Homosexualité féminine et cinéma français

Hier sur Yahoo, je suis tombée sur cette dépêche de l’AFP sur le livre d’Alain BrassartL’homosexualité dans le cinéma français” paru aux éditions Nouveau monde. Avez-vous lu le titre de la dépêche ? Oui ? Non ? “Cinéma et homosexualité: entre la “folle” et le gay souffrant“. Comme une idiote je clique en m’attendant donc à un “The Celluloid Closet” écrit et donc à trouver ne serait-ce que quelques références cinématographiques sur l’homosexualité féminine ! ô surpise. Pas un titre. Que dalle. Rien.

Le livre d’Alain Brassart ne traiterait-il que de l’homosexualité masculine (ce qui n’enlèverait aboslumment rien à son intérêt ceci dit) ? Non apparemment. Je cite le site officiel des éditions Nouveau monde:
Son ambition est d’analyser l’esthétique des représentations cinématographiques des homosexuel(le)s dans les films français et de décrypter l’imaginaire collectif de la société française. Mais cette approche ne se limite pas au thème de l’homosexualité et prend en comte les rapports sociaux et la (dé) construction de l’identité masculine.

Pourtant quelque chose me dit qu’encore une fois que le “(le)s” du bouquin doit se réduire à la portion congrue. Le strict necéssaire pour avoir utiliser le terme générique. Et encore une fois j’ai la désagréable impression que les lesbiennes comptent pour du beurre. J’ai cette même impression quand j’ouvre “Têtu” que je n’achète pas pour cette raison. Si c’est pour avoir 2 pages sur les filles et s’appeler “gay et lesbien”, désolée mais va falloir repasser me concernant.

Alors non, je ne l’ai pas encore eu en main ce fameux bouquin donc je m’avance sûrement dans ma déposition à charges mais j’y reviendrais de toutes les façons. Je ferais en sorte d’en avoir le coeur net. Si quelqu’un l’a déjà eu en main qu’il ou elle n’hésite pas à me faire savoir de quoi il en retourne.

Quant à ceux et celles qui pensent que c’est sûrement parce que les lesbiennes n’ont pas fait l’objet de beaucoup personnages sur nos pellicules je vous invite à faire un tour ici. Et vous voulez me dire qu’il n’aurait pas pu en citer ne serait-ce qu’un de ceux là (dans la dépêche ou dans le synopsis) ? C’est trop demander ?

Ceci dit, ça m’a donné envie de faire un petit inventaire de ce que j’ai de lesbien (ou assimilé) dans ma DVDthèque. Par forcément que français d’ailleurs. Avant de continuer, je dois préciser que je n’achète pas tout ce qui montre un baiser entre deux filles en gros: je n’achète pas parce que c’est lesbien. Je n’ai donc que des coups de coeur et ça donne ça par ordre chronologique:

Bagdad Café” (1988),
Thelma et Louise” (1991),
Gazon Maudit” (1995),
Fire” (1996),
Bound” (1996),
Tout Sur Ma Mère” (1999),
Girl, interrupted” (1999),
Boy’s Don’t Cry” (1999),
Kissing Jessica Stein” (2001)
Sans Nouvelles de Dieu” (2001).

Tiens, cela me permet de voir que je n’ai pas “8 Femmes“, ni “Monster” (celui là c’est volontaire je crois), “The Hunger” est en commande et “When Night is Falling” c’est une longue histoire… Voilà ce qui me vient concernant ceux qui m’ont donné envie de les avoir à la maison.


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