J’ai vu “Le Dernier roi d’Ecosse” et j’ai été moyennement convaincue…
… pour ne pas dire pas convaincue du tout.
Je vais finir par croire que je ne suis tout simplement pas bon public pour ce genre de films. Rien à faire, chez moi ça ne passe pas. La miss, elle, a adoré et, comme d’habitude, nous nous sommes bêtement disputées (ceci dit je nous connaît très peu de disputes “intelligentes” quand j’y pense) au moment d’en parler. Disons que j’en ai certainement parlé en termes plutôt virulents (on ne se refait pas). Verdict de la miss ? Je n’aurais pas aimé le film pour de mauvaises raisons. Je ne sais pas… Pourtant, ne serait-ce que pour ça, je n’ai pas voulu écrire ce billet “à chaud”. Histoire de repenser à sa vision du film qui se défend parfaitement et qui a d’ailleurs été celle d’une majorité de critiques mais à laquelle j’ai, visiblement, été totalement hermétique.
A quelques heures de la cérémonie des Oscars et avec quelques jours de recul voilà donc l’impression qu’il me reste du film en question.
“Jeune médecin écossais tout juste diplômé, Nicholas Garrigan débarque en Ouganda en quête d’aventure et décidé à venir en aide à la population.
Peu après son arrivée, il est appelé sur les lieux d’un accident : le nouveau leader du pays, Idi Amin Dada, a percuté une vache avec sa Maserati. La façon dont Garrigan maîtrise la situation, son calme et sa franchise surprennent Amin Dada. Fasciné par l’Histoire et la culture écossaise, il trouve le jeune homme sympathique et lui propose de devenir son médecin personnel.
Séduit par le charisme du chef de l’Etat, le jeune médecin rejoint le cercle présidentiel au sein duquel il mène grand train. Bombardé confident du dictateur, piégé au coeur de la mégalomanie meurtrière d’Amin Dada, Garrigan, témoin d’enlèvements et d’assassinats, devient malgré lui peu à peu complice d’un des plus terrifiants régimes africains du XXème siècle.”
Kevin Macdonald prend donc le parti de nous conter une des pages noires de l’Histoire de l’Afrique, et plus précisément de l’Ouganda, à travers la relation ambigüe qui va se nouer entre Amin Dada (Forest Whitaker) et Nicholas Garrigan (James McAvoy) un jeune et naïf médecin écossais rapidement intronisé médecin personnel et premier conseiller du nouveau leader du pays.
Avant d’avancer plus dans ce billet, un élément ne souffre d’aucun chipotage: Forest Whitaker est impressionnant. Impressionnant dans son jeu d’acteur. Impressionant physiquement. Impressionnant de réalisme. Au point d’en être inquiétant par moment. Il n’y a pas photo. Chapeau bas Monsieur Whitaker. L’Oscar ne serait pas volé.
A part ça…
Rien de nouveau sous le soleil. Traduction ? Le film ne change rien à l’idée que nous occidentaux (je dis bien et j’assume le “nous” ayant reçu une éducation et une culture occidentale puisque française) nous nous faisons de l’Afrique et de ses dictateurs qui sont “bien sûr” les premiers responsables de la misère et des souffrances de leurs peuples. Le rôle de l’Angleterre dans son accession au pouvoir est évoqué; clairement évoqué mais ce qui me gêne ensuite c’est que ce fil (le fil politico-économique - le “qui tire véritablement les ficelles” - ) s’estompe progressivement. Oh certes l’émissaire anglais est présent mais dans le rôle moralisateur de celui qui avait prédit (et avertit notre jeune médecin) que tout ceci partirait “en couilles” après tout, Amin Dada n’avait-il pas rapidement cherché à s’affranchir de la tutelle anglaise ?
Alors certes vous pourrez me dire que ce n’était pas le but recherché ? Quel était-il alors ? Une biographie d’Amin Dada ? Il y avait de quoi faire mais ce n’est pas ce qui a été fait. Une chronique d’un déniaisement (je fais bien sûr allusion au personnage de Nicholas Garrigan) ? Non plus. Il est tellement naïf (”tellement niais” semble plus approprié), tellement idéaliste que même en commençant à avoir de sérieux doute sur ne serait-ce que la santé mentale d’Amin Dada (que l’on devine sur la corde raide), il ne trouve rien de mieux à faire que de coucher avec sa plus jeune femme ! Incroyable, non ? Fallait-il ce genre de personnage pour que le film trouve son public ?
Dernière chose: il faut éviter de confondre histoire et Histoire. J’ai eu l’impression que parfois il y a eu quelques libertés de prises avec l’Histoire pour servir l’histoire. Oui, je sais, là je chipote.
Conclusion: je ne saurais que trop vous conseiller de vous faire votre propre opinion.
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- Publié:
- 25.2.07 / 12:30
- Catégorie:
- Vu, lu, entendu


Je signale que c’est Vincent qui a une carte illimitée et qui y va plusieurs fois par semaine (le veinard) 
, je crois bien que tu es celui qui en a eu le plus,,, Pas de gage, dommage… 
) mais plutôt sur le “critique du cinéma” qui fait “pas trop mal son travail”…
Vous me faites mourir de rire avec vos pronostics et du coup mon billet n’avance pas ! 
mais on {moi} maintenant j’espère que tu n’as plus d’autres solutions que de publier ton billet pour départager les 2 gamins 





21 Commentaire(s)
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