J’ai lu “Amour, Prozac et autres curiosités”

J’ai lu quelque part que les personnages de ce roman ressemblent beaucoup à ceux des films d’Almodovar. Je suis tout à fait d’accord avec cette analyse. Ne serait-ce que pour cette raison, Ana, Rosa et Cristina méritent que l’on s’attarde sur leurs histoires respectives.

Amour, Prozac et autres curiosités.Point commun entre ces 3 soeurs: la drogue et un certain mal être. Ana, le modèle de femme au foyer, fuit son ennui grâce aux sommnifères. Rosa, la working woman accomplie, carbure aux antidépresseurs. Cristina, polytoxicomane et nymphomane, s’applique à ne ressembler à aucune des deux autres. Rajouter à tout ceci un rapport aux hommes et au sexe faussé par l’absence et le manque du père et cela fait un cocktail plutôt détonnant mais pas déprimant pour un sou ! Bien au contraire…

Un monde de femmes écrit et décrit à la première personne du singulier. Un régal.

J’ai découvert Lucia Etxebarria en lisant par son second roman “Beatriz et les corps célestes“. Son premier opus (qui l’a révélé en Espagne et ailleurs) ne m’a pas déçu. Son écriture sans complaisance mais tendre avec ses personnages lui permet de dresser des portraits au vitriol de ses héroïnes. C’est chaud, sensuel et sexuel même quand il s’agit de décrire les pires défaut de la nature humaine… J’adore.

Titre: Amour, prozac et autres curiosités
Auteur: Lucia Etxebarria, Marianne Million (traduction)
Editeur: 10×18
Année: 1999


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