J’ai vu “Une vérité qui dérange” et je me dis qu’il ne fera pas bon vivre sur cette planète dans quelques années

Une v�rit� qui d�range“Vous savez que c’est un reportage ?”
C’est la question à laquelle nous avons eu droit, au guichet de notre multiplex favori, lorsque j’ai demandé deux places pour le documentaire de Davis Guggenheim avec Al Gore. Nous avons apparemment brillament passé le test (avec un “oui” synchro) mais vu le nombre de spectateurs y’en a pas mal qui l’ont raté (et qui se sont certainement retrouvés obligé de payer leur place pour voir “Ma super ex” )…

Plus sérieusement que dire de ce documentaire à part que si les images et les chiffres n’ont pas raison des réticences des plus septiques il n’y a plus rien à espérer pour cette planète ? Le message est clair en plus d’être argumenté scientifiquement: l’Humanité est assise sur une bombe à retardement. Point. Ca c’est la mauvaise nouvelle. La bonne c’est que cette bombe que nous avons fabriqué et (déjà) amorcé tout seul comme des grands peut encore être désamorçée… si on s’en donne les moyens notamment politiques.

Deux choses: n’ayant rien lu sur le sujet (politique voulue) je ne savais pas qu’il s’agissait “d’illustrer et de relayer l’action et le combat passionné d’un homme, l’ancien Vice-président Al Gore“. Les passages sur la vie personnelle d’Al Gore m’ont donc un peu dérangé (pour moi ils n’avaient rien à faire dans un tel documentaire tout en étant consciente qu’ils éclairaient ses motivations à mener un tel combat). J’ai trouvé que cela rajoutait un aspect “larmoyant” qui pouvait par instant nuire au message notamment si on se place du côté d’un Républicain. Ce qui me permet d’embrayer sur le second point. En fait, le but premier des conférences d’Al Gore est de convaincre ses propres compatriotes de l’urgence de la situation et de la nécessaire réponse à y apporter. Cette nécessité de s’adresser à un public en particulier se ressent, notamment par les mécanismes auxquels le réalisateur fait appel pour interpeller le spectateur (dont celui auquel je viens de faire allusion). Heureusement le message, lui, est universel et passe sans problème.

Un documentaire à voir et à conseiller à tous.

Pourquoi un titre aussi pessimiste alors ? Eh bien tout simplement parce que je ne suis pas persuadée que nous ne soyons pas toujours dans la position de la grenouille dans le récipient rempli d’eau dont la température est portée progressivement à ébullition… malgré ce documentaire. Or le temps nous est désormais compté. Quand pessimisme et humanophobie se rejoignent ça donne ce titre.


A propos de cet article