Archives pour novembre, 2006

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Histoire d’un coming out (part 4)

Mardi, novembre 21st, 2006

Première partie
Deuxième partie
Troisième partie

***

Vous ai-je dit que ma mère m’avait quand même souhaité un joyeux anniversaire au lendemain de mon coming out ? Du bout des lèvres certes mais elle l’avait fait…

Drôle de journée que ce lendemain de coming out. Triste anniversaire en fait. Bien triste 24ème anniversaire. Dans ces cas là je suppose que c’est normal d’avoir juste envie que la journée se termine. Pas besoin de vous dire que je n’ai pas fêté ça hein ?! Bref.

Si je ne me souviens pas très bien du déroulement de la journée, je sais que quand je suis rentrée l’atmosphère était toujours bizarre à la maison. La tension de la veille ne s’était pas évacuée. Loin de là. Mieux, ma mère et moi avions inventé un nouveau jeu qui consistait à s’éviter soigneusement l’une et l’autre l’air de rien. Pourtant il y a eu une autre explication ce soir-là. Pire que la précédente.

Là encore pas moyen de me rappeler comment tout ça a commencé. Contrairement à la veille par contre ça a rapidement dégénéré. Quand je repense aux événements je ne peux m’empêcher de faire une analogie entre les réactions de ma mère et celle de quelqu’un qui vient d’apprendre qu’elle souffre d’une maladie grave (je sais l’analogie est terrible). Vous savez : déni puis révolte… J’irais même plus loin : je reste persuadée que si j’avais été dans le cas de quelqu’un qui souffrait de son homosexualité ma mère l’aurait mieux accepté. Elle aurait fait comme elle a toujours fait à savoir qu’elle se serait battu pour moi, avec moi pour m’aider à m’en sortir. Au lieu de ça j’assumait parfaitement mon truc. J’étais là devant elle et je revendiquais un droit à pouvoir aimer qui je voulais (en l’occurrence une autre femme) sans que cela ne regarde qui que se soit à part moi. Un comble ! Pas de regrets, encore moins de remords. Aucune honte. Aucune gêne. S’en était trop et la phase de révolte n’en a été que plus virulente.

Comment pouvais-je être “fière” d’être lesbienne ? Etais-je inconsciente ? Folle ? Depuis quand apprendre ce genre de chose n’était plus une catastrophe ? Où avais-je vu, lu, entendu que ces gens là (bien gentils au demeurant) pouvaient être heureux dans leur vie avec une telle… tare ? S’assumer. Oui ! Uniquement pour ceux qui n’avaient pas le choix (comprendre les butchs et les folles) ! Mais moi. Sa fille. Moi, j’avais le choix ! Je ne pouvais qu’avoir le choix ! Alors pourquoi m’obstiner à vouloir emprunter cette voie là sinon par pur entêtement intellectuel ?! Oui, vous avez bien lu ! J’avais intellectualisé la chose ! En gros je me la jouais presque histoire de faire mon “intéressante” (comme on dit chez nous) !

Que voulez-vous répondre à ce genre de choses ? J’ai bien essayé de garder mon calme et de répondre avec le plus de tact possible mais au bout d’un moment je pense qu’il y a dû y avoir un “c’est ma vie, c’est mon choix” qui a fusé. Et là le ton est monté et tout s’est emballé. De fil en aïguille, de propos qui fâchent en propos qui blessent, elle en est venu à me dire la pire chose qu’elle pouvait me dire. L’arme fatale en quelque sorte ? En essayant de lui faire relativiser j’ai dû lui sortir que ce n’était pas comme si j’étais morte. Et là - vous avez déviné - elle m’a regardé avant de me sortir calmement qu’à ses yeux c’était du pareil au même… du pareil au même. Comme si j’étais morte. Morte. Pour elle, elle n’avait plus de fille. Choc. Incompréhension. Incrédulité. Peine. Le temps de passer par toutes ces phases en une fraction de seconde je me suis entendu répondre “OK. Si tu n’as plus de fille je n’ai donc plus rien à faire sous ton toit”.

Et ce soir là je suis partie.

Quelques heures auparavant je cassais avec ma copine et là je me cassait carrément de chez mes parents ! La même journée ! La même foutue journée de merde !

J’avais une peine immense mais c’était bien la colère qui l’emportait. J’en avais plein le dos. Je me sentais dans la position de quelqu’un qui, devant les événements qui s’étaient succédés, n’avait rien à perdre. Plus rien. Il n’était pas question de lui donner raison en acceptant d’entendre tout et n’importe quoi. C’était la journée ou j’avais décidé de ne PLUS accepter n’importe quoi ! Même d’elle. Si elle voulait aller au clash elle avait bien choisit son jour ! J’étais prête à assumer. La partie d’échecs continuait. J’étais consciente de la portée du signal que je lui envoyait: je vivrais ce que j’ai à vivre avec ou sans elle. Avec ou sans. Avec… ou sans…

Je pense qu’il est important de préciser ici (pour toutes celles et ceux qui vivent encore dans la peur de leur coming out) qu’au moment de ce coming out j’étais prête. “Mûre” si vous préférez. Chacun évolue différemment, appréhende différemment son homosexualité et selon sa manière de l’appréhender le vit plus ou moins bien. J’ai eu la chance à l’époque des faits d’avoir eu le temps de me construire une image positive de mon homosexualité. Pas qu’au départ je ressentais quelque chose de négatif mais simplement j’avais été confortée dans mon intime conviction. Deux raisons à cela: primo j’avais eu ma première expérience avec une fille à 17 ans (révélation: je suis homo pas bi !); deuxio entre 17 et 24 ans, j’avais rencontré et fréquenté ici en Martinique (je précise) pas mal de gays (filles et garçons) dont certains étaient devenus des amis très proches. Je fréquentais des gens célibataires ou en couple qui me démontraient tout simplement que tout était du domaine du possible - même ici - en étant bien dans sa peau. Je le dis parce que mine de rien c’est important. Cela fait partie des raisons pour lesquelles j’ai été capable de tenir tête à ma mère. Nos échanges, nos discussions, l’expérience de leurs coming out… tout ça m’a servit. J’étais prête tout simplement. Même sans en être consciente.

Ce soir là, soir de mon 24ème anniversaire, j’ai passé deux coups de fil: un à Koky pour lui demander si elle pouvait venir me chercher et l’autre à Ki’ (mon pote gay) pour lui demander s’il pouvait m’héberger. Deux réponses positives et quelques heures plus tard, sans un regard pour ma mère, je m’engouffrait dans la voiture de Koky. Je ne voulais pas la regarder parce que je savais que je n’aurais peut-être pas eu la force de continuer à la défier. Je savais qu’elle avait aussi mal que moi sinon plus. Je savais qu’elle le vivait aussi mal que moi sinon plus mais il était peut-être temps de couper le cordon ombilical. J’étais consciente de le faire autant pour moi que pour elle. Il était temps à 24 ans…

Quitte à me répéter, je n’ai pas pensé qu’à moi en partant. Je savais ma mère “en souffrance”. J’ai donc demandé aux filles (ben ouais, Mocha était de la partie !) de me rendre un dernier service en faisant un crochet chez ma marraine (soeur, amie et confidente de ma mère) avant de me déposer chez ki’. Ce deuxième coming out familial (au point où j’en étais…) avait pour but de rompre l’isolement dans lequel je sentais ma mère prête à s’enfermer pour mieux jouer la victime expiatoire. Ma marraine m’a juste serré dans ses bras avant de me dire de filer et de ne pas m’inquiéter; elle appelerait ma mère…

Le 9 novembre 1999 vers 20 heures je débarquais chez Ki’ le sac en bandoulière, l’avenir somme toute incertain mais avec l’étrange sentiment d’un devoir accompli. Une heure après mon portable sonnait. C’était ma mère. Deux phrases en forme d’espoir “J’ai eu ta marraine… Tu rentres quand ?…”.

***

Epilogue

6 mois plus tard je croisais les boucles de celle qui partage ma vie sentimentale et amoureuse depuis.

En repensant à ma relation avec A., je me dis que tout est arrivé pour le mieux dans le meilleure des mondes. Je ne regrette rien. Elle a fait sa vie, j’ai fait la mienne.

Koky, Mocha et Ki’ font toujours partie de ma vie. Que dire ? Ils font partie des gens que j’aime…

Ma mère, elle, continue son bout de chemin sur la voie de l’acceptation de mon homosexualité. Il y a encore des sujets liés à tout ça qui prêtent à discussions enflammées mais dans l’ensemble tout va bien.
Est-ce qu’elle est fière de moi ? Je ne sais pas. Je pense avoir un peu forcé son admiration sur ce coup là quand même et aujourd’hui dans la façon dont je mène ma barque. Moi, quand je l’entends rire et plaisanter avec la miss (qu’elle adore j’ignore pourquoi) je suis fière d’elle et du chemin qu’elle a parcouru même si pour ça j’ai dû la secouer un peu. Je sais qu’elle a pu, qu’elle a su relativiser certaines choses.

J’ai une dernière chose à vous dire avant de clore définitivement ce chapitre. Cette année, en découvrant la surprise que je lui avait organisé (avec toute la famille) pour son cinquantième anniversaire elle a fondu en larmes… C’était la deuxième fois que je voyais ma mère pleurer et là, près de 7 ans après, j’ai pu la serrer très fort dans mes bras.

Campagne choc

Mardi, novembre 21st, 2006

[youtube]FAaZXIPNH48[/youtube]

Campagne de la Fédération Nationale Solidarité Femmes

Je me tâte encore…

Lundi, novembre 20th, 2006

… sur le thème de la playlist de ce mois de novembre. Je pensais vous faire quelque chose en rapport avec mon humeur du moment liée à toute cette histoire de racontage (du verbe “raconter” ) de coming out mais ma première idée, celle de vous parler de l’Aretha Franklin que j’aime en 10 extraits de son impressionnante discographie, me taraude toujours.

En fait ma playlist “My Aretha” (bien trouvé le titre, non ?) semble tenir la corde mais je me dis que c’est quand même dommage de ne pas vous faire découvrir ou redécouvrir les morceaux qui auraient pu rythmer mon coming out (chansons faisant déjà partie de mon univers musical à ce moment là ou découvertes après peu importe). Il semblerait qu’il y ait toujours un artiste susceptible de retranscrire en musique mes émotions. C’est peut-être pour ça que c’est un élément à part entière de ma vie même si je ne joue d’aucun instrument et que je chante comme une casserole. Je me suis, par exemple, rendue compte qu’à peu près 90% des billets de mon blog pouvaient être illustré par une chanson différente de ma CDthèque ! C’est marrant, non ?

Pour revenir à nos moutons, je ne peux résister à l’envie de vous parler de ce titre de Des’ree (”un tiens vaut mieux qu’un tu l’auras” pour peu que je ne vous en reparle jamais n’est-ce-pas ?) tiré de l’album “I Ain’t Movin’” (1994). Parce que finalement le CD que je prends au hasard, chaque matin, au moment de partir au boulot n’est finalement pas si tant que ça le fruit du hasard… Les titres que je passe en boucle ces jours-ci sont curieusement en relation avec les événements que je n’ai pas encore fini de vous raconter. De “Let It Flow” de Toni Braxton, en passant par “I Believe in Love” de Shola Ama, “My Life” de TLC, “Falling Down” de Tracy Chapman ou “I Hate You” de Prince. Tout un programme.

En fait, “I Ain’t Movin’” le titre de Des’ree en question, tiré de l’album éponyme, résume parfaitement mon état d’esprit pendant les événements qui ont entourés mon 24ème anniversaire. Elle aurait voulu me l’écrire qu’elle n’aurait pas pu mieux faire !

Love is my passion
Love is my friend
Love is universal
Love never ends

Then why am I faced with so much anger, so much pain?
Why should I hide? Why should I be ashamed?
Time is much too short to be living somebody elses life
I walk with dignity, I step with pride

‘Cos I ain’t movin’ from my face,
from my race, from my history
I ain’t movin’ from my love,
my peaceful dove, it means too much to me
Loving self can be so hard
Honesty can be demanding
Learn to love yourself,
it’s a great, great feeling

When your down baby, I will set you free
I will be your remedy, I will be your tree
A wise man is clever, seldom ever speaks a word
A foolish man keeps talking, never is he heard

Time’s too lonely, too lonely without words
Future voices need to be heard
Eyebrows are always older than the beards
Momma said be brave, you’ve nothing to fear

I ain’t movin’, I’ve been here long before
I ain’t movin’, ‘cos I want more
I ain’t movin’, got my feet on the ground
As far as I’m concerned, love should win the rounds

C’était exactement ça…

Histoire d’un coming out (part 3)

Vendredi, novembre 17th, 2006

Première partie
Deuxième partie

***

Vous savez, je pense que si vous interrogez la moitié des gens qui me connaissent en leur demandant de décrire ma personnalité ; sincèrement je ne pense pas que “naïve” fasse partie des adjectifs employés. Je ne le suis pas. Pourtant en amour j’ai fait preuve de naïveté dans mes relations avec les filles. “Aveuglement” serait un terme plus adéquat peut-être mais le résultat est le même, non (je vous pose vraiment la question) ? Peut-être est-ce parce que je suis beaucoup plus impliquée émotionnellement. C’est sûrement ça…

Avez-vous déjà remarqué qu’il y a une citation sur ce blog ? Non ?? Il se trouve que Jeannette Winterson a su trouver les mots juste pour traduire ma vision du sentiment amoureux. “L’amour n’appartient qu’à lui-même, sourd aux prières, immuable devant la violence. L’amour est plus fort que le désir, l’unique raison juste de résister à la tentation“. J’y crois ! C’est peut-être niais, ou, encore une fois, d’un romantisme surrané mais que voulez-vous… J’attire votre attention dessus parce que quelqu’un a parlé de lucioles dans un commentaire sur le premier billet de cette série. C’est jolie comme métaphore. Des lucioles autour d’elle… et (je suppose) elle succombant à la tentation à l’insu de son plein gré ou presque. A l’insu de son plein gré… Pourquoi pas. Ca aurait pu marcher vous savez. J’aurais pu me dire “oui mais ce n’était qu’un moment d’égarement, c’est moi qu’elle aime”. Mais non… Désolée. Non. Je suis romantique certes ; j’étais amoureuse d’accord mais non ! C’est plus fort que moi. C’était de loin la pire trahison qu’elle pouvait me faire. Je suis exclusive en amour. Bien sûr qu’il y a de l’ego et de l’orgueil (bien ou mal placé) qui se mêle à cette forme d’intransigeance sur ce sujet mais vous pensez vraiment que les lucioles n’en avaient que pour elle ? Il aurait fallu à l’époque que quelqu’un m’explique également pourquoi j’avais été capable de repousser mes lucioles (de ne même pas en voir certaines !) et elle non et peut-être (je n’en suis même pas sûre) que les choses auraient tournées différemment.

Pas besoin de vous faire un dessin, n’est ce pas ? J’attendais ce coup de fil pour lui dire qu’il n’y avait plus rien de possible entre nous. Notre histoire s’arrêtait là. J’avais accepté trop de choses, fait trop de concessions, pour imaginer une demi-seconde qu’elle avait pu… Bref. C’était terminé. Point.

Et quand j’ai décroché, je n’ai pu m’empêcher de me comporter comme une garce. Une vraie. Croyez-moi ça je sais faire. Je peux même être assez balaise à ce jeu là. Je n’avais qu’un seul but : lui faire mal. Il fallait qu’elle souffre. Je voulais qu’elle souffre. Comme moi j’avais eu mal, comme moi j’avais souffert à la minute où j’avais su. Je voulais qu’elle sache qu’elle m’avait définitivement perdu et que c’était de SA faute. Pas celle de la fatalité ou de “pas de chance”. Non. La sienne. Pire, je voulais entendre sa souffrance… Ca a été froid et méthodique. Détruire. C’était ça mon but: détruire. C’était d’autant plus facile que je connaissais ses failles. Je l’avais aimé pour ça aussi. Cette fragilité qu’elle dissumulait coûte que coûte quitte à se la jouer parfois (souvent même), cette souffrance faites de non-dits et de mensonges. De tout ça je m’en suis servie contre elle… Je me suis servie de notre histoire. De ce “nous” qui n’avait plus lieu d’être. Une rupture en “écoute moi quand je te largue”. Une vraie saloperie. Et rien n’y a fait, ni ses excuses, ni ses promesses, ni ses larmes. Il n’y avait rien à faire.

Quand j’ai raccroché elle n’existait plus. Je venais de la rayer de ma vie…

Ce n’est pas quelque chose dont je suis fière. Non vraiment pas. Cette facette de ma personnalité moins je la vois mieux je me porte mais ça s’est véritablement passé ainsi… sous le regard médusé de Koky.

Je sais qu’elle n’a fait qu’être un bouc émissaire. En plus de payer pour ce que je considère être une trahison, je l’ai rendu responsable des événements qui en avaient découlées. Il me semble cependant, avec du recul, que cette violence autant dans ma manière de rompre que dans les propos que je lui ai tenu (digne fille de ma mère n’est ce pas ?) a été à la mesure de l’amour que je lui portais. Ce jour là je me suis vidé de mes sentiments pour elle. Ce n’est guère élégant comme image je vous l’accorde mais il me semble être dans la vrai. Vengeance primaire et sentiments contrariés peuvent donner un cocktail assez détonnant chez moi. Elle était coupable de me forcer à admettre que je m’étais trompée sur nous.

Maintenant qu’elles étaient ses véritables motivations ? Pourquoi me raconter cette histoire (alors que je ne l’aurais jamais su si elle ne me l’avait pas dit) ? Je me suis posée la question. Je lui ai posé la question… Il semblerait qu’elle ai voulu “tester” mon amour. - J’ai échoué lamentablement au test n’est ce pas ? - Elle n’a d’ailleurs pas hésité à mettre en cause mes sentiments au point de m’accuser de me servir de cette histoire comme prétexte pour en finir. Sincèrement ? Ce n’est pas le cas. Vous pensez que j’ai une tête à ne pas assumer une rupture ?? Moi j’ai une autre version. Je pense plutôt qu’inconsciemment elle savait que je prendrais cette décision. Elle n’avait peut-être pas prévu la forme, pas prévu qu’elle le prendrait, elle-même, aussi mal mais je suis convaincue que le fait qu’elle n’arrivait pas à se décider à faire ce qu’il y avait à faire pour nous lui pesait. Trop. Assez pour se saborder. L’amour ça ne se teste pas, ça se vit.

Voilà comment à quelques heures d’intervalle, j’avais donc appris que ma copine me trompait, fait malgré moi mon coming out à mes parents et mis un terme à ma relation amoureuse… Et pourtant je n’étais toujours pas au bout de mes peines.

to be continued

Comment voulez-vous… ?

Vendredi, novembre 17th, 2006

Euh… juste pour vous signaler que la calendar girl du mois de novembre sur Lesbia Nation c’est Gabrielle Union (qui accessoirement joue le rôle de la petite amie de Annette Benin dans “Running with scissors” prochainement sur vos écrans).

Gabrielle Union

Aaaaaaaaaaaaaaah Gabrielle. Comment voulez-vous que je vous dise “non les filles c’est pas mon truc” après ça ! Oh que si c’est mon truc ! Oh que si !

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