bien connu des sympathiques animaux ruminants dont le passe-temps préféré est de regarder les TGV battre des records de
[...] qui n’y comprennent décidemment pas grand chose; direction les commentaires de ce billet ci. Tout est parti d’une tentative d’humour de votre hôtesse et 33 commentaires et une [...]
[...] êtes encore là ? Vous avez fait le bon choix alors ! Enfin, à mon avis. Je ne vais pas vous cacher que tout le monde ne le partage pas… Je me [...]
[...] “paître” bien sûr qui, au détour d’un commentaire de Mocha (ze coffee cat) sur un innocent billet, va occuper les spécialistes de la conjugaison française qui écument ce [...]