J’ai vu “Brokeback Mountain”… 7 mois après tout le monde…

Brokeback MountainBen ouais, ça arrive. Je ne sais pas comment j’ai fait pour échapper à la fièvre “Brokeback” mais c’est comme ça. J’ai donc fini par visionner ce fameux DVD qui traînait dans ma bibliothèque depuis un ou deux mois.
Avec quelques heures de recul, pour moi ce film est à mi-chemin entre “Danse avec les loups” (paysages et grands espaces nord américains) et “Sur la route de Madison” (magnifique histoire d’amour). A mi-chemin j’ai dit… Il n’est malheureusement jamais arrivé au bout de ce fameux chemin ! Pour moi il n’a pas ce petit truc, ce petit rien qui fait que je sors transportée d’une séance (comme pour “Sur la route de Madison” par exemple). Et puis je l’ai trouvé un peu lent; ce manque de rythme (je parle bien de rythme cinématographique) le rendant un peu long.

Et puis même si cette “incredibly true adventure of two men in love” est une réussite (je parle de l’histoire d’amour) je n’ai pu par exemple m’empêcher de relever le nombre incroyable de clichés sur l’homosexualité véhiculés par le film. Un comble !
Juste deux pour le fun. Le premier gros comme une montagne: le statson noir pour Jack et le “couleur chair” pour Ennis… OK on sait de suite qui est le “méchant” (comprendre ici qui va “entraîner” l’autre ou qui s’assume plus). Ensuite une enfance difficile pour nos deux protagonistes (absence, manque et indifférence) d’où une sensibilité à fleur de peau qu’ils cachent tant bien que mal sous des airs de sheep boy (et non cow boy) bourrus. Mouais.

Vous trouvez que je chipote un peu ? Peut-être…

Ceci dit, les acteurs crèvent l’écran et certaines répliques sont d’hors et déjà passées à la postérité mais à mon avis cela tient plus au thème abordé qu’au film en lui-même. Ang Lee a fait moins conventionnel à commencer par “Garçon d’honneur”.

Que je vous rassure, j’ai quand même essuyé quelques larmes.

Allez la parodie pour finir ! Attention spoiler !

Brokeback Moutain Bunnies


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