Le Lesbian Bed Death: mythe ou réalité ?
En 1983, Pepper Schwartz, une universitaire en sociologie de Washington, dans son livre “Les couples Américains” développe la théorie selon laquelle les lesbiennes ont moins de rapports sexuels qu’un autre type de couple et éprouvent généralement une intimité moins sexuelle au cours de leur rapports. Conséquence directe de cette sexualité lesbienne: une diminution du désir et qui aboutit invariablement à une absence de rapports sexuels au sein du couple au bout de quelques années. Mouais. Quelle année cette étude ? 1983… Okaaaayyy…
Attendez, le plus terrible dans cette histoire c’est que les lesbiennes y ont crû ! Certaines (certainement les coincées qu’elle a interrogé) se sont empressées d’adhérer (ceci dit en y croyant ça évite de prendre ses responsabilités) insinuant peu à peu une sorte de doute raisonnable au sein de la communauté. La communauté scientifique (sexologues, psychologues etc.), s’est alors saisie du problème pour en chercher la solution. En vain… Toutes sortes d’hypothèses ont été avancées; de la trop forte passion émotionnelle prennant le pas sur l’acte sexuel aux problèmes psychologiques liés aux abus physiques et/ou émotionnels en passant par l’image de leur propre sexualité que la société renvoie aux femmes et aux lesbiennes (sexualité invisible ou niée). Le tout teinté de névrose(s) et de pathologie(s)… Pauvres de nous !
Que je ne vous inquiète pas plus longtemps, cette théorie est désormais battue en brêche. Il a notamment été démontré que les questions posées dans les enquêtes concluant au Lesbian Bed Death impliquaient une représentation hétérocentrée de la sexualité et de la performance sexuelle qui négligeaient, par la même occasion, tout un panel d’actes sexuels lesbiens.
Ce fameux syndrome de la panne sexuelle (puisque c’est ce dont il s’agit) se retrouve dans tous les couples quelque soit leur sexualité. Etonnant n’est-ce pas ??
Par contre j’ai du mal à tomber dans l’excès inverse en allant jusqu’à abonder dans le sens de certaines études qui prouveraient (je ne les ai pas lues) que loin de se raréfier avec le temps, le sexe chez les lesbiennes est plus riche et plus satisfaisant que dans de nombreux couples hétéros. C’est tellement évident qu’il n’y a aucune règle à tirer de tout ceci et que tout dépend de l’entente et du dégré de communication qu’il y a au sein du couple considéré que je m’étonne qu’on en ai fait tout ce foin.
Le plus beau dans cette histoire c’est que toute une littérature a fleuri sur le sujet remplissant les étagères des librairies gays du monde entier de guides sexuels à l’usage des lesbiennes. Un véritable bizness avec ses auteurs phares et ses best sellers.
Les anglo-saxonnes (les Américaines en tête) vont même beaucoup plus loin puisque si avec les bouquins ça ne fonctionne toujours pas vous aurez toujours la possibilité de faire des thérapies de groupe ou de faire appel à un coach sexuel (si, si !). Et dire qu’à l’époque mon conseiller d’orientation (souvenez-vous en 3ème !) ne m’a jamais dit que ce genre de boulot existait… Pffffffffffffffffff.
Pour conclure une simple réflexion me vient : qu’est-ce-qu’on ne ferait pas pour recommencer à grimper aux rideaux quand les affres de la routine se font sentir…
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- Publié:
- 21.4.06 / 6:33
- Catégorie:
- In my "L" world







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