Rainmaker: héroïne lesbienne de comic book
Lundi, mars 27th, 2006
Sarah. Sarah Rainmaker. C’est son nom et c’est, à ma connaissance, la seule héroïne de comics lesbienne ayant fait son coming out donc reconnue comme telle ! Non, parce que depuis mon article sur Lady Oscar je me suis un peu documentée sur la question voyez-vous et j’ai appris pas mal de choses intéressantes (j’en ai trouvé des choses à vous raconter). Mais revenons à nos moutons… Alors Sarah fait partie de l’équipe des GEN 13.
GEN 13 est un comic (style américain de BD), publié en France en 1996, qui raconte les aventures d’une équipe désorganisée de 5 adolescents aux super-pouvoirs (3 garçons et 2 filles) et de leur mentor. Ceux-ci devaient à l’origine simplement participer à un projet gouvernemental, mais vont apprendre, à leurs dépends, que ce projet couvre des tests génétiques dans un environnement quasi-carcéral. C’est grâce à leurs pouvoirs surhumains (dont ils prennent pleinement conscience à cette occasion) qu’ils parviendront à s’évader. Dès lors recherchés comme de dangereux criminels, leur seul espoir est de parvenir à joindre leurs forces pour combattre leurs ennemis et découvrir leurs liens avec la Team 7. Voilà pour l’histoire.
Concernant la propre histoire de notre héroïne, voilà ce que nous avons: d’origine Apache, ses pouvoirs sont apparus alors qu’elle vivait dans la réserve de San Carlos: elle est en effet capable de contrôler les forces de la nature (un peu comme Tornade des X-Men). Elle régule et augmente à souhaits les éclairs qu’elle peut émettre grâce à des bracelets électroniques à ses poignets. Elle y sera donc capturée et présentée dans le projet GEN-Actif, où elle fait la rencontre du reste de l’équipe Gen 13.
Bien que son ami, également membre de l’équipe GEN 13, Burnout soit amoureux d’elle, on découvre son homosexualité par une allusion dans le numéro 5, alors qu’elle fait un massage à Roxy. Or l’article 7 du chapitre “Mariage et sexe” du très sérieux Comics Code Authority de 1954 (en plein Maccarthysme) est sans équivoque : “Les perversions sexuelles ou les attirances pour le même sexe sont strictement interdites“. Conclusion: les auteurs essuient un feu nourri de critiques mais également des louanges et des encouragements. Il est à noter que certains assimilent plus Rainmaker à une représentation du fantasme du male hétérosexuel qu’à un véritable personnage LGBT. Je cite: “Une des premières choses que l’on remarque sur cette série, est que les personnages féminins ont des attributs très bien proportionnés, voire disproportionnés, et que les auteurs et dessinateurs ont tendance à les montrer nues un peu trop souvent pour être honnête…” (Kriss - “Nos amis les supers héros” - Homosexualité et Science-fiction). Et l’auteur de pencher ensuite pour la thèse d’un personnage lesbien plus “prétexte” qu’autre chose. Il est cependant clair, comme il le reconnaît ensuite, que finalement même cette visibilité compte.
A lire:
Le comic book et la censure
Aujourd’hui vers 14h; la faim me tiraillant les entrailles et ni moi ni ma dulcinée n’ayant envie de faire la bouffe j’ai proposé qu’on se fasse un resto. Mais où peut-on manger, en Martinique, un mercredi à cette heure sans être accueillies à coup de pierres (fin du service oblige). Où ??!
Lady, Lady Oscar




