J’ai vu “La Môme”… quelle claque !

La MômeDe son enfance à la gloire, de ses victoires à ses blessures, de Belleville à New York, l’exceptionnel parcours d’Edith Piaf. A travers un destin plus incroyable qu’un roman, découvrez l’âme d’une artiste et le coeur d’une femme. Intime, intense, fragile et indestructible, dévouée à son art jusqu’au sacrifice, voici la plus immortelle des chanteuses…

Du grand cinéma. Du grand cinéma français.

Je ne sais pas quoi dire d’autre à part que les envolées lyriques de la majorité des critiques pour encenser le film sont, à mon avis et pour une fois, parfaitement méritées.

Après le bide la déception suscitée par “Les rivières pourpres 2” je ne peux qu’imaginer la jubilation que doit éprouver Olivier Dahan. Je n’ai rien à lui reprocher sur ce coup là. Il maîtrise son oeuvre de bout en bout; de la première à la dernière seconde de pellicule. “La Môme” c’est d’abord la retranscription réusie de l’atmosphère d’une époque. J’ai bien dit “de l’atmosphère” ce qui n’implique pas seulement des décors et des costumes (réusis par ailleurs). Un film d’époque donc qui vous replonge dans la France de l’après-guerre jusqu’à celle des années 60. Un film d’époque mais aussi un film musical. Pas la peine que je revienne sur la bande son je suppose (je vous le dis, les ventes d’albums vont s’envoler)… Un film musical et une biographie. La vie d’Edith Piaf, ses blessures, ses batailles, ses succès, ses amours (ou plutôt “son grand amour”) ses démons. Olivier Dahan joue avec les trois dimensions pour nous offrir une oeuvre magistrale. Par touches. Par sauts successifs dans l’espace-temps. A son ryhtme. Son découpage est brilliant.

Hollywood nous a habitué à traiter ce genre de thème avec brio; je crois être en mesure de dire que nous n’avons rien à leur envier sur ce point là.

Mais rien de tout celà ne serait possible sans un casting excellent. Et il l’est ! Tous tirent leur épingle du jeu de Sylvie Testud à Gérard Dépardieu en passant par Emmanuelle Seigner. En parlant d’acteurs, j’ai eu un choc en voyant Catherine Allégret à l’écran tellement j’ai eu l’impression de voir… sa mère Simone Signoret. J’ai trouvé ça assez troublant. Bref. Par contre, mention spéciale à Marion Cotillard. C’est extraordinaire. Elle est incroyable ! Elle est véritablement habitée par le rôle. Non: elle incarne Edith Piaf. C’est Edith Piaf. Il n’y a pas de mots… Elle a réussi l’exploit de me faire oublier le vrai visage de Piaf.

Y’a pas à dire, ce film est promis à un avenir de récompenses. S’il ne triomphe pas ne serait-ce qu’aux Césars 2008 c’est que l’année 2007 sera un crû exceptionnel de cinéma français… Du genre millésime. Je le vois bien nominé aux Oscars. Aussi. Quoi ? J’y vais un peu fort ? Figurez-vous que tout ce que je viens d’écrire est bien en-deçà de ce que je ressentais pendant et après le film. Transportée. Transportée j’étais (je le suis toujours). D’ailleurs y’a pas photo: il fera partie de ma DVDthèque.

Je vous le dis: courez-y !


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