Archives pour octobre, 2006
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Ca doit être un signe…
Jeudi, octobre 12th, 2006Ce soir je n’avais qu’une idée tête: rentrer écrire un article incendiaire à propos d’une émission de RCI Martinique (radio donc) que j’avais pris en cours de route. Le thème ? “Le mariage homosexuel”. Tout un débat me direz-vous ! Mais voilà pour avoir un débat de qualité, il faut des invités… de qualité. Or ni le maire du Vauclin (pour les contres) ni le vice président de l’association An Nou Allé (intronisé défenseur de nous autres homo, bi, trans d’ici), ni même les animateurs n’ont réussi à en faire autre chose qu’une tribune propice à un déballage de propos homophobes des plus basiques. Les auditeurs (à quelques exceptions près), les animateurs et le maire du Vauclin s’en sont donnés à coeur joie sans qu’à un moment ou à un autre l’”avocat de la défense” ne puisse ne serait-ce que remplir son rôle.
Cependant mon article incendiaire ne verra pas le jour. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une première fois au moment de l’écrire le téléphone a sonné pour m’apprendre que le chien de la miss (qui vit pour l’instant chez sa mère et pas en appart avec nous) avait disparu. Le temps de partir le chercher en vain et de revenir m’asseoir devant l’ordi; une coupure d’électricité me faisait de nouveau postponer mon billet.
Et là , superstitieuse comme je suis je me dit que ça doit être un signe. Je ne devais donc pas l’écrire ce billet. Vu que je me serais totalement lâchée, il aurait certainement été des plus virulent soit à la hauteur de ma déception.
Alors je dirais juste à Monsieur le vice-président de An Nou Allé qu’un débat ça se prépare un minimum. Qu’il ne suffit pas d’arriver drapé de ses convictions pour s’en sortir surtout avec un auditoire a priori “hostile”. Que les arguments homophobes sont connus. Qu’il était prévisible qu’on lui parle de la religion et que la pauvreté de ses contre-arguments (autre que “la religion c’est l’intolérance personnifiée” ) notamment sur ce sujet a été aussi étonnante que préjudiciable.
Je pourrais continuer longtemps avec mes griefs mais je dirais juste, pour finir, qu’il faudrait qu’il précise, ce monsieur, qu’il parle au nom de son association et en aucun cas au nom des TOUS les gays de la Martinique. En tout cas pas en mon nom ! Pas si c’est pour sortir des âneries pareilles ! Il faudrait qu’il m’explique également où il a pris son chiffre de 20 000 gays dans l’île…
Bref. Je m’arrête là . Mon billet se serait intitulé “Je ne décolère pas” et se serait terminé avec cette phrase: “Je SUIS en colère”.
Mais il ne verra pas le jour…
Dernière chose: j’ai essayé d’appeler pour intervenir dans le “débat” mais ça sonnait dans le vide. A mon grand désarroi.
Vraiment pour en finir: que l’on parle de nous OK ! Juste histoire qu’on en parle (quitte à monter au créneau pour un oui ou un non) je ne suis pas sûre que se soit une méthode qui paye ! Ce soir, si j’étais un gay dans le placard écoutant l’émission et bien j’y serais restée dans mon placard et pour longtemps !
Trop talentueux pour être aussi con ?
Mercredi, octobre 11th, 2006Dimanche soir, Canal+ diffusait le documentaire “A la Clairefontaine, 7 ans après” sur le parcours footballistique de 24 adolescents rêvant tous d’une chose: être une star du football. En août 1999, ils étaient donc 24 à intégrer pour trois ans, l’Institut national du football de Clairefontaine, le centre de formation le plus prestigieux du monde. Canal+ avait alors posé ses caméras et suivi l’évolution de ces joueurs professionnels en devenir. 7 ans après, ils étaient donc de retour à Clairfontaine, pour les besoins du documentaire, le temps d’une journée de retrouvailles avec la problématique “Patrick Bruelesque” que vous imaginez: “mais que sont-ils donc devenus ?”.
Si le rêve de gloire ne s’est pas concrétisé pour tout le monde (tous connaissaient les règles du jeu); dans cette promotion il y avait quand même des joueurs comme Atem Ben Arfa (prodige précoce) qui joue à Lyon, Abou Diaby le joueur d’Arsenal, Ricardo Faty qui est passé cet été de Strasbourg à La Lazio de l’AS Rome et… Garra Dembélé.
Attaquant talentueux et promis à un avenir brillant, au moment des retrouvailles Garra Dembélé galérait du fait de son impossibilité à s’acheter une conduite. Un truc de fou ! Le pitre de service, le bout en train et (appelons un chat un chat) le fouteur de merde type ! Déjà à Clairfontaine puis ensuite à Auxerre d’où on apprenait dans le reportage qu’il s’était fait viré récemment. Du gâchis. Le reportage se terminait tout de même sur une note positive puisque le joueur était sur le point de signer à Liverpool après un essai de la dernière chance somme toute concluant. Avant Liverpool, il avait fait un essai à Rome qui pouvait également déboucher sur un contrat mais donnait l’impression d’avoir opté pour l’Angleterre.
Cependant rien dans son attitude ne permettait d’avoir ne serait-ce qu’une lueur d’espoir quant à son avenir; de percevoir ne serait-ce qu’un quelconque changement dans son comportement. Pendant le reportage, j’étais restée sans voix devant autant d’immaturité même après toutes les galères qu’il avait pu traverser. Je me souviens avoir pensé “Ce petit con va tout gâcher”.
Et ça n’a pas raté ! (Lire la suite…)
kakoParade et herpès musical
Dimanche, octobre 8th, 2006J’ai appris que le jour de ma naissance, Michel Sardou était n°1 au hit parade avec “Le France”. Depuis ça, le refrain m’obsède et lorsque je ne me retiens pas je me retrouve à chanter à tue-tête (faisant par la même occasion bondir la miss de surprise):
“Ne m’appelez plus jamais “France”
La France elle m’a laissé tomber
Ne m’appelez plus jamais “France”
C’est ma dernière volontééééééééééééééééééééééé”
C’est plus fort que moi…
Au même moment, David Bowie cartonnait en Angletterre avec “Space Oddity”.
Non, je ne fredonne pas le Bowie, l’air de Sardou est de loin le plus entêtant.
Comment j’ai fait pour savoir ça ? Pour savoir qui était n°1 ? Ben avec le kakoParade pardi !
J’ai vu “Le parfum” et je dis chapeau bas Monsieur Tykwer
Samedi, octobre 7th, 2006
Si je vous dis qu’à mon avis il a su capturer l’essence du livre de Patrick Süskind; trouverez-vous le jeu de mots facile ?
Il va m’être difficile de trouver des superlatifs pour parler d’un film que je trouvé réussi basé sur un livre que j’adore. Et pourtant, ce n’était pas gagné d’avance croyez-moi. Avec du recul, je me rends compte que ce premier visionnage a été difficile. Oui “difficile” est le terme. En fait, je suis sortie enthousiasmée de la séance que parce que je ne pouvais pas faire autrement ! Je m’attendais, il aurait été “normal”, que Tykwer se casse les dents sur cette adaptation mais ce n’est pas le cas ! Il s’en tire. Il s’en tire plutôt bien même. Même mieux que ça ! Il a réussi à ne pas dénaturer l’oeuvre originale, ce qui est déjà un exploit en soi, tout en y insuflant sa vision; une narration propre (notamment en ne révélant pas dès les premiers instants la particularité de Jean-Baptiste Grenouille). (Lire la suite…)
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