Rencontre éphémère…
C’est marrant la vie. Depuis quelques jours j’ai envie de vous raconter ce qui s’est passé ce soir-là sans savoir pourquoi. Brusquement c’est comme s’il me fallait raconter cette histoire. Je suis bien incapable de dire pourquoi maintenant et pourquoi “publiquement” alors que je n’en avais pas fait mention à la miss… Certainement pour elle. Non, pas pour la miss; pour “elle”. Elle que je ne connais pas. Une façon de lui rendre “hommage”. De la remercier pour l’instant qu’on a partagé. Même s’il est probable, qui sait, que je sois la seule des deux à l’avoir ressenti de la sorte ce moment. Même s’il est probable qu’elle ne me lise jamais.
Les voies d’un blog sont impénétrables…
Parfois des rencontres éphémères vous marquent à vie. Celle là en fait partie. Je l’ai rencontrée lors d’une soirée gay à “Bambou”. C’est exactement ça: une “rencontre”. J’ignore tout d’elle. Je ne connais même pas son prénom. Rien.
Tout ce que je sais c’est que l’espace de quelques instants je crois que nous avons été connectées elle et moi. En phase. Pourtant nous avons à peine échangées quelques mots. L’instant de s’y prêtait pas. Tout ce que je sais d’elle n’a rapport qu’avec son regard, son étreinte, son parfum…
Je ne sais pas qui est venue vers l’autre. Je sais que la soirée était relativement avancée quand j’ai croisé son regard. Elle était assise à une table avec un mec. Elle m’a plût. Plus âgée que moi. La trentaine certainement (j’avais une vingtaine d’années à l’époque). Certaines femmes plus mûres m’ont toujours fait craquer. Elle, elle avait tout pour que je craque et… cette douceur dans le regard.
Je me souviens m’être demandé ce qu’ils faisaient là tous les deux. Elle n’avait pas l’air d’être “dans son élément”. Et lui… non plus.
Je ne sais pas comment nous en sommes venues à danser ensemble. Oui y’en a certainement une qui a invité l’autre… Je ne me souviens pas. C’est bizarre, je ne veux pas idéaliser (ça me gênerait que vous pensiez que je fabule) et faire croire que nous nous sommes retrouvées au milieu de la piste pendant que le temps s’arrêtait mais toujours est-il qu’à partir du moment ou je l’ai tenue dans mes bras j’ai eu l’impression de vivre quelque chose de particulier.
L’espace d’une séquence de zouk love (l’équivalent des slows pour ceux qui ne s’y connaissent pas), j’ai eu l’impression qu’elle se racontait à moi. Que son corps me parlait. Me racontait son vécu de femme attirée par une autre femme. J’imagine peut-être. Sûrement. Si vous voulez. Je sais que je n’ai pas rêvé sa façon de poser ses mains sur moi. Doucement. Le temps qu’on s’habitue l’une à l’autre. De manière plus assurée au fil des morceaux. Le temps que nos corps se rapprochent. J’imagine peut-être. Sûrement. Si vous voulez. Son souffle dans mon cou. Son parfum. Enivrant. Ses cheveux. Cette sensualité. Sa timidité. La nouveauté de tout ceci pour elle. Son trouble. Son attirance. Et son coeur qui battait à une vitesse folle…
Je me souviens de tout. Du plaisir de l’avoir contre moi. Celui de danser avec elle. Je me souviens de mon trouble (réel) aussi. Certes l’attirance était réciproque mais il y avait autre chose. Quelque chose de diffus qui se dégageait d’elle. Une mélancolie. Une tristesse. Un regret. Et ça m’a touché. Au plus profond de moi.
A cet instant, je l’ai trouvé tellement belle, tellement désirable que je n’ai eu qu’une envie: l’embrasser.
Pourtant je sais, au moment où ce désir s’impose à moi, qu’il n’y aura pas plus que ces quelques pas de danse. Je sais que je ne tenterais rien. Je sais que se sera une “rencontre” pas une “histoire” ni même une “aventure”. Je sais que je ne la reverrai jamais.
Non ce n’était pas de la peur. J’ai toujours été assez téméraire et à l’époque c’était pire. Mais… Il aurait d’abord fallu qu’elle m’explique la présence de ce mec à ses côtés. Je n’avais pas envie. Pas de ça. Je savais que ce n’était pas “un copain”. C’était son mec. Je n’avais pas envie. Pas d’une histoire trouble de désirs trop longtemps refoulés et enfouis au plus profond d’elle-même. Pas envie de savoir jusqu’où elle en était arrivée à force de concessions à la société et au quand dira-t-on… Pas envie autant pour moi que pour elle ! Je ne voulais pas lui faire de mal. Je ne voulais pas ne serait-ce que prendre ce risque. Je la sentais trop “fragile” pour mon caractère de jeune scorpion impétueux. Pas envie de jouer ma partition d’être torturé - dans laquelle je peux exceller - (pourtant la pièce s’y prêtait à merveilles et le décor était planté) avec elle. Vous savez, le scorpion être sexuel et sensuel par excellence mais incapable de mesure. Tout vivre à fond; même ce qu’il y a de plus destructeur et si possible entraîner l’autre dans sa chute (sinon y’a pas de fun !). Non, pas cette fois. Je n’avais pas envie des reproches que je n’aurais pas manqué de lui faire si elle ne m’avait pas tout donné. Je savais qu’elle ne le pouvait pas…
A la fin de la séquence (qui a dû durer une demi-heure; trois quart d’heure tout au plus) j’ai juste resserré un peu mon étreinte avant de la laisser partir. Un regard, un sourire et je m’en suis allée en lui souhaitant dans mon for intérieur tout le bonheur du monde. Elle est retournée s’asseoir à ses côtés. Je me suis retournée. Elle m’a sourit. Il y avait quelque chose de doux dans son sourire. Comme dans son regard. J’ai su que j’avais pris la bonne décision.
Il y a des rencontres qui ne méritent pas d’être confrontées à la réalité. Au “côté obscur” qu’il y a en chacun de nous. Qui doivent rester immaculées… Celle là en faisait partie.
Les rares fois ou je repense à elle c’est toujours en espérant que tout ailles pour le mieux et qu’elle ai trouvé ce qu’elle cherchait ce soir là.
C’est marrant. Je ne sais toujours pas pourquoi je vous ai raconté ça…
A propos de cet article
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- Publié:
- 15.10.06 / 13:45
- Catégorie:
- In my "L" world

. Ce que j’aime quand on me demande mon signe c’est la réaction : c’est toujours “baah” (si c’est un scorpion en face son visage s’illumine, la solidarité sans doute), il ne laisse personne indifférent alors que sagittaire ou bélier …. c’est d’un banal
Je me creuse toujours les méninges 76 heures durant avant de sortir quelque chose de “potable”que je trouve nul une fois écrit !
….. oui je c ca fait cet effet à chaque fois 







21 Commentaire(s)
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