Le spectre de l’affaire Paul Voise ou de l’éventuel retour du thème de l’insécurité dans la campagne présidentielle

Paul Voise… Ca ne vous dit rien ? Si je vous dis 18 avril 2002… Trois jours avant…

Paul VoiseC’est bien lui. Paul Voise c’est ce septuagénaire qui s’était fait agressé à Orléans trois jours avant le cauchemar des résultats de ce premier tour d’élection présidentielle. Selon lui, deux voyous auraient tenté de le rançonner avant de mettre le feu à son pavillon. Après ça a été l’emballement médiatique décrit et dénoncé suite à la présence, non annoncée par les sondages, du président Frontiste au second tour.

Pourquoi je vous en parle ?

La dépêche Reuters de ce soir sur les Emeutes à la gare du Nord.

La première brève que j’ai pu lire sur le sujet ne parlait pas d’”émeutes” mais d’”affrontements”. Je n’ose pas allumer la télé. La France entière doit-être à feu et à sang à l’heure où je vous parle…

Au sujet du mot “émeute” et de son utilisation erronée ou pas dans ce genre de cas j’ai retrouvé un article du journal Le Monde à ce propos intitulé “Pourquoi les journalistes utilisent le mot “émeutes”” suite aux objections qui ont vu le jour après le traitement des événements émeutes de novembre 2005.

Je cite:

Emeute. n. f. (ancien participe passé d’émouvoir) : “Soulèvement populaire, généralement spontané et non organisé, pouvant prendre la forme d’un simple rassemblement tumultueux accompagné de cris et de bagarres.” [...]

Pourquoi ce mot plutôt qu’un autre ? “Le mot ’soulèvement’ véhicule l’idée d’organisation. Tout comme révolte ou rébellion. Alors qu’émeute décrit un phénomène collectif mais assez spontané”, explique Luc Bronner, un des journalistes du Monde qui a couvert ces événements. ”

Ca à l’air de tenir la route comme explication. En tout cas, je retiens surtout la dernière phrase de l’article:

“Dans sa définition du mot “émeutes”, Le Petit Robert cite Victor Hugo : “L’émeute raffermit les gouvernements qu’elle ne renverse pas.”

A bon entendeur…


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